Session de la Chambre régionale d’agriculture
La fierté du bio
La dernière session de la Chambre régionale d’agriculture a fait une large place à l’agriculture biologique. Informations, témoignages et réflexions ont montré que la bio a su conquérir une vraie place en Bourgogne, comme ailleurs et que le secteur entend poursuivre et amplifier son développement.
L’agriculture biologique a fait l’objet d’une présentation fouillée lors de la dernière session de la Chambre d’agriculture qui s’est tenue à Pouilly-en-Auxois, le 23 mars. La bio a mûri et le dialogue entre tenants de l’agriculture biologique et agriculteurs conventionnels s’est assagi, comme en ont témoigné les différentes interventions.
Le mérite en revient certainement à ceux qui ont choisi depuis longtemps de faire de leurs exploitations «des champs d’expérimentation grandeur nature» comme Bernard Krempp (21) et Claude Boursier (89) qui participe au groupe bio de l’APCA. Invité à présenter le panorama de l’agrobiologie, en France, en Europe et dans le monde, Etienne Gangneron (agriculteur bio et président de la Chambre d’agriculture du Cher, président du groupe Bio à l’APCA et de l’Agence bio), a bien insisté sur le fait que la bio se développait «au milieu de l’ensemble de l’agriculture et pas en opposition avec les différents systèmes». «Nos systèmes progressent» complétait Claude Boursier et «ils gagnent en robustesse».
Cet «enseignement par l’exemple» comme le qualifie Christian Decerle, président de la Chambre régionale d’agriculture, méritait donc ce coup de projecteur sur un engagement et des pratiques qui s’inscrivent à l’heure actuelle «dans un contexte porteur».
Un développement maîtrisé et un indispensable accompagnement
Elodie Fayel (coordinatrice bio à la Chambre régionale d’agriculture) a brossé le paysage bio en Bourgogne. Plus de 46 000 ha sont aujourd’hui engagés dans l’agriculture biologique, soit 913 exploitations réparties entre la Côte d’Or (305), l’Yonne (242), la Saône et Loire (232) et dans une moindre mesure la Nièvre (134). L’organisation soutient le développement grâce aux complémentarités trouvées en terme d’accompagnement entre les Chambres d’agriculture et le Sedarb (structure dédiée à l’agriculture biologique). 25 conseillers aux compétences variées accompagnent ainsi les agriculteurs biologiques en Bourgogne et concourent à la structuration d’un paysage bio diversifié, entre grandes cultures, viticulture, élevage et maraîchage. C’est d’autant plus important, comme le souligne Bernard Krempp, que «la bio ne s’improvise pas, son développement demande donc à être maîtrisé et bien accompagné techniquement». Cet accompagnement technique et les préoccupations agronomiques des pratiquants de l’agriculture biologique portent d’ailleurs leurs fruits puisque les chiffres du CER Grand-Est montrent que sur le long terme (12 ans) les agriculteurs bio subissent moins de variabilité de revenus (en plus comme en moins) qu’en agriculture conventionnelle. Les différents intervenants ont aussi relevé que la bio constituait «un facteur d’innovation pour l’agriculture conventionnelle».
Un développement maîtrisé et un indispensable accompagnement
En dépit des écarts de production constatés, la bio nourrit donc son homme et satisfait sa passion, comme en ont témoigné les participants. L’organisation des filières bio et le mode de soutien de cette production confortent la dynamique. Etienne Gangneron a ainsi rappelé que le système d’aide reposait sur un triptyque dont l’un des éléments a été remis en cause il y a peu, provoquant la colère des agriculteurs bio descendus pour la première fois battre le pavé dijonnais. Le dispositif s’apparente à une fusée à trois étages : l’aide à la conversion, l’aide au maintien et le crédit d’impôt. Tous ayant leur utilité en fonction de la situation des exploitations bio. L’aide au maintien, un temps menacée et rétablie dans ses droits tout récemment, s’impose toujours comme «nécessaire» pour les agrobiologiques. Etienne Gangneron explique ainsi que chaque aide du dispositif «a sa fonction spécifique». «Les filières bio ont beaucoup progressé mais elles sont encore adolescentes et les bio ont besoin d’un aide au maintien. Cette aide concourt aussi à la reconnaissance des services rendus par ces systèmes», ce qui peut être considéré comme «un premier pas vers la reconnaissance d’une certaine valeur éco-systémique».
Portés par un contexte réglementaire favorable et une dynamique soutenue, les agriculteurs bio de Bourgogne espèrent maintenant pouvoir prochainement concrétiser leurs avancées et leurs acquis à l’occasion d’un grand événement comme Tech & Bio, le grand rendez-vous bio organisé en septembre à Valence. La liste d’attente est longue, mais l’expérience acquise dans le domaine des grandes cultures par les exploitations bio de Bourgogne pourrait offrir d’intéressantes perspectives de communication.
Le mérite en revient certainement à ceux qui ont choisi depuis longtemps de faire de leurs exploitations «des champs d’expérimentation grandeur nature» comme Bernard Krempp (21) et Claude Boursier (89) qui participe au groupe bio de l’APCA. Invité à présenter le panorama de l’agrobiologie, en France, en Europe et dans le monde, Etienne Gangneron (agriculteur bio et président de la Chambre d’agriculture du Cher, président du groupe Bio à l’APCA et de l’Agence bio), a bien insisté sur le fait que la bio se développait «au milieu de l’ensemble de l’agriculture et pas en opposition avec les différents systèmes». «Nos systèmes progressent» complétait Claude Boursier et «ils gagnent en robustesse».
