Accès au contenu
Assemblée générale

L’association Salers de Bourgogne renouvelle son bureau

L’Assemblée générale de l’Association Salers de Bourgogne s’est tenue le 25 avril dernier à la salle des fêtes de Cossaye en présence du Herd Book Salers. L’occasion de dresser un état des lieux de la filière et des évolutions à venir.
Par Théophile Mercier
L’association Salers de Bourgogne renouvelle son bureau
Jean-Pierre Mauguin, le président de l’association Salers de Bourgogne (tee-shirt rayé à droite) entouré de son bureau et du HB Salers.
«Je suis heureux d’ouvrir une nouvelle fois cette assemblée générale, mais à la prochaine, je passerai la main». C’est avec ces mots que Jean-Pierre Mauguin, le président de l’association Salers de Bourgogne a ouvert les débats mercredi dernier à Cossaye. «Je n’ai pas la vocation d’occuper le poste de président sur le long terme» a-t-il ajouté. Une fois le décor planté, il a procédé aux votes pour le renouvellement des six membres de son bureau. Seul changement notable, la nomination de Pascal Baron, secrétaire adjoint et représentant de l’Yonne. Il remplace Florian Leroy qui a souhaité céder sa place. Cette réunion annuelle a permis de dresser le bilan des effectifs des cheptels par département. Dans la Nièvre, 44 élevages avec 15 mères ont été répertoriés, un chiffre identique au département de l’Yonne. En Saône-et-Loire, l’association annonce 9 élevages. Enfin en Côte d’Or, 77 élevages ont été enregistrés. Des chiffres qui restent «constants à 2017» selon Jean-Pierre Mauguin. Sur le plan national, la progression de la race ne faiblit pas. Selon le Herd Book Salers présent à l’AG, les effectifs de femelles augmentent en 2017 de 10 232 bêtes. Soit une progression sur les cinq dernières années de 22 140 vaches.

Les orientations du HBS pour 2018-2019
Dans la perspective du nouvel exercice 2018-2019, le Herd Book Salers, (qui travaille en collaboration avec l’Association Salers de Bourgogne) a présenté les grandes orientations à venir pour la filière. Sur le plan réglementaire, c’est la mise en place du règlement zootechnique (RZEU) à compter du 1er novembre 2018. Ce nouvel arsenal législatif va fixer les règles d’organisation de la génétique animale pour les reproducteurs de race pure bovins, ovins, caprins, porcins et équins. Il va également parachever la réalisation du marché unique, c’est-à-dire la libre circulation des reproducteurs et de leurs matériels génétiques ainsi que des services au sein de l’Union européenne.
Ensuite le HBS souhaite optimiser le fonctionnement de la station d’évaluation. Une réflexion en ce sens va être conduite pour affiner le tri des veaux à l’entrée. Outre la traditionnelle liste qui est adressée aux éleveurs, un écrémage pourra être fait au préalable, sur des critères à définir, pour mobiliser les éleveurs. De même, un travail sur la sélection des sabots sera poursuivi. Enfin, l’année 2018 verra également la réalisation du pointage d’une quatrième cohorte totale de génisses. En revanche, la réalisation d’une indexation sur la morphologie ne pourra pas s’effectuer avant 2019, après la mise en place du RZEU.
Une visite du Gaec Gonnet situé à Cossaye a clôturé cette journée.

Le Gaec Gonnet en chiffres

Le Gaec Gonnet c’est 140 vaches réparties sur 185 hectares dont 80 appartiennent directement au Gaec.
80 mères sont inséminées par an. Les deux exploitants pratiquent essentiellement du pâturage tournant.