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Élevage laitier

L’ergonomie à la traite, ce n’est pas que de la mécanique

Avec le projet ErgoTraite, l’Institut de l’élevage et ses partenaires posent un regard neuf sur l’ergonomie de la traite. Au-delà du matériel, c’est toute l’organisation du travail et la relation humain-animal qui sont à réinterroger.

Par Damien Hardy, Idele
L’ergonomie à la traite, ce n’est pas que de la mécanique
J.-L. Poulet/Idele
Les contraintes dimensionnelles peuvent conduire à des postures de travail inconfortables. Ici, le caisson trop bas contraint le cou et gêne la vision du trayeur.

« L’ergonomie, ce n’est pas que de la biomécanique, c’est aussi tout ce qui touche à l’organisation et à la psychologie », pose Jean-Louis Poulet, de l’Institut de l’élevage. « La charge mentale liée à la gestion du lait à mammites à écarter peut peser autant que le poids d’une griffe ». Dans le cadre du programme ErgoTraite, les enquêtes auprès des éleveurs ont d’ailleurs montré que la circulation des animaux et le nettoyage sont davantage perçus comme sources de contraintes que les gestes de la traite proprement dits. Sans surprise, plus la traite est longue, plus elle est ressentie comme pénible, tant pour les humains que pour les animaux. Car la traite repose sur la coopération de l’animal : « Si la vache est stressée, l’adrénaline bloque l’ocytocine et le lait ne descend pas. Un animal calme, bien guidé, dans un circuit fluide, bien stimulé c’est une traite efficace et respect...

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