Cet «enseignement par l’exemple» comme le qualifie Christian Decerle, président de la Chambre régionale d’agriculture, méritait donc ce coup de projecteur sur un engagement et des pratiques qui s’inscrivent à l’heure actuelle «dans un contexte porteur».
Un développement maîtrisé et un indispensable accompagnement
Elodie Fayel (coordinatrice bio à la Chambre régionale d’agriculture) a brossé le paysage bio en Bourgogne. Plus de 46 000 ha sont aujourd’hui engagés dans l’agriculture biologique, soit 913 exploitations réparties entre la Côte d’Or (305), l’Yonne (242), la Saône et Loire (232) et dans une moindre mesure la Nièvre (134). L’organisation soutient le développement grâce aux complémentarités trouvées en terme d’accompagnement entre les Chambres d’agriculture et le Sedarb (structure dédiée à l’agriculture biologique). 25 conseillers aux compétences variées accompagnent ainsi les agriculteurs biologiques en Bourgogne et concourent à la structuration d’un paysage bio diversifié, entre grandes cultures, viticulture, élevage et maraîchage. C’est d’autant plus important, comme le souligne Bernard Krempp, que «la bio ne s’improvise pas, son développement demande donc à être maîtrisé et bien accompagné techniquement». Cet accompagnement technique et les préoccupations agronomiques des pratiquants de l’agriculture biologique portent d’ailleurs leurs fruits puisque les chiffres du CER Grand-Est montrent que sur le long terme (12 ans) les agriculteurs bio subissent moins de variabilité de revenus (en plus comme en moins) qu’en agriculture conventionnelle. Les différents intervenants ont aussi relevé que la bio constituait «un facteur d’innovation pour l’agriculture conventionnelle».
Un développement maîtrisé et un indispensable accompagnement
En dépit des écarts de production constatés, la bio nourrit donc son homme et satisfait sa passion, comme en ont témoigné les participants. L’organisation des filières bio et le mode de soutien de cette production confortent la dynamique. Etienne Gangneron a ainsi rappelé que le système d’aide reposait sur un triptyque dont l’un des éléments a été remis en cause il y a peu, provoquant la colère des agriculteurs bio descendus pour la première fois battre le pavé dijonnais. Le dispositif s’apparente à une fusée à trois étages : l’aide à la conversion, l’aide au maintien et le crédit d’impôt. Tous ayant leur utilité en fonction de la situation des exploitations bio. L’aide au maintien, un temps menacée et rétablie dans ses droits tout récemment, s’impose toujours comme «nécessaire» pour les agrobiologiques. Etienne Gangneron explique ainsi que chaque aide du dispositif «a sa fonction spécifique». «Les filières bio ont beaucoup progressé mais elles sont encore adolescentes et les bio ont besoin d’un aide au maintien. Cette aide concourt aussi à la reconnaissance des services rendus par ces systèmes», ce qui peut être considéré comme «un premier pas vers la reconnaissance d’une certaine valeur éco-systémique».
Portés par un contexte réglementaire favorable et une dynamique soutenue, les agriculteurs bio de Bourgogne espèrent maintenant pouvoir prochainement concrétiser leurs avancées et leurs acquis à l’occasion d’un grand événement comme Tech & Bio, le grand rendez-vous bio organisé en septembre à Valence. La liste d’attente est longue, mais l’expérience acquise dans le domaine des grandes cultures par les exploitations bio de Bourgogne pourrait offrir d’intéressantes perspectives de communication.
«Découvrir et concevoir la conversion en AB»
Le Sedarb organise en avril une journée de formation sur le thème «Découvrir et concevoir la conversion en AB» dans chacun des départements suivants :
Nièvre : à Corbigny, le mercredi 8 avril à la Maison de Pays, 3, Grande Rue
Yonne : à Auxerre, au Sedarb, le jeudi 9 avril, 19, avenue Pierre Larousse
Côte d’Or : à Bligny-le-Sec, le mercredi 15 avril, 3, rue du four.
De 9h à 17 h30, le programme comprendra : la réglementation bio, les techniques de production et les stratégies de conversion, les bases d’un système de production en bio, la construction d’un prévisionnel d’assolement, le montage des dossiers de demande et de certification bio.
Renseignements et inscription : Aurélie Billon (Sedarb)
03 86 72 92 20 – aurelie.billon@sedarb.org
Nièvre : à Corbigny, le mercredi 8 avril à la Maison de Pays, 3, Grande Rue
Yonne : à Auxerre, au Sedarb, le jeudi 9 avril, 19, avenue Pierre Larousse
Côte d’Or : à Bligny-le-Sec, le mercredi 15 avril, 3, rue du four.
De 9h à 17 h30, le programme comprendra : la réglementation bio, les techniques de production et les stratégies de conversion, les bases d’un système de production en bio, la construction d’un prévisionnel d’assolement, le montage des dossiers de demande et de certification bio.
Renseignements et inscription : Aurélie Billon (Sedarb)
03 86 72 92 20 – aurelie.billon@sedarb.org