Capter les fonds publics à venir
La Nièvre «en ordre de bataille»
Un séminaire a réuni, lundi 16 décembre à l’abbaye de Corbigny, tout ce que le département compte d’élus impliqués dans la définition des enjeux à venir du développement de la Nièvre. Une démarche collective initiée pour faire reconnaître le territoire nivernais, et ses innovations, en Bourgogne.
La nouvelle année approche et c’est dans les toutes premières semaines que vont se jouer les futurs financements publics au travers des dispositifs européens, du Contrat de Plan État/Région et du Schéma régional d’aménagement et de développement durable du territoire (SRADDT) piloté par le Conseil régional de Bourgogne. L’enjeu financier est d’importance puisque selon Patrice Joly, président du Conseil général de la Nièvre, il s’agit de répartir autour d’un milliard d’euros à l’échelle régionale. Autant dire que les politiques publiques locales et départementales dépendront de la capacité des organisations et de leurs élus locaux à capter une part de cette manne au profit du développement et de l’aménagement. [I]«Afin de se mettre en ordre de bataille et de ne pas passer à côté des crédits»[i] à venir, le plus petit département bourguignon a donc initié une démarche collective, en concertation avec tous les élus. Lundi à l’abbaye de Corbigny, élus départementaux, régionaux et parlementaires ainsi que représentants des Communautés de communes et des Pays et leurs collaborateurs administratifs se sont donc retrouvés pour un séminaire intitulé [I]«Nièvre 2030»[i], dont l’objectif était de définir les priorités et de se préparer à les défendre devant les futurs contributeurs. Il y avait là Patrice Joly (Conseil général), Martine Carrillon-Couvreur (députée), Anne-Aymeri Dumas (sénatrice), Christan Paul (député et vice-président du Conseil régional), Florent Sainte-Fare Garnot (maire de Nevers), Didier Boulaud (président de l’ADN), Christophe Warnant (président du Pays Nevers sud Nivernais) et de nombreux élus locaux du Val de Loire et du Morvan.
[INTER]«Rapport de force intellectuel»[inter]
Cette synergie collective, voulue par tous les responsables politiques du département dans une belle unanimité, a démarré au début de 2013 et les collaborateurs respectifs des différentes structures ont préparé le terrain pour leurs élus, qui ont donc fait lundi dernier un [I]«point d’étape»[i]. [I]«Il s’agit de faire la démonstration de ce que nous, dans la Nièvre, nous apportons à la Bourgogne, d’imaginer -ce qui est une bataille culturelle et politique- ce que sera une Bourgogne en réseau avec des territoires ruraux, une agglomération de 100 000 habitants (Dijon), et des petites villes souvent aspirées par une force centripète vers l’extérieur»[i] a résumé Christian Paul, insistant sur le fait que [I]«nous ne sommes pas la lointaine périphérie de Dijon et que nous devons peser dans un rapport de force intellectuel sur le développement régional»[i]. Démarche commune, saluée comme telle en tant que [I]«réflexion collective inédite dans les territoires à la fois en Bourgogne mais aussi dans les autres départements français»[i], selon Patrice Joly, cette action conjointe [I]«vise à préparer l’avenir, en rappelant que nous avons porté de grands projets depuis vingt ans, tel que Magny-Cours, et à montrer comment nous voulons les inscrire dans l’avenir et les dupliquer sur le territoire»[i] selon Martine Carrillon-Couvreur. [I]«Notre travail consiste à voir, au-delà de nos petites baronnies respectives, quel est le plus utile pour l’avenir et de nous mettre d’accord pour l’intérêt du département»[i] insiste Anne Aymeri-Dumas. Et l’intelligence collective doit permettre d’entrevoir un futur de la Nièvre conjugué à la Bourgogne, sur la base de cette novation dont le département a toujours su faire preuve. Christian Paul cite les maisons de santé [I]«copiées un peu partout en France»[i], les relais de services publics ou encore, sur le plan culturel, le camion d’alimentation générale porté par Jean Bojko.
