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Sécheresse

Du feu, un peu partout

De nombreux hectares partent en fumée en Côte-d'Or. Direction Montceau-et-Écharnant pour l'illustrer.

Par AG
Du feu, un peu partout
Bruno Pitoizet, lundi, sur ses 2 hectares touchés.

Les conditions météo rendent le risque de départ et de propagation de feux de végétation très élevé. De nombreuses communes côte-d'oriennes y ont « déjà eu droit » à l'image de Montceau-et-Écharnant, à 15 km de Beaune, où les pompiers se sont déjà déplacés à quatre reprises en une petite semaine. Nous avons échangé sur place avec Bruno Pitoizet, agriculteur concerné par l'incendie. « Cela s'est passé jeudi (9 juillet), en début d'après-midi. J'étais passé devant une heure avant, en rentrant chez moi, mais il n'y avait rien. C'était vers 13 h 30, j'avais passé ma matinée à apporter de l'eau à mes vaches et j'allais manger », retrace l'exploitant. Celui-ci était « au café » lorsque son téléphone a sonné : « C'était David Doyer, agriculteur à Chaudenay-la-Ville et référent incendies pour le territoire Bligny-Pouilly, qui m'informait d'un départ de feu. J'ai tout de suite pris la tonne à eau et je suis parti ».

Du stress

Beaucoup de monde est déjà sur place, Bruno Pitoizet comprend vite que deux de ses prés sont concernés : « dans ces moments-là, on ne pense qu'à une seule chose, éteindre le feu ou du moins, contenir les flammes et limiter leur propagation ! Il y avait beaucoup de vent au début, cela n'arrangeait rien, mais heureusement, ce dernier s'est assez vite calmé. Chacun faisait ce qu'il pouvait, il y avait même des gens avec des bouteilles d'eau… Plusieurs agriculteurs étaient présents, nous avions deux déchaumeurs et trois tonnes à eau. Cela nous a monopolisés jusqu'à 19 heures ». Bruno Pitoizet remercie chaleureusement les nombreux sapeurs pompiers ainsi que toutes les personnes qui se sont mobilisées rapidement et efficacement pour limiter les dégâts : « comme tout le monde le répète en ce moment, il faut intervenir le plus rapidement possible pour limiter la casse. Il y a beaucoup de stress dans ces situations, cela va sans dire, car on pense aux animaux, aux habitations et aux exploitations qui sont à proximité… ». Les habitants du village ont assuré une « ronde » le soir du sinistre et ils ont bien fait, car de nouveaux départs de feux ont été observés. Trois jours plus tard, dans la nuit de dimanche à lundi, rebelote : un nouveau feu, cette fois-ci de plus grande ampleur, est survenu non loin de là, à la plus grande interrogation de Bruno Pitoizet : « tout est extrêmement sec et un rien peut générer un départ de feu. La situation est critique. Mais cela fait quand même beaucoup en si peu de temps… Tout comme les pompiers, on se pose tous des questions ici. En tout cas, vivement que la pluie se manifeste à nouveau et que tout redevienne comme avant. Car c'est épuisant ! ».

 

Un nouveau feu s'est manifesté trois jours plus tard, dans la nuit de dimanche à lundi.