Session de la Chambre régionale d’agriculture
L’enseignement agricole : une assurance pour l’avenir
La Chambre régionale d’agriculture, réunie en session le 7 septembre au Lycée viticole de Beaune, a consacré ses travaux à l’enseignement agricole. Une voie d’avenir consacrée par le succès de son enseignement et de ses formations. Et une réussite liée à l’engagement indéfectible des professionnels dans toutes ses structures et ses organisations.
Les inquiétudes et les interrogations sont loin d’être levées concernant l’avenir de certaines productions agricoles, mais c’est aussi du futur que la Chambre régionale d’agriculture réunie en session au lycée viticole de Beaune, a débattu en consacrant sa réflexion à l’enseignement agricole. L’enseignement, la transmission des savoirs, font partie «des sujets importants qui préparent l’avenir» a justifié, Christian Decerle, président de la Chambre régionale d’agriculture. Tandis qu’Anne Gonthier, en charge du dossier sur le plan régional et national, relevait la force d’un enseignement «enrichi par ses partenariats et ses synergies» et précisait, «l’enseignement agricole fonctionne bien, mais cela va mieux en le rappelant». Bruno Cogourdant, adjoint au chef du service régional de la formation et du développement (SRFD) de la Draaf, présentait les spécificités de cet enseignement sous tutelle du ministère de l’Agriculture. Sa force, c’est aussi d’être pluridisciplinaire, l’orientation agricole représente l’une des voies à choisir parmi d’autres, comme les métiers de la forêt, de la nature, des territoires...
Des liens étroits avec les professionnels
L’autre caractéristique de cet enseignement, c’est d’être fortement marqué (et encadré) par la présence des professionnels de l’agriculture notamment. Des professionnels qui participent directement à la définition et à l’écriture des référentiels et à la prise de décision au sein des conseils d’administration des établissements, auxquels ils participent et qu’ils président. La Chambre régionale d’agriculture a ainsi signé le 23 juin dernier, une charte régionale avec les représentant de la Draaf, confortant et renouvelant les liens étroits qui existent entre la profession agricole et un enseignement en adéquation avec les besoins du terrain et les évolutions à venir. L’efficacité du dispositif se mesure aussi aux résultats et sur ce plan, l’enseignement agricole peut se prévaloir d’un taux de réussite aux examens élevé (84,9% en 2015) et d’un taux d’insertion professionnelle à 33 mois tout aussi élevé de (87% pour les bacs pro et 89% pour les BTSA). Une performance à mettre au crédit d’une offre de formation diversifiée, qui colle au plus près aux besoins des territoires ruraux et des structures professionnelles.
La difficile question de l’apprentissage
Au 1er janvier 2016, la grande région Bourgogne Franche-Comté n’aura plus qu’une seule Draaf (située à Dijon) et un seul Service régional de la formation et du développement. Mais de fait les évolutions se feront plus lentement, car le rythme du fonctionnement étant basé sur l’année scolaire, la nouvelle organisation ne produira ses effets que pour la rentrée 2016.
Autre sujet d’actualité, en prise directe avec l’enseignement agricole, celui de l’apprentissage. Sujet difficile, douloureux pour certains employeurs et sujet d’importance, car l’apprentissage fait partie des grands enjeux économiques et industriels. En dépit des mesures prises par le gouvernement pour le relancer, l’apprentissage n’est pas sorti du tunnel. En cause notamment, des freins juridiques qui découragent les employeurs dont la responsabilité est systématiquement engagée en cas d’accident, même en l’absence de faute. Le préfet de Région Eric Delzant, qui participait aux travaux de la session, a rassuré quant à la volonté du gouvernement de «redonner du souffle à l’apprentissage», en apportant quelques «assouplissements réglementaires» qui «continueront».
Le Plan régional de mobilisation pour l’apprentissage, présenté à deux voix par la Direccte et le Conseil régional lors de cette session, travaille justement à la promotion de cette formation en alternance, gage d’une bonne insertion professionnelle. En ligne de mire, mieux communiquer sur ses avantages, se rapprocher des secteurs qui recourent peu à ce type d’emploi, travailler avec les fédérations professionnelles, en un mot communiquer et surtout «mobiliser l’attention sur toutes les possibilités d’aide» offertes aux employeurs d’apprentis. Toutefois ces incitations ne suffiront peut-être pas à endiguer les réticences des professionnels, futurs maîtres de stages, dont certains mettent comme condition à leur engagement dans cette démarche «qu’on les libère de ce carcan» juridique et de l’inflation des contraintes limitant l’employabilité des jeunes, car «trop, c’est trop !»
Des liens étroits avec les professionnels
L’autre caractéristique de cet enseignement, c’est d’être fortement marqué (et encadré) par la présence des professionnels de l’agriculture notamment. Des professionnels qui participent directement à la définition et à l’écriture des référentiels et à la prise de décision au sein des conseils d’administration des établissements, auxquels ils participent et qu’ils président. La Chambre régionale d’agriculture a ainsi signé le 23 juin dernier, une charte régionale avec les représentant de la Draaf, confortant et renouvelant les liens étroits qui existent entre la profession agricole et un enseignement en adéquation avec les besoins du terrain et les évolutions à venir. L’efficacité du dispositif se mesure aussi aux résultats et sur ce plan, l’enseignement agricole peut se prévaloir d’un taux de réussite aux examens élevé (84,9% en 2015) et d’un taux d’insertion professionnelle à 33 mois tout aussi élevé de (87% pour les bacs pro et 89% pour les BTSA). Une performance à mettre au crédit d’une offre de formation diversifiée, qui colle au plus près aux besoins des territoires ruraux et des structures professionnelles.
La difficile question de l’apprentissage
Au 1er janvier 2016, la grande région Bourgogne Franche-Comté n’aura plus qu’une seule Draaf (située à Dijon) et un seul Service régional de la formation et du développement. Mais de fait les évolutions se feront plus lentement, car le rythme du fonctionnement étant basé sur l’année scolaire, la nouvelle organisation ne produira ses effets que pour la rentrée 2016.
Autre sujet d’actualité, en prise directe avec l’enseignement agricole, celui de l’apprentissage. Sujet difficile, douloureux pour certains employeurs et sujet d’importance, car l’apprentissage fait partie des grands enjeux économiques et industriels. En dépit des mesures prises par le gouvernement pour le relancer, l’apprentissage n’est pas sorti du tunnel. En cause notamment, des freins juridiques qui découragent les employeurs dont la responsabilité est systématiquement engagée en cas d’accident, même en l’absence de faute. Le préfet de Région Eric Delzant, qui participait aux travaux de la session, a rassuré quant à la volonté du gouvernement de «redonner du souffle à l’apprentissage», en apportant quelques «assouplissements réglementaires» qui «continueront».
Le Plan régional de mobilisation pour l’apprentissage, présenté à deux voix par la Direccte et le Conseil régional lors de cette session, travaille justement à la promotion de cette formation en alternance, gage d’une bonne insertion professionnelle. En ligne de mire, mieux communiquer sur ses avantages, se rapprocher des secteurs qui recourent peu à ce type d’emploi, travailler avec les fédérations professionnelles, en un mot communiquer et surtout «mobiliser l’attention sur toutes les possibilités d’aide» offertes aux employeurs d’apprentis. Toutefois ces incitations ne suffiront peut-être pas à endiguer les réticences des professionnels, futurs maîtres de stages, dont certains mettent comme condition à leur engagement dans cette démarche «qu’on les libère de ce carcan» juridique et de l’inflation des contraintes limitant l’employabilité des jeunes, car «trop, c’est trop !»