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Salon de l'Agriculture

La Bourgogne au salon défend ses valeurs sûres

L'€™actualité de la PAC a donné le ton lors de l'€™inauguration du vaste espace Bourgogne. L'€™occasion pour les représentants de la Bourgogne d'€™exprimer d'€™une même voix leur attachement aux valeurs de la région, au centre desquelles l'€™agriculture joue un rôle majeur.
Par Anne-Marie Klein
La place du «village Bourgogne» était noire de monde pour l'€™inauguration de l'€™espace Bourgogne au Salon international de l'€™agriculture. Bibracte, la Truffe de Bourgogne, SEB, les vins de Bourgogne, terroirs et territoires ont trouvé là un nouvel écrin, dans un espace rénové et modernisé.
Mais à l'€™heure de l'€™inauguration c'€™est l'€™actualité de la PAC qui
a donné le ton, un ton grave à l'€™unisson de celui du
président de la Chambre régionale d'€™agriculture, Dominique Chambrette, qui a vivement critiqué ce nouvel avatar de la PAC. Le ré-équilibrage va [I]«priver de revenu des agriculteurs des zones à faible potentiel»[i]. En jeu et en danger, de vastes zones de production en Bourgogne, mais aussi par voie de conséquence, l'€™alimentation d'€™une partie du bassin méditerranéen, débouché «naturel» pour les blés panifiables de Bourgogne.
[I]«Il fallait faire une réforme pour les ovins»[i] chacun en est conscient et [I]«déplacer les lignes»[i] comme l'€™a souligné le préfet de Région. Le [I]«retour»[i] sur l'€™herbe ne sera d'€™ailleurs pas négligeable pour toute une partie de l'€™agriculture régionale. Mais il va falloir aussi «définir ensemble une nouvelle politique de production agricole pour la Bourgogne» a lancé le président de la Chambre régionale d'€™agriculture, encore «sous le choc des chiffres».
S'€™exprimant au nom des quatre présidents des Conseils généraux des départements de Bourgogne, François Patriat, président du Conseil régional, a souligné le caractère «inacceptable sur le plan de l'€™équité» de ce ré-équilibrage. Il faut donc en [I]«retravailler les modalités car les agriculteurs des zones intermédiaires ne peuvent pas perdre leurs aides sans mettre en danger toute l'€™économie de la région et l'€™équilibre des départements»[i]. Reste que ce salon un peu hors norme aura été à la fois [I]«le territoire du rêve et le salon des réalités»[i], et aussi [I]«un espace de qualité et de proximité»[i].
La formidable affluence à l'€™édition 2009 le confirme d'€™ailleurs, le SIA a battu tous les records de fréquentation et les stands de Bourgogne ont souvent été pris d'€™assaut, comme celui de SEB. Preuve, s'€™il en était besoin, que les citadins n'€™ont jamais été aussi intéressés par les produits de l'€™agriculture et tout ce qui touche aux territoires, à l'€™alimentation, à l'€™environnement, à la santé...
Tout ce qui peut, en fait, permettre d'€™inverser la tendance et de retrouver des raisons d'€™espérer en l'€™avenir.
L'€™avenir de la Bourgogne est aussi lié à ces préoccupations. Il dépend selon l'€™expression de François Patriat [I]«de la défense de productions liées au sol, accrochées à des signes de qualité, des productions créatrices d'€™emplois et de valeur ajoutée»[i]. Le tryptique [I]«productions - recherche/innovation - agro-tourisme»[i] se veut le socle sur lequel l'€™économie bourguignonne assoie son développement et assure son avenir. L'€™agriculture et ses produits y jouent forcément un rôle majeur et pour longtemps.