Assemblée générale des Jeunes Agriculteurs de la Nièvre
"Force de propositions" et "vivier"
L'AG des JA58, le 3 mai à Corbigny, a renouvelé le conseil d'administration, organe de décision du syndicat jeune. L'engagement syndical n'est pas un vain mot chez les Nivernais qui, s'ils s'impliquent dans la défense de leur profession, se destinent aussi à de futures responsabilités au sein des OPA. L'implication des JA servait d'ailleurs de fil conducteur à la table ronde de l'après-midi.
L'histoire ne dit pas (encore) si Fabrice Prévotat nourrit des velléités nouvelles concernant son avenir, ici ou là, dans les structures professionnelles agricoles nivernaises. Une chose est sûre: celui qui est encore président de JA58 pour quelques jours va passer la main à la tête du syndicat jeune.
Lors de l'AG du 3 mai à Corbigny, après deux mandats présidentiels, le trentenaire de Château-Chinon n'a pas été de nouveau élu membre du conseil d'administration départemental. Il avait depuis plusieurs semaines manifesté son intention de passer le relais. Ainsi donc, c'est un conseil d'administration largement renouvelé (lire ci-
dessous) qui a été désigné, conseil qui devrait se réunir dans les tous prochains jours pour élire en son sein le nouveau bureau départemental et son prochain président. La salle était pleine, à l'abbaye
de Corbigny, pour assister à la table ronde de l'après-midi, dont le thème était «l'intérêt de l'engagement de JA au sein de la
profession».
«Souvent raison trop tôt»
Animé comme d'habitude par Fabrice Prévotat, le débat a permis à plusieurs intervenants d'apporter leurs témoignages. Pour apporter des solutions nouvelles autant que de défendre le modèle agricole français, «les JA doivent avoir un rôle de rénovation, d'imagination, de force de propositions. Ils sont aussi un vivier dans la perspective du renouvellement des organisations professionnelles» a souligné Gaëlle Regnard, directrice «agriculture» du Crédit agricole SA et ancienne conseillère du Premier ministre à Matignon.
Même son de cloche de la part de Philippe Meurs, administrateur FNB et ancien président national des JA pour qui «l'avantage des jeunes, c'est qu'ils ont souvent raison trop tôt. Ils ont des tas d'idées plus ou moins idéologiques ou réalisables qui stimulent les professionnels». Le responsable cite en exemple «les prix rémunérateurs, la collecte de lait ou les marques producteurs», dossiers dans lesquels les JA ont été à l'avant-garde. Un impératif de crédibilité lui vient à l'esprit: «que la contribution des jeunes s'appuie sur leur réflexion à propos de l'installation, de la formation, de la communication et de la vie du réseau. Ensuite, ils peuvent élargir à d'autres problématiques par ce biais-là». Emmanuel Bernard, administrateur nivernais de la FNB, n'en dit pas moins sur la légitimité des JA: «si les JA ne s'engagent pas, les choses se feront sans eux. Les entreprises ou les coopératives continueront avec ou sans eux. Avec un peu de temps et d'énergie, pour défendre vos convictions, ce sont de grosses responsabilités qui vous attendent» a-t-il dit.
Avec une précision, délivrée par Gaël Gauthier, actuel secrétaire général adjoint de JA national: «Après les JA, on peut se retrouver dans d'autres OPA mais celles-ci doivent ressentir le besoin d'investir dans la formation des nouveaux administrateurs». Le mot de synthèse est revenu à Alexandre Lorré, le local de l'étape: «Les JA ont cette vision d'avenir qu'il faut écouter et non pas (seulement) entendre».
Lors de l'AG du 3 mai à Corbigny, après deux mandats présidentiels, le trentenaire de Château-Chinon n'a pas été de nouveau élu membre du conseil d'administration départemental. Il avait depuis plusieurs semaines manifesté son intention de passer le relais. Ainsi donc, c'est un conseil d'administration largement renouvelé (lire ci-
dessous) qui a été désigné, conseil qui devrait se réunir dans les tous prochains jours pour élire en son sein le nouveau bureau départemental et son prochain président. La salle était pleine, à l'abbaye
de Corbigny, pour assister à la table ronde de l'après-midi, dont le thème était «l'intérêt de l'engagement de JA au sein de la
profession».
«Souvent raison trop tôt»
Animé comme d'habitude par Fabrice Prévotat, le débat a permis à plusieurs intervenants d'apporter leurs témoignages. Pour apporter des solutions nouvelles autant que de défendre le modèle agricole français, «les JA doivent avoir un rôle de rénovation, d'imagination, de force de propositions. Ils sont aussi un vivier dans la perspective du renouvellement des organisations professionnelles» a souligné Gaëlle Regnard, directrice «agriculture» du Crédit agricole SA et ancienne conseillère du Premier ministre à Matignon.
Même son de cloche de la part de Philippe Meurs, administrateur FNB et ancien président national des JA pour qui «l'avantage des jeunes, c'est qu'ils ont souvent raison trop tôt. Ils ont des tas d'idées plus ou moins idéologiques ou réalisables qui stimulent les professionnels». Le responsable cite en exemple «les prix rémunérateurs, la collecte de lait ou les marques producteurs», dossiers dans lesquels les JA ont été à l'avant-garde. Un impératif de crédibilité lui vient à l'esprit: «que la contribution des jeunes s'appuie sur leur réflexion à propos de l'installation, de la formation, de la communication et de la vie du réseau. Ensuite, ils peuvent élargir à d'autres problématiques par ce biais-là». Emmanuel Bernard, administrateur nivernais de la FNB, n'en dit pas moins sur la légitimité des JA: «si les JA ne s'engagent pas, les choses se feront sans eux. Les entreprises ou les coopératives continueront avec ou sans eux. Avec un peu de temps et d'énergie, pour défendre vos convictions, ce sont de grosses responsabilités qui vous attendent» a-t-il dit.
Avec une précision, délivrée par Gaël Gauthier, actuel secrétaire général adjoint de JA national: «Après les JA, on peut se retrouver dans d'autres OPA mais celles-ci doivent ressentir le besoin d'investir dans la formation des nouveaux administrateurs». Le mot de synthèse est revenu à Alexandre Lorré, le local de l'étape: «Les JA ont cette vision d'avenir qu'il faut écouter et non pas (seulement) entendre».