Système
GéoBourgogne : bienvenue au club !
L'Etat et la Région en partenariat avec l'Europe viennent d'entamer un grand chantier : la constitution d'une vaste base de données géographiques numérisées, GéoBourgogne, mise au service des établissements publics et des entreprises qui participent à la réalisation des politiques publiques. Les routes de la Bourgogne géonumérique dessinent une nouvelle cartographie de la région.
L'entreprise est ambitieuse, elle se veut collective et désintéressée. Il ne s'agit pas moins que d'organiser l'accès et le partage de l'ensemble des données géonumériques existantes et à venir, afin de les mettre au service des acteurs territoriaux qui le souhaitent. 150 participants et 300 institutions en France, dont une vingtaine en Bourgogne, ont déjà rejoint le club des initiés. Un club très ouvert, qui est en pleine phase de recrutement. C'est tout le sens de la présentation qui réunissait une grande majorité "des acteurs publics des territoires" de Bourgogne au Palais des Congrès à Dijon, à l'initiative de l'Etat, représenté par Christian Delavernée préfet de Région et de la Région, représentée par François Patriat, président du Conseil régional.
[INTER]
Un droit d'entrée symbolique[inter]
Photographies aériennes, cartes de l'occupation des sols, représentation du relief, bases de données d'équipements et de projets, cartes tophographiques... tout est mobilisable et beaucoup d'institutions qu'elles soient territoriales ou non, ont déjà initié des démarches de cartographie numérique. Mais l'acquisition de fonds de cartes suppose un investissement important, la mutualisation au contraire fait baisser considérablement le coût des données. Rien de commun entre la cotisation qui sera demandée pour accéder au système (entre 50 et 100 euros selon les configurations) et l'investissement que les structures doivent consentir pour informatiser leurs données.
Certaines entreprises publiques ou para-publiques et d'autres organismes d'Etat ont fait leurs comptes et se sont associés à GéoBourgogne, d'autres demandent encore à être convaincus. Certains départements, selon l'expression de François Patriat, "[I]traînent encore les pieds[i]". Pourtant la mobilisation de tous les acteurs et décideurs est essentielle si l'on veut optimiser l'outil numérique : plus riches seront les données, plus efficace sera l'outil pour orienter ou conforter les prises de décision.
[INTER]Une certaine "révolution" des mentalités[inter]
Car c'est bien là tout l'enjeu d'un système qui se veut "[I]un outil au services des collectivités et des décideurs[i]". GéoBourgogne permet de "croiser" des informations et d'améliorer les diagnostics, par exemple pour dérouter la circulation lors de travaux de voieries, finaliser des programmes de rénovation urbaine, optimiser la tournée du ramassage de ordures ménagères.
L'intérêt n'est pas seulement technique, du fait de la visualisation et du croisement des informations de toute nature, Géobourgogne devient un outil de gestion d'une communauté. Le témoignage du représentant de la communauté de communes Creusot-Monceau, confirme cette approche. Autre application présentée par le colonel Marc Magnone, responsable du département Incendie et secours de la Nièvre : GéoBourgogne optimise les moyens de secours en temps réel et lors des simulations.
Sans se substituer aux différents systèmes d'information géographique existants sur le territoire régional, la plate-forme GéoBourgogne propose un portail d'accès commun à l'information géographique à tous les organismes publics et para-publics de la région. En matière de réflexion et d'action publique cela représente une vraie révolution, le partage des données étant souvent assimilé à une perte de pouvoir (et vice et versa). Et c'est peut-être là que le bas blesse, pour ceux qui souhaitent conserver jalousement des données si chèrement acquises.
[S]Témoignage[s]
[G]Une initiative qui va dans le bon sens[g]
[G]Jérôme Chabot, responsable du pôle Aménagement et territoire à la Chambre d'agriculture de Côte d'Or, a participé à cette réunion de présentation de GéoBourgogne. Il nous livre ses réflexions.[g]
"[I]C'est un processus qui va dans le bon sens, aussi bien sur le fond que sur la forme. Mais le dispositif nous semble encore insuffisamment alimenté. Pour l'avenir, le partage des données deviendra la norme et la valeur ajoutée devra être recherchée dans les applications et l'exploitation des données. Mais cela reste à inventer. A court terme, il faudrait toutefois trouver un moyen de valoriser, même de façon symbolique, l'apport que font certains au bénéfice d'une communauté d'usagers.
Nous n'avons en tout cas pas attendu GéoBourgogne pour commencer ce travail. On peut citer deux exemples de bases de données construites en partenariat, à petite échelle certes, mais sur le même principe que GéoBourgogne. La Chambre d'agriculture de Côte d'Or a ainsi participé à la numérisation du cadastre (avec le Conseil général comme maître d'ouvrage) et à la création d'une base de données cartographiques des bâtiments d'élevage. La DDAF avait la maîtrise d'ouvrage de cette opération, avec la DSV et la Chambre d'agriculture pour partenaires[i]".
[G][S]Rétro-planning[s][g]
C'est l'Union européenne qui a donné le "la", et participé au financement de l'opération pour un tiers, à part égale avec l'Etat et la région. L'Europe considère que les données publiques doivent pouvoir être échangées et réutilisées par un maximum d'utilisateurs.
En 2008 les premières actions entreprises au titre de GéoBourgogne ont porté sur l'acquisition d'une couverture orthophotographique régionale et sur la rédaction d'une charte de partenariat fixant les conditions d'adhésion au projet.
Une vingtaine d'organisations publiques de la région se sont depuis engagées dans la démarche.
