Journée du goût
Ecoles et collèges Nivernais ont goûté aux produits locaux
Le 16 octobre dernier avait été choisi par le Conseil général de la Nièvre comme date de la distribution de produits locaux dans les assiettes des élèves du département. Une opération symbolique, en marge de la démarche «manger local, c'est génial», qui s'inscrivait dans la droite ligne de la semaine du goût, organisée chaque année au plan national.
Au collège Paul Langevin de Fourchambault, le plus grand des collèges du département avec ses quelques 700 élèves, c'était jour de dégustation à la cantine. Midi passé, la longue et dissipée file des adolescents se presse devant le stand des deux chefs cuisiniers, afin de mettre sur leurs plateaux les assiettes concoctées spécialement ce mardi-là. Au choix, deux plats de viande attendaient les jeunes affamés, boeuf bourguignon ou rosbeef aux légumes oubliés (panais, potimaron, carottes blanches). Une fois servis, les 480 demi-pensionnaires se pressent sur les tables afin de déguster les mets, jugés [I]«délicieux»[i] selon un rapide sondage. La différence avec les autres jours de la semaine, dans cet établissement, a consisté, cette fois-ci, à s'approvisionner en circuit court, auprès de fournisseurs locaux. Le Gaec Deboux, de Chougny, près de Châtillon-en-Bazois, a livré 33 kg de Bourguignon par morceaux de 140 grammes. La Sicavyl, par le biais de l'abattoir de Corbigny, a, elle, livré 35 kg de rosbeef. Les légumes ont été spécialement proposés aux chefs du collège par leur grossiste habituel, de Bourges, qui a fait l'effort de dégoter d'anciennes variétés auprès de ses fournisseurs usuels. Le tout a été préparé dans les cuisines de l'établissement, offrant ainsi un exemple concret de gastronomie à base de produits locaux et régionaux. Le savoir-faire des chefs mettant en valeur de jolie façon les ingrédients achetés.
[INTER]«Toujours une démarche volontaire des collèges»[inter]
Pour Colette Mongiat, ancienne enseignante à Paul Langevin et désormais vice-présidente du Conseil général chargée de l'Education -donc en charge des collèges, [I]«cette opération a lieu depuis 2011 et est principalement axée sur la viande»[i]. La démarche est avant tout le fruit d'une volonté des principaux et des gestionnaires des collèges. Cette année, 12 collèges nivernais sur 30 ont décidé de participer à la journée du goût. Près de 4500 euros de coûts supplémentaires ont été abondés par l'institution départementale auprès des établissements participants. Soit 690 euros de plus dans le cas du collège de Fourchambault. [I]«La viande locale, c'est très bien mais tous les jours à ce tarif-là, ce serait plus dur»[i] confiait d'ailleurs la conseillère générale autour d'un des plats servis. Le plus difficile étant de fédérer les filières et de faire communiquer le monde de l'agriculture et celui de l'Education nationale, qui semblent [I]«parfois si différents»[i]. L'autre opération du Conseil général envers les circuit courts, [I]«manger local, c'est génial»[i] qui propose six repas locaux dans l'année dans dix collèges pilotes (au lieu de 6 en 2011), en témoigne particulièrement: [I]«nous éprouvons encore de grandes difficultés à nous fournir en légumes»[i] explique Colette Mongiat. Mais ces initiatives, éminemment politiques, participent pourtant d'une sensibilisation au goût et à la qualité des produits par les futurs consommateurs que les élus imaginent déjà comme des [I]«consom'acteurs»[i].
[INTER]«Toujours une démarche volontaire des collèges»[inter]
Pour Colette Mongiat, ancienne enseignante à Paul Langevin et désormais vice-présidente du Conseil général chargée de l'Education -donc en charge des collèges, [I]«cette opération a lieu depuis 2011 et est principalement axée sur la viande»[i]. La démarche est avant tout le fruit d'une volonté des principaux et des gestionnaires des collèges. Cette année, 12 collèges nivernais sur 30 ont décidé de participer à la journée du goût. Près de 4500 euros de coûts supplémentaires ont été abondés par l'institution départementale auprès des établissements participants. Soit 690 euros de plus dans le cas du collège de Fourchambault. [I]«La viande locale, c'est très bien mais tous les jours à ce tarif-là, ce serait plus dur»[i] confiait d'ailleurs la conseillère générale autour d'un des plats servis. Le plus difficile étant de fédérer les filières et de faire communiquer le monde de l'agriculture et celui de l'Education nationale, qui semblent [I]«parfois si différents»[i]. L'autre opération du Conseil général envers les circuit courts, [I]«manger local, c'est génial»[i] qui propose six repas locaux dans l'année dans dix collèges pilotes (au lieu de 6 en 2011), en témoigne particulièrement: [I]«nous éprouvons encore de grandes difficultés à nous fournir en légumes»[i] explique Colette Mongiat. Mais ces initiatives, éminemment politiques, participent pourtant d'une sensibilisation au goût et à la qualité des produits par les futurs consommateurs que les élus imaginent déjà comme des [I]«consom'acteurs»[i].