[INTER]Routes, numérique, hôpitaux...[inter]
Parler à voix haute et de concert, promouvoir l’imagination... La stratégie collective départementale vise à mettre en partition un certain nombre de priorités, parmi lesquelles l’aménagement du territoire et les réseaux de communication (routes et chemins de fer), le développement économique, l’enseignement supérieur, l’avenir des hôpitaux nivernais en partenariat avec le CHU de Dijon, la politique de réseau numérique (très haut débit)... [I]«Dans la Nièvre, nous ne sommes pas les petits poucets, nous avons une vision offensive de la Nièvre en Bourgogne»[i] selon Christian Paul. [I]«Nous devons faire reconnaître notre identité et nos spécificités nivernaises, telles que nous sommes capables d’inventer et d’innover»[i] selon Patrice Joly, [I]«c’est-à-dire que notre territoire ne doit pas être reconnu que comme rural ou résidentiel mais aussi pour ce qui donne un sens au département en Bourgogne»[i] ajoute le président du Conseil général.
A fleurets mouchetés et avec des mots choisis, la stratégie est éminemment politique. Elle consiste avant tout à faire passer un message aux décideurs régionaux et nationaux. Il faudra encore plus compter sur la Nièvre et ses représentants, et de cette nécessaire reconnaissance, le maximum de retombées sonnantes et trébuchantes devront ensuite découler.
[INTER]«Rapport de force intellectuel»[inter]
Cette synergie collective, voulue par tous les responsables politiques du département dans une belle unanimité, a démarré au début de 2013 et les collaborateurs respectifs des différentes structures ont préparé le terrain pour leurs élus, qui ont donc fait lundi dernier un [I]«point d’étape»[i]. [I]«Il s’agit de faire la démonstration de ce que nous, dans la Nièvre, nous apportons à la Bourgogne, d’imaginer -ce qui est une bataille culturelle et politique- ce que sera une Bourgogne en réseau avec des territoires ruraux, une agglomération de 100 000 habitants (Dijon), et des petites villes souvent aspirées par une force centripète vers l’extérieur»[i] a résumé Christian Paul, insistant sur le fait que [I]«nous ne sommes pas la lointaine périphérie de Dijon et que nous devons peser dans un rapport de force intellectuel sur le développement régional»[i]. Démarche commune, saluée comme telle en tant que [I]«réflexion collective inédite dans les territoires à la fois en Bourgogne mais aussi dans les autres départements français»[i], selon Patrice Joly, cette action conjointe [I]«vise à préparer l’avenir, en rappelant que nous avons porté de grands projets depuis vingt ans, tel que Magny-Cours, et à montrer comment nous voulons les inscrire dans l’avenir et les dupliquer sur le territoire»[i] selon Martine Carrillon-Couvreur. [I]«Notre travail consiste à voir, au-delà de nos petites baronnies respectives, quel est le plus utile pour l’avenir et de nous mettre d’accord pour l’intérêt du département»[i] insiste Anne Aymeri-Dumas. Et l’intelligence collective doit permettre d’entrevoir un futur de la Nièvre conjugué à la Bourgogne, sur la base de cette novation dont le département a toujours su faire preuve. Christian Paul cite les maisons de santé [I]«copiées un peu partout en France»[i], les relais de services publics ou encore, sur le plan culturel, le camion d’alimentation générale porté par Jean Bojko.
[INTER]Routes, numérique, hôpitaux...[inter]
Parler à voix haute et de concert, promouvoir l’imagination... La stratégie collective départementale vise à mettre en partition un certain nombre de priorités, parmi lesquelles l’aménagement du territoire et les réseaux de communication (routes et chemins de fer), le développement économique, l’enseignement supérieur, l’avenir des hôpitaux nivernais en partenariat avec le CHU de Dijon, la politique de réseau numérique (très haut débit)... [I]«Dans la Nièvre, nous ne sommes pas les petits poucets, nous avons une vision offensive de la Nièvre en Bourgogne»[i] selon Christian Paul. [I]«Nous devons faire reconnaître notre identité et nos spécificités nivernaises, telles que nous sommes capables d’inventer et d’innover»[i] selon Patrice Joly, [I]«c’est-à-dire que notre territoire ne doit pas être reconnu que comme rural ou résidentiel mais aussi pour ce qui donne un sens au département en Bourgogne»[i] ajoute le président du Conseil général.
A fleurets mouchetés et avec des mots choisis, la stratégie est éminemment politique. Elle consiste avant tout à faire passer un message aux décideurs régionaux et nationaux. Il faudra encore plus compter sur la Nièvre et ses représentants, et de cette nécessaire reconnaissance, le maximum de retombées sonnantes et trébuchantes devront ensuite découler.