Année internationale des sols (3ème partie)
Des milieux vivants piliers de la production agricole
Les sols fournissent de nombreux services aux activités humaines comme l’épuration et le stockage de l’eau ou le stockage de carbone. Ils sont également le support des productions agricoles. Cela ne serait pas possible sans les millions d’espèces qu’ils abritent.
25% de la biodiversité terrestre mondiale abritée par les sols
Des êtres vivants nombreux et variés peuplent les sols. Leur masse totale représente 6 à 10 UGB et des millions d’espèces différentes sur un seul hectare ! Ils sont souvent classés en fonction de leur taille. La macrofaune et la mégafaune comprennent des organismes comme les vers de terre les mille-pattes, des larves d’insectes, taupes, crapauds et serpents. A l’autre extrême se situent les microorganismes, bactéries et champignons. Entre les deux, on trouve des animaux microscopiques (on parle de microfaune) comme les protozoaires, ou les nématodes (dont une grande partie n’est pas pathogène pour les plantes !) ; et d’autres qui sont observables à l’œil nu ou presque comme les acariens, les collemboles ou les fourmis (c’est la mésofaune). Une majorité de cette diversité n’est pas encore connue.
Comment établir des diagnostics et favoriser la vie des sols agricoles ?
Etant donné l’importance des êtres vivants des sols pour leur fonctionnement, il est pertinent d’étudier le statut biologique des sols. En agriculture, établir des diagnostics peut contribuer à améliorer la production et à garantir sa durabilité dans un contexte de réduction d’intrants. Le plus accessible est le test bêche, qui permet d’évaluer à la fois la structure du sol sur les 25 premiers centimètres et l’activité des vers de terre. Malheureusement une grande partie des êtres vivants des sols ne sont pas visibles à l’œil nu. Pour les étudier, on envoie donc des échantillons de sol à des laboratoires spécialisés capables d’observer par exemple les nématodes ou les microorganismes. La Chambre d’Agriculture de Saône-et-Loire est porteuse d’un projet de construction d’un référentiel local d’interprétation des mesures de microbiologie des sols évoqué dans les numéros du 1er mai et du 11 septembre 2015.
S’il reste encore beaucoup d’éléments à découvrir, on sait que les pratiques agricoles ont des effets importants. On peut retenir qu’il est nécessaire de fournir le gîte et le couvert. Le gîte, c’est un milieu qui n’est pas perturbé trop fortement ni trop fréquemment et dans lequel la porosité est maintenue. Le couvert, c’est de la matière organique à dégrader issue des effluents d’élevage ou des résidus de cultures ou de couverts végétaux.
Des êtres vivants nombreux et variés peuplent les sols. Leur masse totale représente 6 à 10 UGB et des millions d’espèces différentes sur un seul hectare ! Ils sont souvent classés en fonction de leur taille. La macrofaune et la mégafaune comprennent des organismes comme les vers de terre les mille-pattes, des larves d’insectes, taupes, crapauds et serpents. A l’autre extrême se situent les microorganismes, bactéries et champignons. Entre les deux, on trouve des animaux microscopiques (on parle de microfaune) comme les protozoaires, ou les nématodes (dont une grande partie n’est pas pathogène pour les plantes !) ; et d’autres qui sont observables à l’œil nu ou presque comme les acariens, les collemboles ou les fourmis (c’est la mésofaune). Une majorité de cette diversité n’est pas encore connue.
Comment établir des diagnostics et favoriser la vie des sols agricoles ?
Etant donné l’importance des êtres vivants des sols pour leur fonctionnement, il est pertinent d’étudier le statut biologique des sols. En agriculture, établir des diagnostics peut contribuer à améliorer la production et à garantir sa durabilité dans un contexte de réduction d’intrants. Le plus accessible est le test bêche, qui permet d’évaluer à la fois la structure du sol sur les 25 premiers centimètres et l’activité des vers de terre. Malheureusement une grande partie des êtres vivants des sols ne sont pas visibles à l’œil nu. Pour les étudier, on envoie donc des échantillons de sol à des laboratoires spécialisés capables d’observer par exemple les nématodes ou les microorganismes. La Chambre d’Agriculture de Saône-et-Loire est porteuse d’un projet de construction d’un référentiel local d’interprétation des mesures de microbiologie des sols évoqué dans les numéros du 1er mai et du 11 septembre 2015.
S’il reste encore beaucoup d’éléments à découvrir, on sait que les pratiques agricoles ont des effets importants. On peut retenir qu’il est nécessaire de fournir le gîte et le couvert. Le gîte, c’est un milieu qui n’est pas perturbé trop fortement ni trop fréquemment et dans lequel la porosité est maintenue. Le couvert, c’est de la matière organique à dégrader issue des effluents d’élevage ou des résidus de cultures ou de couverts végétaux.