Sommet de l'àlevage
«Cournon est le meilleur rendez-vous pour faire voir les taureaux»
Le Sommet de l'Elevage s'est déroulé du 3 au 5 octobre à la Grande Halle d'Auvergne, à Cournon. Sept élevages nivernais y ont présenté des taureaux, parmi les meilleurs de leur catégorie. Ainsi, Gilles Paupinat, éleveur à Magny-Cours, a-t-il pu montrer Figaro, un taureau de moins de 30 mois, destiné à la reproduction.
Sommet de l'élevage, le bien nommé, Cournon est un rendez-vous de plus en plus couru des professionnels dont l'attrait pour toutes les races et les espèces (ovine et équine également) se vérifie année après année mais Sommet, bien-nommé aussi parce que c'est là que l'on rencontre de nombreux specimen de ce que la sélection génétique produit de mieux. En Charolais en particulier. [I]«C'est un concours de professionnels, où l'on voit les éleveurs intéressés pour acheter les produits des meilleurs taureaux»[i] justifie Gilles Paupinat, éleveur de Magny-Cours qui a fait, avec son fils, le déplacement en Auvergne.
[I]«En Charolais, Cournon supplante le salon de Paris. Il y a les bons que l'on a vu lors du salon de Saulieu, peut-être pas tous, mais les meilleurs sont là»[i] explique-t-il. Pour preuve, sur cent quarante demandes de participation, seuls quarante neuf ont pu faire partie de la présentation cette année. Le concours qui s'est déroulé mercredi n'est pas reconnu mais c'est tout comme: [I]«Figaro, mon taureau, concourrait dans une section de seulement six reproducteurs mais la concurrence était très rude»[i]. A la fin, seul le gratin s'est imposé.
[INTER]Travail sur plusieurs générations[inter]
Gilles Paupinat est un habitué des concours. L'an dernier, il avait fini 1er du spécial du Marault et avait remporté de challenge de Bouhier au Concours de Nevers. Il avait aussi classé 2ème prix d'ensemble trois femelles issues du même Figaro. [I]«C'est beaucoup de travail, d'organisation et de main d'oeuvre que de participer à des compétitions»[i] souligne l'éleveur de Magny-Cours qui doit en parallèle [I]«prendre soin des cent soixante veaux de la ferme»[i] dont il s'occupe seul avec son épouse. Et bientôt avec son fils, François, qui termine ses études et va bientôt les rejoindre sur l'exploitation.
La sélection, sur la ferme, est un travail de longue haleine [I]«et de plusieurs générations»[i] précise l'éleveur qui marche sur les traces de son père et de son beau-père, Raymond Lépée. Et ce n'est pas un chemin parsemé de pétales de roses: [I]«s'il y a de moins en moins de sélectionneurs, c'est que cela demande beaucoup d'attention et que le retour n'est pas toujours à la hauteur des espérances»[i]. Il faut avoir la foi du charbonnier mais, jusqu'à présent, celle-ci n'a pas fait défaut à Gilles Paupinat.
[I]«Pour que ce soit lucratif à Cournon de vendre les produits d'un taureau, il faut que les gens soient intéressés par l'animal, que celui-ci présente un certain type «viande» en plus des critères représentatifs de la race. Par exemple, Figaro montre de belles lignes, de bons aplombs. Je pense que c'est un modèle qui représente bien le charolais, en tout cas tel que je l'aime. Il a de l'allure mais il n'est pas surfait. Il est toujours frais, se déplace bien et gère correctement son volume»[i].
La séléction n'est pas donnée à tout le monde, mais elle est encore le fait de passionnés obstinés. Gilles Paupinat fait partie de ceux-là.
[I]«En Charolais, Cournon supplante le salon de Paris. Il y a les bons que l'on a vu lors du salon de Saulieu, peut-être pas tous, mais les meilleurs sont là»[i] explique-t-il. Pour preuve, sur cent quarante demandes de participation, seuls quarante neuf ont pu faire partie de la présentation cette année. Le concours qui s'est déroulé mercredi n'est pas reconnu mais c'est tout comme: [I]«Figaro, mon taureau, concourrait dans une section de seulement six reproducteurs mais la concurrence était très rude»[i]. A la fin, seul le gratin s'est imposé.
[INTER]Travail sur plusieurs générations[inter]
Gilles Paupinat est un habitué des concours. L'an dernier, il avait fini 1er du spécial du Marault et avait remporté de challenge de Bouhier au Concours de Nevers. Il avait aussi classé 2ème prix d'ensemble trois femelles issues du même Figaro. [I]«C'est beaucoup de travail, d'organisation et de main d'oeuvre que de participer à des compétitions»[i] souligne l'éleveur de Magny-Cours qui doit en parallèle [I]«prendre soin des cent soixante veaux de la ferme»[i] dont il s'occupe seul avec son épouse. Et bientôt avec son fils, François, qui termine ses études et va bientôt les rejoindre sur l'exploitation.
La sélection, sur la ferme, est un travail de longue haleine [I]«et de plusieurs générations»[i] précise l'éleveur qui marche sur les traces de son père et de son beau-père, Raymond Lépée. Et ce n'est pas un chemin parsemé de pétales de roses: [I]«s'il y a de moins en moins de sélectionneurs, c'est que cela demande beaucoup d'attention et que le retour n'est pas toujours à la hauteur des espérances»[i]. Il faut avoir la foi du charbonnier mais, jusqu'à présent, celle-ci n'a pas fait défaut à Gilles Paupinat.
[I]«Pour que ce soit lucratif à Cournon de vendre les produits d'un taureau, il faut que les gens soient intéressés par l'animal, que celui-ci présente un certain type «viande» en plus des critères représentatifs de la race. Par exemple, Figaro montre de belles lignes, de bons aplombs. Je pense que c'est un modèle qui représente bien le charolais, en tout cas tel que je l'aime. Il a de l'allure mais il n'est pas surfait. Il est toujours frais, se déplace bien et gère correctement son volume»[i].
La séléction n'est pas donnée à tout le monde, mais elle est encore le fait de passionnés obstinés. Gilles Paupinat fait partie de ceux-là.