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Vente de taureaux "€œvêlages faciles"€

Des enchères en progression

Pour la troisième année consécutive, la station d'évaluation «vêlages faciles» du Marault a mis aux enchères 48 reproducteurs, le 17 février à Magny-Cours. Le public y est venu plus nombreux qu'en 2011 et le prix de vente moyen a grimpé de 200 euros.
Par E.C.
Des enchères en progression
Il y avait beaucoup de monde, le 17 février au Marault, pour la vente aux enchères de 48 reproducteurs spécialisés «vêlages faciles».
Mission accomplie: succès garanti. Pour sa troisième année d'existence, le programme «vêlages faciles» de la station d'évaluation du Marault a confirmé l'intérêt des professionnels de la région, de toute la France et même de l'étranger, puisque des visiteurs russes et un acheteur portugais ont fait le déplacement, le 17 février, à l'agropôle de Magny-Cours. Pour cette vente aux enchères, qui concluait plusieurs mois de pension et d'évaluation pour 51 veaux, ils étaient nombreux sur les bancs de l'amphithéâtre où résonnait la voix de Martial Tardivon, le chef des ventes du marché au cadran de Moulins-Engilbert. En dépit d'un incident électrique qui a fait perdre quelques minutes sur le programme, la vente s'est finalement bien déroulée. Les gradins, de chaque côté du ring, étaient pleins. Carole Cheneau, la chargée de communication du Herd Book Charolais, a évalué une affluence multipliée par deux en comparaison de celle de 2011.

[INTER]Prix moyen de 3006 euros[inter]
Parmi les bonnes nouvelles, les prix ont également caracolé à des niveaux encore jamais atteints pour ce type de programme. Ainsi, sur 48 reproducteurs charolais présentés à la vente, 35 ont trouvé acquéreurs pour un prix de vente moyen de 3006 euros. Cela correspond à une hausse de 200 euros par rapport au prix moyen constaté l'an dernier à cette même occasion. Si le prix le plus bas a tourné autour des 2500 euros de mise à prix, un taureau originaire de la Nièvre a remporté la palme à un prix de 5200 euros. Good -c'est son nom- est un fils de Noaille VF et de Vigne. Né dans l'EARL Jean-Michel Bonnet, à Rémilly, il affiche des performances remarquables. Son gain moyen quotidien, à la station, s'est élevé à 1571 grammes par jour et tous ses index étaient supérieurs à 100 (IFNAIS 104, IVMAT 110, DM Sev 107, CR Sev 104 et AVEL 106). Il a fait le bonheur d'un acheteur portugais, Joao Correia, éleveur à Moita, qui est à la tête d'un troupeau de 2000 vaches, dont 1500 croisées et le reste en Charolaises, Limousines et Salers pures. Comme l'acquéreur, de nombreux éleveurs présents ont admiré les lignes et la morphologie du taureau, dont les qualités visibles, aux yeux des professionnels, dépassaient le seul intérêt des index. [I]«Quel bel animal!»[i] a-t-on entendu dans les travées. A partir de 16h40, une fois les enchères électroniques terminées, les éleveurs se sont retrouvés devant les boxes pour commencer les négociations à l'amiable autour de la dizaine d'invendus.