Région
«Faire entendre la voix de l’agriculture à Bruxelles»
Marie-Guite Dufay est bien décidée à faire entendre la voix de l’agriculture régionale à Bruxelles. La Région BFC entend ces prochains mois mobiliser autour d’elle tous les acteurs professionnels, pour plaider cette grande cause régionale en montrant les spécificités de l’agriculture de Bourgogne-Franche-Comté. Le point avec Marie-Guite Dufay et Sophie Fonquernie.
L’agriculture est déjà distinguée par la Région et sa présidente, Marie-Guite Dufay, comme une grande cause régionale. Mais pour la Région il faut aller plus loin, porter cette voix au plus près des instances européennes et «plaider en direct la cause de l’agriculture régionale». La présidente de Région veut «construire un véritable lobbying pour montrer la spécificité de notre agriculture».
La Commission est très chatouilleuse pour tout ce qui touche à l’organisation commerciale et encore plus prompte à condamner si elle soupçonne des ententes jugées illicites au regard du droit de la concurrence.
La présidente de Région quant à elle, est convaincue qu’il faut «faire comprendre à Bruxelles la nécessité pour les producteurs français de mutualiser leurs moyens et leurs compétences» pour ne pas se retrouver broyés par les marchés. «Nous devons plaider la cause de notre agriculture pour leur faire comprendre que l’organisation agricole n’est pas un coup porté aux règles de la concurrence. Il faut que l’on se fasse entendre en parlant d’une même voix, Région, Chambres, représentants professionnels... Tous sensemble à Bruxelles !» plaide Marie-Guite Dufay.
À l’assaut de la forteresse Bruxelloise
La première étape de cette opération de conquête de la forteresse bruxelloise va commencer par une rencontre organisée à l’automne avec le commissaire européen à l’agriculture. Ce premier «temps fort» va être orchestré avec «beaucoup de concertation dans les départements pour voir comment on s’empare de cette nouvelle Pac et comment on parle d’une même voix, collectivement pour porter la fierté de notre agriculture qui est résolument engagée dans la révolution d’aujourd’hui, celle de la qualité et des prix». Ce «travail de fond» comme le qualifie sophie Fonquernie, vice-présidente en charge des questions agricoles, en faisant référence au PRDA, autre travail collectif d’envergure, «va servir de base à notre action auprès de la commission et des instances européennes, c’est ce qui nous permettra de faire reconnaître nos différences au niveau européen, sachant que ce travail de différenciation est essentiel à notre agriculture».
Audits de filières et contrats de filières
Reste l’épine du Feader, avec des fonds européens «en manque d’argent» et des délais de paiements à rallonge où la Région n’a aucune part de responsablité. Sophie Fonquernie rappelle que la Région travaille dans une «volonté de co-construction avec les responsables professionnels, mais la programmation se satisfait difficilement de l’imprévisible et certaines évolutions rapides et de fortes amplitudes sortent forcément du cadre d’une programmation. Ils demandent des ajustements spécifiques». Ce qui prime pour pallier ce genre de problème c’est «l’efficacité» et la mise en place d’outils structurels améliorant notamment le travail en filières.
Sophie Fonquernie rappelle à cette occasion l’importance des audits de filières, conduits en parallèle aux audits d’exploitation. «Les audits de filières ont permis aux acteurs professionnels de Bourgogne et de Franche-Comté de travailler ensemble, ce qui a été très bénéfique, certaines actions sont déjà actées et d’autres seront ensuite intégrées aux contrats de filières qui en découleront».
Un exemple ? : la sécurisation du revenu des éleveurs-engraisseurs, «c’est un travail important qui vient d’être mené par la profession et qui débouchera à l’automne». C’est «une étape parmi d’autres qui doit permettre d’améliorer le revenu des agriculteurs», ce qui reste un objectif premier pour la Région.
RHF, communication grand public... Accélérer le mouvement
Autre volet de cet amélioration du revenu des agriculteurs, la diversification et notamment le développement des circuits locaux pour approvisionner la restauration collective dans les lycées. «C’est un tavail de longue haleine, explique Sophie Fonquernie, où chacun doit trouver sa place, l’agriculture conventionnelle comme la bio car il n’est pas question d’opposer l’une à l’autre». «Nous progressons, les briques se montent les unes après les autres, il faut autant sensibiliser les gestionnaires d’établissement que les producteurs qui doivent s’adapter à certaines demandes. Ce qui ne nous empêche pas de donner à certains moments de sérieux coups d’accélérateurs».
Enfin, il ne s’agit pas seulement de faire ce que l’on dit, la Région entend aussi dire et faire savoir ce qu’elle fait et ce que fait la profession.
