Les JA à la rencontre des Neversois
«Ferme en ville» pour promouvoir le métier auprès du grand public
Anne-Juliette Blond est sur le qui-vive. Avec l'équipe cantonale des JA de Nevers-St Pierre-Imphy, qu'elle préside, elle organise ce samedi l'opération «Ferme en ville» dans le Parc Roger Salangro de Nevers. Une façon d'aller à la rencontre du public et de corriger les préjugés sur le métier d'agriculteur. Interview.
[G]Ce samedi, l'agriculture nivernaise investit la ville. Est-ce une première?[g]
[I]«Dans ce cadre-là et avec autant d'animations proposées à la fois par les JA du canton et du département, oui, c'est une première. Cependant, nous avions déjà organisé des finales cantonales de jugement de bétail, devant le Palais ducal, en 2002 et 2005, qui avaient remporté un fort succès. Nous souhaitons recommencer cette fois-ci, avec l'espoir que la météo sera clémente».[i]
[G]Comment est venue l'idée de recréer une mini-ferme à Nevers?[g]
[I]«Chaque année, les JA, au niveau national, se mobilisent dans le cadre de la semaine du renouvellement des générations en agriculture (RGA) et chaque département imagine un événement. Nous, en novembre dernier, nous avons eu l'idée de mettre en avant notre métier auprès des populations urbaines afin de les attirer et de leur faire passer notre message. Vivien Gaume, responsable du RGA au bureau des JA58, a proposé une action à Nevers. La mairie nous a donné son accord en décembre, en nous proposant de nous installer dans le Parc Roger Salengro (près du carrefour du Trésor Public), un peu en marge du marché qui s'y tient chaque samedi afin de ne pas concurrencer les commerçants habituels».[i]
[G]Quel est ce message que vous voulez adresser au grand public?[g]
[I]«Le but premier est de promouvoir l'agriculture nivernaise et peut-être, je l'espère, d'attirer de nouveaux jeunes. En plus de la mini-ferme, qui réunira 4 vaches charolaises, 2 vaches laitières, 4 chevaux de trait, 4 brebis et des agneaux, 4 chèvres, et même des cochons, tous issus d'exploitations du canton, nous organiserons un concours cantonal de jugement de bétail qui sera ouvert à tous les jeunes agriculteurs du canton, qu'ils soient syndiqués ou non. Pour nous, c'est non seulement un moyen de communiquer sur la grande diversité de l'agriculture nivernaise, dans toutes ses composantes, mais aussi de valoriser le travail de jeunes qui ont déjà franchi le pas. Et puis nous tiendrons aussi un marché du terroir (ndlr: avec des fromages de vache et de chèvre, un fabriquant d'huiles, des charcuteries, du vin, des croquets de Pouilly...), avec un ensemble de panneaux pédagogiques, où nous présenterons de façon plus concrète le lien entre l'agriculture, l'acte de production, et l'alimentation, l'acte de consommation. Nous voulons que les visiteurs se sentent concernés et sensibilisés au fait que l'agriculture nivernaise implique tout une activité économique en induisant de nombreux emplois directs et indirects».[i]
[G]Pour changer un peu l'image de l'agriculture?[g]
[I]«Oui, certains médias ne nous présentent toujours, dans la société, que comme des pollueurs ou des manifestants qui se plaignent tout le temps. On veut modifier ces a priori sur nous et faire comprendre nos spécificités, notre métier qui est à la fois très technique et très contraignant, qui implique de nombreux investissements, parfois risqués, mais qui contribue fortement à la bonne marche économique du pays. Et puis notre agriculture respecte des cycles naturels tant des plantes que des animaux, et il faut que cela se sache. Nous devons positiver pour attirer. C'est urgent. Dans la Nièvre, nous sommes passés de 9894 exploitations en 1970 à 3500 en 2010».[i]
[G]Une agriculture multiple, des jeunes impliqués, une activité contributrice, des liens avec la société: Avez-vous prévu un casse-croûte pour accompagner le message en toute convivialité?[g]
[I]«A midi, nous proposerons «l'Agridéj», un repas rapide fait à base de hamburger du terroir et de frites, dont les ingrédients (viande charolaise du Morvan, salades d'un maraîcher local, pommes de terres...) sont issus de producteurs nivernais, notamment adhérents du magasin de producteurs Secrets de paysans à Coulanges-les-Nevers. C'est aussi un moyen de démontrer que les agriculteurs sont capable de trouver des solutions pour faire face et se développer. Et puis, parmi la quinzaine de JA du canton et ceux du département, nous serons nombreux à entamer le dialogue autour des stands et de la buvette avec le public. Pourvu qu'il n'y ait ni trop de vent ni de pluie!».[i]
