La guerre en Ukraine inquiète et contrarie les fondamentaux
Les soubresauts géopolitiques de ces derniers mois rendent de plus en plus difficiles une visibilité et une fiabilité à long terme des cours de certaines productions agricoles.
Depuis l’automne dernier, le ministère américain de l’agriculture (USDA) ne cesse de réviser à la hausse les productions prévisionnelles de céréales des grands pays producteurs exportateurs. Ces ajustements n’auraient aucun impact sur leurs échanges commerciaux, plafonnés à leurs niveaux estimés les mois passés, mais elles modifient la hiérarchie des prix. Fin décembre 2025, l’engorgement accru du marché du blé a fait dévisser son prix de 20 € ! Quand la tonne d’orge et de maïs valait environ 185 € sur le marché de Rouen et de Bordeaux, le blé tendre cotait 165 € ! Comme la situation en Ukraine s’est compliquée, les cours du blé jouent au yoyo, sursautant d’une vingtaine d’euros après chaque nouvelle salve de missiles lancés sur les ports d’Odessa, avant de revenir à leur niveau antérieur. Si bien que le 15 janvier, la tonne de blé valait 185 € avant de perdre à nouveau du terrain à l’heure où...
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