Journées du Patrimoine
Des balades pour comprendre comment l'élevage façonne le paysage
Dimanche 18 septembre, près de 140 personnes se sont invitées chez Francis Maenhout, éleveur à Chevenon, qui ouvrait son exploitation dans le cadre des Journées du Patrimoine. Une paysagiste professionnelle, à quatre reprises durant la journée, a expliqué le rôle des haies autour des parcelles et l'importance de la culture de l'herbe dans les prairies.
Ils sont venus, parents et enfants, parfois en très bas âge, déambuler le long des haies de l'exploitation. Ils avaient vu les affiches de l'opération initiée par le Centre interprofessionnel des viandes (CIV), l'interprofession du Lait (CNIEL) et la Confédération nationale de l'Elevage (CNE) pour la troisième année consécutive, avaient entendu les spots de publicité à la radio, avaient lu les informations dans le journal ou avaient été conseillés par les Offices de tourisme. De Nevers, Varennes-Vauzelles, Urzy, Saint-Parize-le-Chatel ou Magny-Cours, ils étaient près de 140, dimanche dernier, à venir chez Francis Maenhout à Chevenon. Par quatre fois durant la journée, ils se sont rassemblés autour de Claire-Hélène Delouvée, une paysagiste professionnelle, qui, le temps d'une balade bucolique, leur a expliqué le rôle des prairies et des haies sur l'exploitation de l'éleveur et l'entretien que cela implique pour lui tous les ans. Pour enrichir ses sols les plus pauvres, Francis Maenhout engraisse ainsi ses pâtures avec du compost. Les graminées et les légumineuses qu'il obtient sont nécessaires à l'alimentation de ses 120 bovins charolais, répartis en lots de 10-12 bêtes avec un taureau. La paysagiste a également expliqué, qui les parcelles céréalières qui jouxtent le canal latéral à la Loire, qui les haies basses et les haies hautes qui longent les parcelles. àparées par l'éleveur, celles-ci fourmillent de chênes isolés, de charmes, d'ormes, d'érables champêtres ou de noisetiers... Des bois assez durs dont l'intérêt agronomique est d'offrir un abri pour la biodiversité et les animaux, et de servir d'éponges aux coulées de boue et de brise-vent.
[INTER]Dégustations de viande[inter]
De retour dans la cour de ferme, les curieux pouvaient demander des renseignements sur l'organisation du travail de l'éleveur, tout en dégustant des morceaux de viande grillée par ses soins. Les plus jeunes étaient également invités à participer à des ateliers de coloriage et de pâte à modeler autour de la thématique de l'élevage et des paysages. Isabelle Tisserand, la chargée de communication régionale du CIV, qui jouait les animatrices, recueillait les impressions des visiteurs et délivrait des messages sur cette richesse patrimoniale entretenue par les éleveurs. De son côté, Francis Maenhout, en fin de journée, s'est dit satisfait de la démarche engagée chez lui: [I]«Les gens ont marqué beaucoup d'intérêt pour la profession, sur ma façon de m'y prendre avec les animaux et les outils. Ils ont pris conscience de notre beau métier, de notre rôle sur l'entretien des paysages, et de l'idée selon laquelle nous essayons de leur proposer des produits de qualité»[i]. Une bonne façon de replacer la logique agricole au cœur des aspirations sociales des citoyens.
[INTER]Dégustations de viande[inter]
De retour dans la cour de ferme, les curieux pouvaient demander des renseignements sur l'organisation du travail de l'éleveur, tout en dégustant des morceaux de viande grillée par ses soins. Les plus jeunes étaient également invités à participer à des ateliers de coloriage et de pâte à modeler autour de la thématique de l'élevage et des paysages. Isabelle Tisserand, la chargée de communication régionale du CIV, qui jouait les animatrices, recueillait les impressions des visiteurs et délivrait des messages sur cette richesse patrimoniale entretenue par les éleveurs. De son côté, Francis Maenhout, en fin de journée, s'est dit satisfait de la démarche engagée chez lui: [I]«Les gens ont marqué beaucoup d'intérêt pour la profession, sur ma façon de m'y prendre avec les animaux et les outils. Ils ont pris conscience de notre beau métier, de notre rôle sur l'entretien des paysages, et de l'idée selon laquelle nous essayons de leur proposer des produits de qualité»[i]. Une bonne façon de replacer la logique agricole au cœur des aspirations sociales des citoyens.