[G][S]L'intérêt du système[s][g]
Un système d'information géographique (SIG) permet de saisir des données géographiques sous une forme numérique, de gérer le territoire, de l'analyser et de faire de la prospective territoriale. Ce sont autant de cartes, plans, outils d'exploration en 2D et 3D sur internet, de bases de données... utiles au développement et à la gestion des territoires.
On peut ainsi instruire des dossiers d'urbanisme, établir des plans de prévention des risques, gérer des réseaux d'eau ou d'assainissement, organiser les transports scolaires dans un département, définir l'implantation optimale d'une nouvelle école, suivre la population de grand gibier dans un parc, surveiller l'évolution des écosystèmes, optimiser les politiques qualitatives et quantitatives des eaux...
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Un droit d'entrée symbolique[inter]
Photographies aériennes, cartes de l'occupation des sols, représentation du relief, bases de données d'équipements et de projets, cartes tophographiques... tout est mobilisable et beaucoup d'institutions qu'elles soient territoriales ou non, ont déjà initié des démarches de cartographie numérique. Mais l'acquisition de fonds de cartes suppose un investissement important, la mutualisation au contraire fait baisser considérablement le coût des données. Rien de commun entre la cotisation qui sera demandée pour accéder au système (entre 50 et 100 euros selon les configurations) et l'investissement que les structures doivent consentir pour informatiser leurs données.
Certaines entreprises publiques ou para-publiques et d'autres organismes d'Etat ont fait leurs comptes et se sont associés à GéoBourgogne, d'autres demandent encore à être convaincus. Certains départements, selon l'expression de François Patriat, "[I]traînent encore les pieds[i]". Pourtant la mobilisation de tous les acteurs et décideurs est essentielle si l'on veut optimiser l'outil numérique : plus riches seront les données, plus efficace sera l'outil pour orienter ou conforter les prises de décision.
[INTER]Une certaine "révolution" des mentalités[inter]
Car c'est bien là tout l'enjeu d'un système qui se veut "[I]un outil au services des collectivités et des décideurs[i]". GéoBourgogne permet de "croiser" des informations et d'améliorer les diagnostics, par exemple pour dérouter la circulation lors de travaux de voieries, finaliser des programmes de rénovation urbaine, optimiser la tournée du ramassage de ordures ménagères.
L'intérêt n'est pas seulement technique, du fait de la visualisation et du croisement des informations de toute nature, Géobourgogne devient un outil de gestion d'une communauté. Le témoignage du représentant de la communauté de communes Creusot-Monceau, confirme cette approche. Autre application présentée par le colonel Marc Magnone, responsable du département Incendie et secours de la Nièvre : GéoBourgogne optimise les moyens de secours en temps réel et lors des simulations.
Sans se substituer aux différents systèmes d'information géographique existants sur le territoire régional, la plate-forme GéoBourgogne propose un portail d'accès commun à l'information géographique à tous les organismes publics et para-publics de la région. En matière de réflexion et d'action publique cela représente une vraie révolution, le partage des données étant souvent assimilé à une perte de pouvoir (et vice et versa). Et c'est peut-être là que le bas blesse, pour ceux qui souhaitent conserver jalousement des données si chèrement acquises.
[S]Témoignage[s]
[G]Une initiative qui va dans le bon sens[g]
[G]Jérôme Chabot, responsable du pôle Aménagement et territoire à la Chambre d'agriculture de Côte d'Or, a participé à cette réunion de présentation de GéoBourgogne. Il nous livre ses réflexions.[g]
"[I]C'est un processus qui va dans le bon sens, aussi bien sur le fond que sur la forme. Mais le dispositif nous semble encore insuffisamment alimenté. Pour l'avenir, le partage des données deviendra la norme et la valeur ajoutée devra être recherchée dans les applications et l'exploitation des données. Mais cela reste à inventer. A court terme, il faudrait toutefois trouver un moyen de valoriser, même de façon symbolique, l'apport que font certains au bénéfice d'une communauté d'usagers.
Nous n'avons en tout cas pas attendu GéoBourgogne pour commencer ce travail. On peut citer deux exemples de bases de données construites en partenariat, à petite échelle certes, mais sur le même principe que GéoBourgogne. La Chambre d'agriculture de Côte d'Or a ainsi participé à la numérisation du cadastre (avec le Conseil général comme maître d'ouvrage) et à la création d'une base de données cartographiques des bâtiments d'élevage. La DDAF avait la maîtrise d'ouvrage de cette opération, avec la DSV et la Chambre d'agriculture pour partenaires[i]".
[G][S]Rétro-planning[s][g]
C'est l'Union européenne qui a donné le "la", et participé au financement de l'opération pour un tiers, à part égale avec l'Etat et la région. L'Europe considère que les données publiques doivent pouvoir être échangées et réutilisées par un maximum d'utilisateurs.
En 2008 les premières actions entreprises au titre de GéoBourgogne ont porté sur l'acquisition d'une couverture orthophotographique régionale et sur la rédaction d'une charte de partenariat fixant les conditions d'adhésion au projet.
Une vingtaine d'organisations publiques de la région se sont depuis engagées dans la démarche.
[G][S]L'intérêt du système[s][g]
Un système d'information géographique (SIG) permet de saisir des données géographiques sous une forme numérique, de gérer le territoire, de l'analyser et de faire de la prospective territoriale. Ce sont autant de cartes, plans, outils d'exploration en 2D et 3D sur internet, de bases de données... utiles au développement et à la gestion des territoires.
On peut ainsi instruire des dossiers d'urbanisme, établir des plans de prévention des risques, gérer des réseaux d'eau ou d'assainissement, organiser les transports scolaires dans un département, définir l'implantation optimale d'une nouvelle école, suivre la population de grand gibier dans un parc, surveiller l'évolution des écosystèmes, optimiser les politiques qualitatives et quantitatives des eaux...