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Le Sommet versant politique

Cournon plus que jamais incontournable

La crise de la FCO et l’annulation des concours et expositions de bovins n’ont pas eu raison du Sommet de l’élevage. Les visiteurs ont fait le déplacement, les délégations étrangères et les acteurs économiques de l’élevage aussi, les conférences et ateliers ont donné des perspectives... Cournon est resté Cournon, même si les travées de stabulations vides ont donné à certains comme un petit pincement au cœur.
Par Anne-Marie Klein
Cournon plus que jamais incontournable
Le machinisme dans toute sa diversité, nouvelles machines et valeurs sûres font toujours recettes auprès des visiteurs
Jusqu’au dernier moment on a pu croire à leur venue, mais à quelques jours de l’ouverture du Sommet de l’élevage, le couperet est tombé, il n’y aura pas un seul bovin à Cournon. La nature a cependant horreur du vide, aussi les nombreux visiteurs qui se sont pressés dans les hall ont eu tôt fait d’oublier les installations délaissées par les animaux. La FCO a frappé l’élevage, mais elle n’a pas abattu le Sommet ; les exposants n’ont pas boycotté le salon et les nombreuses visites d’élevage ont été tout aussi courues. Les visiteurs se sont déplacés en masse dans les fermes, «nous avons doublé le nombre des visites dans les élevages» a indiqué Jacques Chazalet, le président du Sommet. Les délégations étrangères étaient bien présentes aussi : Turc, Japonais, Américains, Asiatiques, Africains, Italiens, Espagnols... «tous les pays intéressés par la génétique bovines» se sont déplacés  pour ce grand rendez-vous de l’élevage. Les organisateurs ont comptabilisé 28% de visiteurs internationaux en plus.

Des questions... sans réponse encore
Pour cette édition sur fond de FCO, la tension était cependant palpable dans l’attente de la visite -expresse- du ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll. Le ministre est venu, il a vu, il a rapidement répondu à quelques questions et il est vite reparti. Alors que la dernière réunion portant sur la gestion de la FCO était programmée pour le 14 octobre, le ministre n’avait pas beaucoup de cartes dans sa manche pour apaiser les interpellations les plus vives. Le protocole d’exportation espagnol a été signé, les négociations sont en bonne voie avec la Italiens, la fusion des zones est à l’ordre du jour mais rien n’est encore décidé et l’allègement des protocoles fait partie des fortes attentes des professionnels. Toutes ces questions sont encore en négociation, mais ce mercredi 7 octobre c’était encore le flou le plus total.
Reste aussi la question de l’indemnisation des éleveurs qui sont obligés de garder leurs animaux sur leur exploitation. Stéphane Le Foll a promis d’accélérer la procédure des calamités pour les éleveurs sinistrés par la sécheresse. «Les aides seront versées d’ici la fin de l’année», a-t-il promis dans les départements du bassin allaitant. Mais sur la prise en charge précise des coûts liés à l’immobilisation des animaux dans les élevages, le fonds de mutualisation sanitaire et environnemental (FMSE) devrait procéder aux premiers versements pour une période limitée. Le relais devrait être pris ensuite par les Pouvoirs publics, en raison du coût important que cela représente. Devant l’insistance des représentants des éleveurs, Stéphane le Foll s’est engagé en ce sens.