[I]«Dans ce cadre-là et avec autant d'animations proposées à la fois par les JA du canton et du département, oui, c'est une première. Cependant, nous avions déjà organisé des finales cantonales de jugement de bétail, devant le Palais ducal, en 2002 et 2005, qui avaient remporté un fort succès. Nous souhaitons recommencer cette fois-ci, avec l'espoir que la météo sera clémente».[i]
[G]Comment est venue l'idée de recréer une mini-ferme à Nevers?[g]
[I]«Chaque année, les JA, au niveau national, se mobilisent dans le cadre de la semaine du renouvellement des générations en agriculture (RGA) et chaque département imagine un événement. Nous, en novembre dernier, nous avons eu l'idée de mettre en avant notre métier auprès des populations urbaines afin de les attirer et de leur faire passer notre message. Vivien Gaume, responsable du RGA au bureau des JA58, a proposé une action à Nevers. La mairie nous a donné son accord en décembre, en nous proposant de nous installer dans le Parc Roger Salengro (près du carrefour du Trésor Public), un peu en marge du marché qui s'y tient chaque samedi afin de ne pas concurrencer les commerçants habituels».[i]
[G]Quel est ce message que vous voulez adresser au grand public?[g]
[I]«Le but premier est de promouvoir l'agriculture nivernaise et peut-être, je l'espère, d'attirer de nouveaux jeunes. En plus de la mini-ferme, qui réunira 4 vaches charolaises, 2 vaches laitières, 4 chevaux de trait, 4 brebis et des agneaux, 4 chèvres, et même des cochons, tous issus d'exploitations du canton, nous organiserons un concours cantonal de jugement de bétail qui sera ouvert à tous les jeunes agriculteurs du canton, qu'ils soient syndiqués ou non. Pour nous, c'est non seulement un moyen de communiquer sur la grande diversité de l'agriculture nivernaise, dans toutes ses composantes, mais aussi de valoriser le travail de jeunes qui ont déjà franchi le pas. Et puis nous tiendrons aussi un marché du terroir (ndlr: avec des fromages de vache et de chèvre, un fabriquant d'huiles, des charcuteries, du vin, des croquets de Pouilly...), avec un ensemble de panneaux pédagogiques, où nous présenterons de façon plus concrète le lien entre l'agriculture, l'acte de production, et l'alimentation, l'acte de consommation. Nous voulons que les visiteurs se sentent concernés et sensibilisés au fait que l'agriculture nivernaise implique tout une activité économique en induisant de nombreux emplois directs et indirects».[i]
[G]Pour changer un peu l'image de l'agriculture?[g]
[I]«Oui, certains médias ne nous présentent toujours, dans la société, que comme des pollueurs ou des manifestants qui se plaignent tout le temps. On veut modifier ces a priori sur nous et faire comprendre nos spécificités, notre métier qui est à la fois très technique et très contraignant, qui implique de nombreux investissements, parfois risqués, mais qui contribue fortement à la bonne marche économique du pays. Et puis notre agriculture respecte des cycles naturels tant des plantes que des animaux, et il faut que cela se sache. Nous devons positiver pour attirer. C'est urgent. Dans la Nièvre, nous sommes passés de 9894 exploitations en 1970 à 3500 en 2010».[i]
[G]Une agriculture multiple, des jeunes impliqués, une activité contributrice, des liens avec la société: Avez-vous prévu un casse-croûte pour accompagner le message en toute convivialité?[g]
[I]«A midi, nous proposerons «l'Agridéj», un repas rapide fait à base de hamburger du terroir et de frites, dont les ingrédients (viande charolaise du Morvan, salades d'un maraîcher local, pommes de terres...) sont issus de producteurs nivernais, notamment adhérents du magasin de producteurs Secrets de paysans à Coulanges-les-Nevers. C'est aussi un moyen de démontrer que les agriculteurs sont capable de trouver des solutions pour faire face et se développer. Et puis, parmi la quinzaine de JA du canton et ceux du département, nous serons nombreux à entamer le dialogue autour des stands et de la buvette avec le public. Pourvu qu'il n'y ait ni trop de vent ni de pluie!».[i]