Calamités agricoles
La sécheresse sur le bureau du ministre
Comme il s'y était engagé, Bruno Lemaire va réunir une commission nationale du fonds de garantie des calamités agricoles le 12 juillet. Parmi les départements qui n'ont pas attendu pour faire connaître leurs difficultés au plus haut niveau, la Nièvre a envoyé son rapport le 23 juin.
René Dufoux, conseiller à la DDT, a mené la troisième phase de sa mission d'enquête calamités le 15 juin à Pougny puis en Puisaye. Il a pu constater de visu que, malgré des averses répétées depuis une dizaine de jour, l'herbe n'avait pas poussé même s'il semble qu'elle ait connu un regain de verdure. Chez Jean Doudeau, à Pougny, puis avec une dizaine d'agriculteurs de toutes productions à Saint Amand en Puisaye, le fonctionnaire a fait le point sur les pertes fourragères de ce printemps 2011. Tout comme il l'avait fait le 24 mai dans le Morvan et le 7 juin dans le Nivernais central. Dans le rapport qu'il a rendu le 20 juin au préfet de la Nièvre, René Dufoux évoque la pluviométrie et les températures. [I]«En particulier, le mois d'avril se distingue par un déficit record de pluie: à titre d'exemple, à Nevers, seulement 7,4 mm ont été enregistrés contre 63,8 mm en moyenne. Or la pluviométrie de ce mois conditionne fortement le développement de la végétation» écrit-il. Il relève également que «de février à mai, on enregistre des températures supérieures aux normales: + 1° à +3,5° pour février, mars et mai. Quant à avril, les dépassements de la normale vont de +3,4° à +5,6° selon les postes d'observation de Météo France. Le département n'avait pas connu de sécheresse comparable depuis 1955»[i].
René Dufoux fait un constat: [I]«les stocks de foin sont quasiment inexistants dans les exploitations»[i] tout en soulignant que «l'ensemble des productions agricoles est touché par la sécheresse du printemps 2011: céréales d'hiver et de printemps, oléagineux, et productions fourragères. Le régime des calamités agricoles n'intervenant qu'au niveau des productions fourragères, la mission d'enquête a donc principalement considéré ces productions lors de ses tournées sur le terrain». Et d'argumenter: [I]«Toute solution permettant de pallier le déficit fourrager enregistré... entraîne des charges supplémentaires que beaucoup d'éleveurs pourront difficilement supporter, compte-tenu de la conjoncture actuelle observée au niveau de l'élevage. Lors des visites, des aides d'urgence sont demandées par les éleveurs inquiets quant à leur avenir suite aux crises successives auxquelles ils sont confrontés»[i]. Et René Dufoux de conclure: [I]«Ces pertes observées justifient pleinement la mise en oeuvre de la procédure des calamités agricoles»[i] même si, en fonction de l'hétérogénéité des pertes, un système de zonage (de 55 à 70% de pertes selon les régions du département) devrait être mis en place. En fonction de ce zonage, les agriculteurs Nivernais devraient être presque tous éligibles au fonds d'indemnisation. S'agissant de la première coupe, ce sont des acomptes qui devraient être versés en septembre, si tant est que la Nièvre soit reconnue en calamités agricoles par le ministre. Dès août, les dossiers de demande d'indemnisation devraient pouvoir être envoyés par les agriculteurs. Un calcul approximatif évoque un acompte de 30 à 40 euros d'indemnité par vache, situation qui devrait être remise à plat avant la fin de l'année, pour un éventuel versement supplémentaire au début 2012, selon Richard Siebert, le DDT adjoint. Il faut que les pertes annuelles soient équivalentes à 30% minimum du total des récoltes fourragères de l'année.
René Dufoux fait un constat: [I]«les stocks de foin sont quasiment inexistants dans les exploitations»[i] tout en soulignant que «l'ensemble des productions agricoles est touché par la sécheresse du printemps 2011: céréales d'hiver et de printemps, oléagineux, et productions fourragères. Le régime des calamités agricoles n'intervenant qu'au niveau des productions fourragères, la mission d'enquête a donc principalement considéré ces productions lors de ses tournées sur le terrain». Et d'argumenter: [I]«Toute solution permettant de pallier le déficit fourrager enregistré... entraîne des charges supplémentaires que beaucoup d'éleveurs pourront difficilement supporter, compte-tenu de la conjoncture actuelle observée au niveau de l'élevage. Lors des visites, des aides d'urgence sont demandées par les éleveurs inquiets quant à leur avenir suite aux crises successives auxquelles ils sont confrontés»[i]. Et René Dufoux de conclure: [I]«Ces pertes observées justifient pleinement la mise en oeuvre de la procédure des calamités agricoles»[i] même si, en fonction de l'hétérogénéité des pertes, un système de zonage (de 55 à 70% de pertes selon les régions du département) devrait être mis en place. En fonction de ce zonage, les agriculteurs Nivernais devraient être presque tous éligibles au fonds d'indemnisation. S'agissant de la première coupe, ce sont des acomptes qui devraient être versés en septembre, si tant est que la Nièvre soit reconnue en calamités agricoles par le ministre. Dès août, les dossiers de demande d'indemnisation devraient pouvoir être envoyés par les agriculteurs. Un calcul approximatif évoque un acompte de 30 à 40 euros d'indemnité par vache, situation qui devrait être remise à plat avant la fin de l'année, pour un éventuel versement supplémentaire au début 2012, selon Richard Siebert, le DDT adjoint. Il faut que les pertes annuelles soient équivalentes à 30% minimum du total des récoltes fourragères de l'année.
L'aide du Conseil général est votée
Réuni en session plénière le 23 juin à Varzy, le Conseil général de la Nièvre a adopté le principe d'une aide d'urgence aux agriculteurs touchés par la sécheresse. Le montant global des crédits réservés devrait s'élever à 400 000 euros maximum. Il permettra de verser un forfait de 1000 euros à chaque agriculteur installé entre le 1er janvier 2006 et le
30 juin 2011. La subvention sera directement envoyée par chèque, dans un délai assez court, aux exploitants d'élevage, céréaliers et producteurs hors sol tels que maraîchers et horticulteurs.