Agriculture biologique
L’accompagnement du bio en question
Les producteurs bio de Bourgogne se sont retrouvés en assemblée générale le 14 avril dernier à Gevrey-Chambertin. Un rendez-vous qui visait à officialiser la réorganisation de leur association rebaptisée Biobourgogne.
Le 14 avril dernier, plus d’une soixantaine de représentants de l’agriculture biologique bourguignonne se sont retrouvés à Gevrey Chambertin à l’occasion de l’assemblée générale de Biobourgogne. La première du genre pour l’association sous ce nom de Biobourgogne (anciennement Sedarb). Au-delà du changement de nom, c’est une réorganisation que la structure à mis en place. Comme pour marquer une nouvelle ère.
En effet, l’agriculture bio en Bourgogne, qui a connu un nombre de conversion historique en 2015, représente aujourd’hui 5% des exploitations de la région. Un seuil symbolique encourageant, mais qu’il faut néanmoins mettre en persperctive avec la cinquantaine d’exploitations ayant arrêté la production bio en 2015. C’est donc bien la question de l’accompagnement qui est au cœur des préoccupations. D’où la nouvelle organisation de Biobourgogne «repensée pour renforcer la proximité avec le terrain et optimiser les ressources humaines» indiquait son directeur Laurent Barle.
L’accompagnement en question
De son côté, l’assemblée s’est étonnée du peu d’anticipation de la part de l’État et de la Région. Le plan bio défini jusqu’en 2020 avait annoncé une politique volontariste, et des montants de soutien équivalents aux besoins actuels. Mais les budgets suivront-ils le train des conversions ? Et dans ce contexte, quels soutiens pourront être envisagés pour l’accompagnement des exploitations quelques années après la conversion ?
Des interrogations légitimes des producteurs, auxquelles Sophie Fonquernie, vice-présidente du Conseil régional en charge des dossiers agricoles, était invitée à répondre... Autre point également soulevé par l’assistance et concernant la nouvelle région : l’harmonisation des aides en faveur de la bio. En effet, les anciennes régions Bourgogne et Franche-Comté avaient mis en place des conditions d’aides différentes. Qu’en sera-t-il avec la nouvelle collectivité ? Un aspect qui a sucité de vifs échanges dans la salle et pour lequel Sophie Fonquernie n’a pas apporté de réponses claires. «La tâche n’est pas mince ! Mais la fusion reste une chance. Elle permet de rebattre les cartes».
Ainsi, l’élue encourage les bios à élaborer un contrat de filière territorialisé. La vice-présidente de la nouvelle Région a également évoqué le Plan ambition Bio et l’importance de l’axer davantage sur la notion de marché que sur l’aspect “surfaces”. «Les produits issus de ces vagues de conversions seront-ils valorisés face à la demande ?» Un point de vue que réfutent les producteurs, soulignant le succès de plusieurs expériences de ventes en circuits courts.
En effet, l’agriculture bio en Bourgogne, qui a connu un nombre de conversion historique en 2015, représente aujourd’hui 5% des exploitations de la région. Un seuil symbolique encourageant, mais qu’il faut néanmoins mettre en persperctive avec la cinquantaine d’exploitations ayant arrêté la production bio en 2015. C’est donc bien la question de l’accompagnement qui est au cœur des préoccupations. D’où la nouvelle organisation de Biobourgogne «repensée pour renforcer la proximité avec le terrain et optimiser les ressources humaines» indiquait son directeur Laurent Barle.
L’accompagnement en question
De son côté, l’assemblée s’est étonnée du peu d’anticipation de la part de l’État et de la Région. Le plan bio défini jusqu’en 2020 avait annoncé une politique volontariste, et des montants de soutien équivalents aux besoins actuels. Mais les budgets suivront-ils le train des conversions ? Et dans ce contexte, quels soutiens pourront être envisagés pour l’accompagnement des exploitations quelques années après la conversion ?
Des interrogations légitimes des producteurs, auxquelles Sophie Fonquernie, vice-présidente du Conseil régional en charge des dossiers agricoles, était invitée à répondre... Autre point également soulevé par l’assistance et concernant la nouvelle région : l’harmonisation des aides en faveur de la bio. En effet, les anciennes régions Bourgogne et Franche-Comté avaient mis en place des conditions d’aides différentes. Qu’en sera-t-il avec la nouvelle collectivité ? Un aspect qui a sucité de vifs échanges dans la salle et pour lequel Sophie Fonquernie n’a pas apporté de réponses claires. «La tâche n’est pas mince ! Mais la fusion reste une chance. Elle permet de rebattre les cartes».
Ainsi, l’élue encourage les bios à élaborer un contrat de filière territorialisé. La vice-présidente de la nouvelle Région a également évoqué le Plan ambition Bio et l’importance de l’axer davantage sur la notion de marché que sur l’aspect “surfaces”. «Les produits issus de ces vagues de conversions seront-ils valorisés face à la demande ?» Un point de vue que réfutent les producteurs, soulignant le succès de plusieurs expériences de ventes en circuits courts.