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Un Morvandiau à Maisons Laffitte (78)

Des sapins de Noël «toujours frais», pour les citadins Franciliens

Les Mocellin, père et fils, sont des producteurs de sapins atypiques. A cheval sur la qualité de leurs produits, ils proposent durant tout le mois de décembre aux habitants de Maisons Laffitte, dans les Yvelines, des arbres de Noël tout frais, juste coupés à la demande sur leurs deux exploitations de Saint-Brisson (58).
Par EC
Des sapins de Noël «toujours frais», pour les citadins Franciliens
Pas de "voyage" à Maisons-Laffitte pour Alexandre Mocellin, le fils, qui reste à Saint-Brisson pour organiser les commandes.
Depuis 1997, la famille Mocellin, de Saint-Brisson, crée l'€™animation sur la place de la mairie de Maisons-Laffitte (78) durant tout le mois de décembre. Avenue de Longueil, entre le RER et l'€™hôtel de ville, un stand avec un chalet illuminé et une forêt de 300 sapins -des modèles défectueux qui ne sont pas destinés à la vente- attendent les citadins. Et, soit dans un stock limité présent sur place, soit sur commande quelques jours avant livraison, ces derniers peuvent choisir le précieux arbre décoratif qui trônera fièrement dans l'€™appartement ou la maison de ville le soir de Noël. Contrairement aux stands habituels que l'€™on trouve en ville, il s'€™agit là d'€™une animation élaborée qui a fait la renommée des Mocellin dans la cité francilienne. Avec la complicité de la municipalité qui a trouvé là l'€™occasion de décliner l'€™esprit de Noël avec des manifestations festives, entre venue des enfants des écoles et présence du célèbre barbu tout de rouge vêtu.
[I]«Nous nous inscrivons dans une démarche de qualité» [i]explique Alexandre Mocellin, le fils, qui reste à Saint-Brisson pour organiser les commandes. Son père et son oncle redescendent dans le Morvan, au moins une fois par semaine, avec deux camionnettes louées, afin d'€™assurer [I]«un approvisionnement progressif, à la demande, qui garantit la fraîcheur des sapins proposés à la vente»[i].

[INTER]2€‰000 sapins vendus en direct[inter]
Alexandre et son père sont tous les deux agriculteurs individuels mais ils se complètent sur leurs exploitations respectives et s'€™entraident, l'€™un avec son hectare de sapins qui diversifie l'€™élevage de 45 vaches charolaises (sur 75 hectares), l'€™autre qui a cédé ledit élevage à son fils il y a quatre ans pour se consacrer entièrement à ses huit hectares de sapins. M. Mocellin est producteur à l'€™année. A partir du 28 novembre et jusqu'€™à Noël, il confie à son fils le soin de préparer, couper et conditionner les arbres (toutes essences), [I]«progressivement, pour satisfaire la demande»[i]. Cela leur évite aussi de [I]«mettre à la déchetterie 50 ou 60 sapins qui ne seraient pas vendus. C'€™est toujours mieux de les garder dans les parcelles pour les années suivantes»[i] remarque Alexandre Mocellin. Son père en écoule environ 2€‰000 tous les ans, par la vente directe, notamment à Maisons Laffitte, à quoi s'€™ajoutent 2€‰500 autres sapins qui sont livrés à d'€™autres revendeurs ou aux collectivités. Les prix varient de 5 à 30 euros pour des modèles allant de 90 centimètres à 4,50 mètres. [I]«Notre fierté, c'€™est que peu à peu on a fait comprendre aux habitants que notre activité était une véritable production. Avant cela, 90% des gens pensaient qu'€™on coupait les sapins dans les forêts»[i]. A Maisons-Laffitte, parmi les citoyens urbains, dorénavant, ils ne se font plus [I]«enguirlander»[i].