La problématique de la communication grand public est donc prise très au sérieux par Marie-Guite Dufay, qui considère que «le clivage entre le monde agricole et la société n’est plus soutenable pour des agriculteurs en proie à une profonde crise morale, au doute et au désarroi». La Région est prête à s’engager dans une nouvelle opération de communication d’envergure, à l’image de celle de l’an passé pour la promotion de l’agriculture régionale, des producteurs et des produits «qui fondent l’image de la Bourgogne-Franche-Comté».
La Commission est très chatouilleuse pour tout ce qui touche à l’organisation commerciale et encore plus prompte à condamner si elle soupçonne des ententes jugées illicites au regard du droit de la concurrence.
La présidente de Région quant à elle, est convaincue qu’il faut «faire comprendre à Bruxelles la nécessité pour les producteurs français de mutualiser leurs moyens et leurs compétences» pour ne pas se retrouver broyés par les marchés. «Nous devons plaider la cause de notre agriculture pour leur faire comprendre que l’organisation agricole n’est pas un coup porté aux règles de la concurrence. Il faut que l’on se fasse entendre en parlant d’une même voix, Région, Chambres, représentants professionnels... Tous sensemble à Bruxelles !» plaide Marie-Guite Dufay.
À l’assaut de la forteresse Bruxelloise
La première étape de cette opération de conquête de la forteresse bruxelloise va commencer par une rencontre organisée à l’automne avec le commissaire européen à l’agriculture. Ce premier «temps fort» va être orchestré avec «beaucoup de concertation dans les départements pour voir comment on s’empare de cette nouvelle Pac et comment on parle d’une même voix, collectivement pour porter la fierté de notre agriculture qui est résolument engagée dans la révolution d’aujourd’hui, celle de la qualité et des prix». Ce «travail de fond» comme le qualifie sophie Fonquernie, vice-présidente en charge des questions agricoles, en faisant référence au PRDA, autre travail collectif d’envergure, «va servir de base à notre action auprès de la commission et des instances européennes, c’est ce qui nous permettra de faire reconnaître nos différences au niveau européen, sachant que ce travail de différenciation est essentiel à notre agriculture».
Audits de filières et contrats de filières
Reste l’épine du Feader, avec des fonds européens «en manque d’argent» et des délais de paiements à rallonge où la Région n’a aucune part de responsablité. Sophie Fonquernie rappelle que la Région travaille dans une «volonté de co-construction avec les responsables professionnels, mais la programmation se satisfait difficilement de l’imprévisible et certaines évolutions rapides et de fortes amplitudes sortent forcément du cadre d’une programmation. Ils demandent des ajustements spécifiques». Ce qui prime pour pallier ce genre de problème c’est «l’efficacité» et la mise en place d’outils structurels améliorant notamment le travail en filières.
Sophie Fonquernie rappelle à cette occasion l’importance des audits de filières, conduits en parallèle aux audits d’exploitation. «Les audits de filières ont permis aux acteurs professionnels de Bourgogne et de Franche-Comté de travailler ensemble, ce qui a été très bénéfique, certaines actions sont déjà actées et d’autres seront ensuite intégrées aux contrats de filières qui en découleront».
Un exemple ? : la sécurisation du revenu des éleveurs-engraisseurs, «c’est un travail important qui vient d’être mené par la profession et qui débouchera à l’automne». C’est «une étape parmi d’autres qui doit permettre d’améliorer le revenu des agriculteurs», ce qui reste un objectif premier pour la Région.
RHF, communication grand public... Accélérer le mouvement
Autre volet de cet amélioration du revenu des agriculteurs, la diversification et notamment le développement des circuits locaux pour approvisionner la restauration collective dans les lycées. «C’est un tavail de longue haleine, explique Sophie Fonquernie, où chacun doit trouver sa place, l’agriculture conventionnelle comme la bio car il n’est pas question d’opposer l’une à l’autre». «Nous progressons, les briques se montent les unes après les autres, il faut autant sensibiliser les gestionnaires d’établissement que les producteurs qui doivent s’adapter à certaines demandes. Ce qui ne nous empêche pas de donner à certains moments de sérieux coups d’accélérateurs».
Enfin, il ne s’agit pas seulement de faire ce que l’on dit, la Région entend aussi dire et faire savoir ce qu’elle fait et ce que fait la profession.
La problématique de la communication grand public est donc prise très au sérieux par Marie-Guite Dufay, qui considère que «le clivage entre le monde agricole et la société n’est plus soutenable pour des agriculteurs en proie à une profonde crise morale, au doute et au désarroi». La Région est prête à s’engager dans une nouvelle opération de communication d’envergure, à l’image de celle de l’an passé pour la promotion de l’agriculture régionale, des producteurs et des produits «qui fondent l’image de la Bourgogne-Franche-Comté».