Guillaume Piermaria, du Morvan à la Suisse
Alors que le Legta et l'Eplefpa de Château-Chinon organisent ses portes ouvertes ce samedi 14 mars, retour sur le parcours d'un ancien de l'établissement : Guillaume Piermaria. Il y a été élève de 2015 à 2020.
« Je n'étais pas spécialement travailleur, confie Guillaume Piermaria, mais j'avais de bonnes facilités. Cela m'a permis de vivre ma vie de lycéen puis d'étudiant comme je l'entendais. J'aimais beaucoup l'effervescence au sein de mon groupe d'amis : entre la pêche et les bêtises à l'internat, nous formions un groupe soudé. Je crois avoir tout aimé au Legta ; je n'ai pas le souvenir d'y avoir été déçu. Je n'avais pas d'idée précise de mon futur métier, hormis le fait que je voulais travailler en aquaculture, avec l'ambition d'être plus qu'un simple ouvrier aquacole. La matière qui m'a le plus servi est l'aquaculture, tant du point de vue théorique que pratique. La matière qui m'a le moins servi est la physique (pas la chimie). Je crois que trois professeurs ont beaucoup marqué mon cursus : Damien Belpaire restera un personnage aussi sympathique qu'exigeant, sans oublier son appréciation très précise de ma personnalité qui m'a souvent bluffé. Marie Lepinay, sans qui les cours de français m'auraient paru beaucoup plus longs et mes appréciations de conseil de classe bien plus mauvaises ! Pour finir, je citerai François Petit (« Lulu »). Il était pour moi (et pour nous tous, je pense) plus qu'un professeur. Il nous poussait toujours à donner le meilleur de nous-mêmes et les mercredis après-midi avaient une tout autre saveur en sa compagnie. Mes camarades, à l'époque, auraient sûrement dit de moi que j'étais prétentieux, à toujours vouloir être le meilleur. Je pense qu'ils auraient aussi pu dire que j'étais quelqu'un sur qui on peut compter, d'un point de vue amical mais aussi pour porter le groupe dans son ensemble. »
Un diplôme formateur
« Après avoir terminé mon cursus au Legta du Morvan, j'ai enchaîné avec une année de licence professionnelle en aquaculture durable et gestion de la qualité à l'Iseta de Poisy. Mon orientation était claire et j'ai eu la chance d'avoir des parents qui m'ont toujours soutenu dans mes choix. La plus grande difficulté que j'ai rencontrée en sortant du lycée a été le passage à un niveau d'études universitaire. La méthodologie était différente et les intervenants parfois très spécialisés ; il fallait donc redoubler d'attention. Je me posais la question de l'utilité de ce diplôme : était-ce nécessaire, plus formateur ? Il s'est avéré que oui. À la suite de mon stage de licence, j'ai été embauché comme directeur technique de la branche « bassins d'ornement » d'une entreprise de paysagisme. J'ai ensuite travaillé en Suisse comme technicien de transformation en pisciculture, ce qui m'a permis d'élargir mes compétences et de découvrir d'autres méthodes de production et de valorisation des produits. Aujourd'hui, j'occupe le poste de responsable de production au sein d'une pisciculture associative de l'AAPPMA du Chablais Genevois. »