Visite du ministre de l’Agriculture
Des points de vue convergents
Didier Guillaume était en Côte-d’Or en début de semaine. Ses prises de paroles et ses positions ont été plutôt bien accueillies par la profession.
La Côte-d’Or attendait la visite du ministre de l’Agriculture depuis de très longs mois. Cette expectative a pris fin lundi, avec la venue de Didier Guillaume à la ferme Fruirouge de Concœur, à la Ferme de Laucy à Mavilly-Mandelot puis au lycée viticole de Beaune. Le point d’orgue de cette journée s’est déroulé à la salle des fêtes de Mavilly, où la profession agricole s’est entretenue avec le ministre. Vincent Lavier, président de la Chambre d’agriculture, a ouvert les débats avec différents sujets, comme ceux des zones défavorisées simples, l’avenir de la Pac, le traitement réservé aux zones intermédiaires, le parc national des forêts de Champagne-Bourgogne, la gestion de l’eau, la méthanisation ou encore les États généraux de l’alimentation. Quelques minutes plus tôt, Cyril Jacotot avait illustré la problématique des ZDS sur sa ferme, vraisemblablement exclue du dispositif. Vincent Lavier a rappelé les spécificités de la zone de la vallée de l’Ouche et des Hautes-Côtes : « Deux hectares d’herbe sont nécessaires ici pour nourrir une vache, ce n’est pas le cas dans d’autres départements de France. Dans cette zone, les cailloux sont parfois plus hauts que l’herbe ». Les échanges avec le ministre ont laissé entrevoir un léger espoir, comme l’indique le président de la Chambre d’agriculture : « Le gouvernement français aurait, peut-être, la possibilité de faire bouger la limite géographique des petites régions agricoles, cela pourrait permettre de sauver les communes intégralement vouées à l’élevage en les intégrant dans l’Auxois. Il y a encore un espoir, même s’il ne sera pas possible de résoudre la problématique des exploitations situées dans une commune où il y a de la viticulture ». Vincent Lavier et les présidents des syndicats ont pris chacun leur tour la parole, relayant les revendications agricoles ayant fait l’objet de rencontres avec les parlementaires ces dernières semaines. Le retard des paiements des aides à l’agriculture biologique et l’agri-bashing ont également été abordés.
Les réponses du ministre
ZDS « La France a établi une carte des zones défavorisées simples à la demande de l’Union européenne. Cette carte a été validée par l’Europe, mais je suis en train de regarder s’il est possible de bouger les marges sur certains secteurs comme le vôtre. Il y a une dizaine de cas en France comme celui-là. Je ne peux pas donner de réponse aujourd’hui mais je m’engage à examiner le dossier et vous donner une réponse ».
Agri-bashing « Le gouvernement veut le stopper, il ne sert à rien, les agriculteurs se sentent rejetés de la société. Il est inutile de diviser, surtout dans une période dans laquelle les agriculteurs réalisent d’importants efforts. La transition vers l’agro-écologie est en train de se faire, nous n’avons pas besoin de l’agri-bashing. L’ensemble des élus le dénoncent et affichent leur solidarité auprès du monde agricole ».
Sécheresse « Cet événement climatique a été considérable, je ne vous apprends rien. Tout le monde a été au rendez-vous, je pense à la Région qui a mis de l’argent sur la table et mis en place une commission de travail, le Département et bien sûr l’État qui a déjà versé plus de 100 millions d’euros à douze départements. En Côte-d’Or, le montant s’élève à 6,4 millions d’euros ».
Gestion de l’eau « Une réflexion collective doit nous permettre de pouvoir stocker un peu d’eau en hiver pour la restituer plus tard, quand il y en aura besoin. Nous allons mettre en place des groupes de travail avec la profession agricole, les élus et les associations environnementales pour nous dire des choses très claires : nous ne pouvons plus continuer à regarder la pluie tomber pendant six mois et ensuite en rechercher à tout prix durant le reste de l’année. Les retenues collinaires sont nécessaires, il faut les intégrer et les accepter sur le territoire, tout en tenant compte de la biodiversité et des ressources en eau. À partir de là, nous pourrons faire des merveilles ».
États généraux de l’alimentation « La première préoccupation d’un agriculteur est de pouvoir vivre de son métier et cela passe par des prix rémunérateurs. Les EGA apportent une réponse avec une inversion de la construction du prix. Acheter de la nourriture à un coût, les Français doivent le comprendre. Un morceau de viande, un légume ou un fruit ne peut pas être vendu à un prix inférieur à celui de sa production. Les EGA vont dans ce sens. Nous avons des dizaines d’années de retard mais nous avançons. Les négociations commerciales sont en cours ».
Agri-bashing « Le gouvernement veut le stopper, il ne sert à rien, les agriculteurs se sentent rejetés de la société. Il est inutile de diviser, surtout dans une période dans laquelle les agriculteurs réalisent d’importants efforts. La transition vers l’agro-écologie est en train de se faire, nous n’avons pas besoin de l’agri-bashing. L’ensemble des élus le dénoncent et affichent leur solidarité auprès du monde agricole ».
Sécheresse « Cet événement climatique a été considérable, je ne vous apprends rien. Tout le monde a été au rendez-vous, je pense à la Région qui a mis de l’argent sur la table et mis en place une commission de travail, le Département et bien sûr l’État qui a déjà versé plus de 100 millions d’euros à douze départements. En Côte-d’Or, le montant s’élève à 6,4 millions d’euros ».
Gestion de l’eau « Une réflexion collective doit nous permettre de pouvoir stocker un peu d’eau en hiver pour la restituer plus tard, quand il y en aura besoin. Nous allons mettre en place des groupes de travail avec la profession agricole, les élus et les associations environnementales pour nous dire des choses très claires : nous ne pouvons plus continuer à regarder la pluie tomber pendant six mois et ensuite en rechercher à tout prix durant le reste de l’année. Les retenues collinaires sont nécessaires, il faut les intégrer et les accepter sur le territoire, tout en tenant compte de la biodiversité et des ressources en eau. À partir de là, nous pourrons faire des merveilles ».
États généraux de l’alimentation « La première préoccupation d’un agriculteur est de pouvoir vivre de son métier et cela passe par des prix rémunérateurs. Les EGA apportent une réponse avec une inversion de la construction du prix. Acheter de la nourriture à un coût, les Français doivent le comprendre. Un morceau de viande, un légume ou un fruit ne peut pas être vendu à un prix inférieur à celui de sa production. Les EGA vont dans ce sens. Nous avons des dizaines d’années de retard mais nous avançons. Les négociations commerciales sont en cours ».