Cercy-la-Tour
La station d'étalonnage aux mains de la Coopérative d'éleveurs
Depuis le 1er janvier, la station technique d'étalonnage de Cercy-la-Tour n'est plus gérée par les Haras nationaux. Créée en février 2012, une société coopérative agricole, réunissant 76 éleveurs privés d'AQPS de toute la France, a pris le relais. Comme un retour aux sources.
Samedi dernier, la station de monte de Cercy-la-Tour faisait porte ouverte et arborait fièrement les sept étalons qu'elle loge dans ses box. Pour cette journée d'inauguration de la Société coopérative agricole d'éleveurs de chevaux de course (SCAECC) dans ses nouveaux habits de gestionnaire du centre technique permanent, de nombreux éleveurs - près de 200, sont venus de toute la France et de l'étranger (Allemagne, Suisse, Belgique, Angleterre). Pour fêter la nouvelle organisation autant que pour choisir les futurs étalons dont la semence servira à saillir leurs juments. [I]«Déjà 250 d'entre elles sont inscrites à la saillie cette année, ce qui s'annonce comme un record»[i] se réjouit Jacques Cyprès, éleveur d'AQPS à Montigny-sur-Canne et président de cette nouvelle structure de gestion qui réunit déjà 86 adhérents issus de 15 départements français. Avec un objectif de 400 adhérents d'ici quatre ans. Pour l'instant, le capital social de la coopérative atteint les 100 000 euros.
[INTER]Trois emplois préservés[inter]
Si rien ne devrait trop bouleverser l'étalonnage à Cercy-la-Tour, c'est que les éleveurs de chevaux de la région se sont fortement mobilisés depuis plus d'un an. Dès que l'àtat, par l'intermédiaire des Haras nationaux, a fait savoir sa décision de se désengager de l'activité d'étalonnage et de privatiser ses centres techniques permanents, des voix se sont élevées pour envisager un sauvetage de ce qui apparaît comme une tradition à Cercy-la-Tour. La station y avait été créée en 1920 par des propriétaires passionnés et encore récemment, en 2009, la Communauté de communes Entre Loire et Morvan avait investi 600 000 euros pour pourvoir à son agrandissement, bien qu'encore sous la coupe des Haras nationaux. Après de nombreux tours de table, plusieurs dizaines d'éleveurs dont une majorité originaires de la Nièvre, de l'Allier et de Saône-et-Loire ont décidé de créer, le 24 février 2012, une structure coopérative, la fameuse SCAECC, afin de se substituer à l'àtat.
[INTER]Une première en France[inter]
Depuis le 1er janvier, c'est elle qui a repris la gestion tout en préservant les trois emplois, un responsable du site et deux palefreniers, étalonneurs, et en reprenant la location des sept étalons présents (cinq appartiennent encore aux Haras nationaux, deux à des propriétaires privés). [I]«Nous embaucherons même d'autres palefreniers à temps partiel durant la saison de monte»[i], soit du 15 février au 15 juillet, prévoit déjà Jacques Cyprès qui nourrit de grandes ambitions pour sa nouvelle organisation.
[I]«Si nous espérons atteindre un équilibre financier cette année, nous souhaitons monter un capital social rapidement afin d'acheter nos propres étalons»[i] envisage-t-il. Le nouveau statut de la station de Cercy, validé fin 2012 par le Haut Conseil de la coopération agricole, fait figure de modèle innovant et d'exemple. C'est le premier du genre en France et il semble qu'il soit promis à un bel avenir dans d'autres centres techniques permanents délaissés par les Haras nationaux.
Samedi, des éleveurs des Pyrénées atlantiques avaient fait le déplacement pour se renseigner et envisager l'achat en commun d'étalons avec les pionniers de Cercy-la-Tour. Le tout sous l'œil bienvaillant des pouvoirs publics locaux et régionaux présents à l'inauguration: le Conseil général de la Nièvre, la Communauté de communes Entre Loire et Morvan, les communes de Cercy, Isenay et Saint-Gratien sont même devenues membres non coopérateurs de la SCAECC de même que le Crédit agricole. Une coopérative d'éleveurs de chevaux de course, de plat comme d'obstacle, AQPS (à 75%) ou non, çà n'avait jamais existé sous cette forme. De quoi faire gagner la station de Cercy sur la ligne d'arrivée de l'étalonnage en France et en Europe.
[INTER]Trois emplois préservés[inter]
Si rien ne devrait trop bouleverser l'étalonnage à Cercy-la-Tour, c'est que les éleveurs de chevaux de la région se sont fortement mobilisés depuis plus d'un an. Dès que l'àtat, par l'intermédiaire des Haras nationaux, a fait savoir sa décision de se désengager de l'activité d'étalonnage et de privatiser ses centres techniques permanents, des voix se sont élevées pour envisager un sauvetage de ce qui apparaît comme une tradition à Cercy-la-Tour. La station y avait été créée en 1920 par des propriétaires passionnés et encore récemment, en 2009, la Communauté de communes Entre Loire et Morvan avait investi 600 000 euros pour pourvoir à son agrandissement, bien qu'encore sous la coupe des Haras nationaux. Après de nombreux tours de table, plusieurs dizaines d'éleveurs dont une majorité originaires de la Nièvre, de l'Allier et de Saône-et-Loire ont décidé de créer, le 24 février 2012, une structure coopérative, la fameuse SCAECC, afin de se substituer à l'àtat.
[INTER]Une première en France[inter]
Depuis le 1er janvier, c'est elle qui a repris la gestion tout en préservant les trois emplois, un responsable du site et deux palefreniers, étalonneurs, et en reprenant la location des sept étalons présents (cinq appartiennent encore aux Haras nationaux, deux à des propriétaires privés). [I]«Nous embaucherons même d'autres palefreniers à temps partiel durant la saison de monte»[i], soit du 15 février au 15 juillet, prévoit déjà Jacques Cyprès qui nourrit de grandes ambitions pour sa nouvelle organisation.
[I]«Si nous espérons atteindre un équilibre financier cette année, nous souhaitons monter un capital social rapidement afin d'acheter nos propres étalons»[i] envisage-t-il. Le nouveau statut de la station de Cercy, validé fin 2012 par le Haut Conseil de la coopération agricole, fait figure de modèle innovant et d'exemple. C'est le premier du genre en France et il semble qu'il soit promis à un bel avenir dans d'autres centres techniques permanents délaissés par les Haras nationaux.
Samedi, des éleveurs des Pyrénées atlantiques avaient fait le déplacement pour se renseigner et envisager l'achat en commun d'étalons avec les pionniers de Cercy-la-Tour. Le tout sous l'œil bienvaillant des pouvoirs publics locaux et régionaux présents à l'inauguration: le Conseil général de la Nièvre, la Communauté de communes Entre Loire et Morvan, les communes de Cercy, Isenay et Saint-Gratien sont même devenues membres non coopérateurs de la SCAECC de même que le Crédit agricole. Une coopérative d'éleveurs de chevaux de course, de plat comme d'obstacle, AQPS (à 75%) ou non, çà n'avait jamais existé sous cette forme. De quoi faire gagner la station de Cercy sur la ligne d'arrivée de l'étalonnage en France et en Europe.