Communication
Cultiver le lien avec le consommateur
Pollueurs, soumis aux lobbys et à l’industrie, seigneurs de la terre… Les clichés sur les céréaliers ne manquent pas.... A l’occasion de leur congrès les céréaliers ont donc souligné l’importance de communiquer davantage avec la société.
Alors que ces derniers mois, les pratiques agricoles ont été décriées à de nombreuses reprises dans les médias, les céréaliers de l’AGPB ont souhaité en savoir davantage sur l’opinion du grand public.
Lors du congrès, les résultats d’une enquête réalisée par l’institut ViaVoice ont été dévoilés : sur un échantillon de 1 000 personnes représentatives, 74 % déclarent avoir une bonne image des céréaliers.
Néanmoins, des clivages existent entre les générations et entre les catégories sociales. Ainsi, les jeunes ont davantage confiance que leurs aînés et seuls 53 % des cadres ont une image positive des céréaliers.
Des leviers d’amélioration
Mais pour garder et améliorer cette bonne image, il faut en premier lieu communiquer sur les bonnes pratiques. «On sait s’adapter, dans les années 1990, les premières attentes du consommateur étaient traçabilité, qualité, manger sainement, et au fur et à mesure, on a vu une évolution vers plus de sécurité alimentaire, mais on n’a pas été assez «pushy» pour raconter à la société que l’on avait changé», constate Christophe Grison, agriculteur dans l’Oise et président de la coopérative ValFrance.
Pour le sociologue Eric Birlouez, la méfiance du consommateur est à prendre comme un challenge. «La communication est un enjeu essentiel à condition de ne pas la confondre avec promotion ou publicité», indique-t-il.
Néanmoins, les attentes sociétales sont fortes : pour 42% des sondés, il est important d’améliorer la qualité des produits et pour 38%, de s’engager dans un mode de production plus soucieux des enjeux environnementaux.
L’alimentation est désormais au cœur des enjeux écologiques quand, avant, ceux-ci se focalisaient sur le tri et sur l’énergie, indique Pascale Hébel, directrice du pôle Communication et Entreprise au Crédoc.
Et ces considérations s’expriment pour l’ensemble de la filière agroalimentaire. «Les consommateurs sont partis d’une qualité qui se prouve à une qualité qui s’éprouve», témoigne de son côté Rémi Rocca, directeur des achats de MacDo France. «Il faut que l’on ait confiance en nous, qu’on soit transparent et montrer traçabilité de ce que l’on fait. On peut être sereins par rapport à la manière dont on est perçus», conclut Eric Thirouin.
Lors du congrès, les résultats d’une enquête réalisée par l’institut ViaVoice ont été dévoilés : sur un échantillon de 1 000 personnes représentatives, 74 % déclarent avoir une bonne image des céréaliers.
Néanmoins, des clivages existent entre les générations et entre les catégories sociales. Ainsi, les jeunes ont davantage confiance que leurs aînés et seuls 53 % des cadres ont une image positive des céréaliers.
Des leviers d’amélioration
Mais pour garder et améliorer cette bonne image, il faut en premier lieu communiquer sur les bonnes pratiques. «On sait s’adapter, dans les années 1990, les premières attentes du consommateur étaient traçabilité, qualité, manger sainement, et au fur et à mesure, on a vu une évolution vers plus de sécurité alimentaire, mais on n’a pas été assez «pushy» pour raconter à la société que l’on avait changé», constate Christophe Grison, agriculteur dans l’Oise et président de la coopérative ValFrance.
Pour le sociologue Eric Birlouez, la méfiance du consommateur est à prendre comme un challenge. «La communication est un enjeu essentiel à condition de ne pas la confondre avec promotion ou publicité», indique-t-il.
Néanmoins, les attentes sociétales sont fortes : pour 42% des sondés, il est important d’améliorer la qualité des produits et pour 38%, de s’engager dans un mode de production plus soucieux des enjeux environnementaux.
L’alimentation est désormais au cœur des enjeux écologiques quand, avant, ceux-ci se focalisaient sur le tri et sur l’énergie, indique Pascale Hébel, directrice du pôle Communication et Entreprise au Crédoc.
Et ces considérations s’expriment pour l’ensemble de la filière agroalimentaire. «Les consommateurs sont partis d’une qualité qui se prouve à une qualité qui s’éprouve», témoigne de son côté Rémi Rocca, directeur des achats de MacDo France. «Il faut que l’on ait confiance en nous, qu’on soit transparent et montrer traçabilité de ce que l’on fait. On peut être sereins par rapport à la manière dont on est perçus», conclut Eric Thirouin.
L’AGPB lance sa première campagne de communication grand public
Forte des résultats de son enquête, l’AGPB souhaite améliorer son image auprès des cadres, qui ont une moins bonne image des céréaliers que le reste de la population (53% contre 74%). Cinq producteurs de grandes cultures - deux femmes, trois hommes - de 30 à 57 ans et de régions différentes, ont ainsi été sélectionnés pour incarner les «Nouveaux céréaliers», nouvelle identité visuelle de l’AGPB. Ils seront les visages d’une campagne de communication qui s’appuiera sur un site internet présentant la réalité du métier, sur des publications dans le magazine 20 Minutes et sur les réseaux sociaux.