D’abord, planter le décor...
Coup de projecteur sur les cultures en Côte d’Or et en Bourgogne-Franche-Comté
Les deux tiers des terres arables de Bourgogne sont consacrés à la culture du blé tendre, des orges et escourgeon et du colza. La région bénéficie de deux atouts : des productions végétales de qualité et des organismes stockeurs bien implantés qui s’organisent collectivement pour se positionner sur les marchés de qualité à l’international. Le tout, dans un contexte de production contraint, du fait du potentiel limité des sols et des conditions pédo-climatiques difficiles sur la grand majorité du territoire régional.
En Bourgogne-Franche-Comté comme sur l’ensemble du territoire français, le secteur céréalier est en panne de revenu depuis 5 ans. Dans ces zones céréalières qui ne peuvent pas prétendre à des récoltes record du fait d’un contexte pédo-climatique particulier, les exploitations s’en trouvent d’autant plus fragilisées et les producteurs de céréales n’ont pas attendu pour actionner tous les leviers de compétitivité disponibles et en chercher de nouveaux. Les attentes sont fortes en matière de recherche et d’innovation pour apporter des solutions aux impasses actuelles, qu’elles soient économiques, techniques ou agronomiques.
Ces périodes de crises ont toutefois un versant positif, elles poussent à privilégier la réflexion collective, les regroupements, la mutualisation des moyens.
La qualité n’est pas une option, mais une obligation
La Bourgogne Franche-Comté est la zone céréalière importante la plus méridionale de France. Ses sols au potentiel agronomique limité la contraignent à se positionner sur une production de qualité. Les blés sont ainsi issus de variétés panifiables supérieures, de bonne qualité protéique. Avec un bémol ces dernières années, le plafonnement des rendements et la diminution de la valeur protéique des blés produits.
Les céréales occupent 30% de la SAU régionale, soit 751 000 ha. Le blé tendre domine et occupe 52% du total de la sole céréalière (390 000 ha). Suivi par l’orge et l’escourgeon d’hiver (195 000 ha), le maïs grain (75 000 ha) et l’orge de printemps (39 000 ha). La région se trouve produire aussi 13% de la production française d’avoine. La moitié des exploitations de la région, soit 14 237 ont une surface en céréales.
En 2015, la région a produit 4,9 millions de tonnes de céréales. L’Yonne en est le premier département céréalier avec 31% de la sole régionale et la moitié de SAU cultivée en céréales. La Côte d’Or consacre 40% de sa SAU aux céréales, elle assure ainsi 25% de la production régionale de céréales. En Haute-Saône et dans la Nièvre la surface en céréales représente environ un quart de la SAU départementale.
Un secteur coopératif
un négoce dynamiques
Le secteur coopératif est très important avec de grandes unités de collecte : 110 Bourgogne, Dijon-Céréales, Bourgogne du Sud, Axéréal, Interval, Terre Comtoise et Ynovae. Le négoce est présent au travers des Etablissements Bresson, du groupe Soufflet, Ruzé, Girous, Faivre, Jacquot, Thiébaut.
Dijon Céréales, Bourgogne du Sud et Terre Comtoise se sont associés pour la gestion du site multimodal (rail, fluvial, route) de Pagny Val de Saône. Ce site est le port céréalier le plus septentrional de l’axe Rhin-Rhône. Les plate-formes multimodales de Chalon (Bourgogne du Sud) et Mâcon (Terres d’Alliance) ont aussi une importante activité céréalière.
L’union de commercialisation Cérévia rassemble 7 coopératives, permet de globaliser l’offre logistique et de mieux peser sur les marchés du bassin méditerranéen.
Tous ces silos sont directement reliés à la méditerranée via le port de Fos sur Mer (vers Italie, Grèce, Espagne, Pays du Maghreb et Israël). Mais la concurrence est vive sur ces marchés avec des Pays de la Mer Noire qui sont revenue en force ces dernières années. Les trois débouchés des blés sont la meunerie, l’export et la fabrication d’aliments du bétail. L’orge de qualité est destinée à la brasserie.
Ces périodes de crises ont toutefois un versant positif, elles poussent à privilégier la réflexion collective, les regroupements, la mutualisation des moyens.
La qualité n’est pas une option, mais une obligation
La Bourgogne Franche-Comté est la zone céréalière importante la plus méridionale de France. Ses sols au potentiel agronomique limité la contraignent à se positionner sur une production de qualité. Les blés sont ainsi issus de variétés panifiables supérieures, de bonne qualité protéique. Avec un bémol ces dernières années, le plafonnement des rendements et la diminution de la valeur protéique des blés produits.
Les céréales occupent 30% de la SAU régionale, soit 751 000 ha. Le blé tendre domine et occupe 52% du total de la sole céréalière (390 000 ha). Suivi par l’orge et l’escourgeon d’hiver (195 000 ha), le maïs grain (75 000 ha) et l’orge de printemps (39 000 ha). La région se trouve produire aussi 13% de la production française d’avoine. La moitié des exploitations de la région, soit 14 237 ont une surface en céréales.
En 2015, la région a produit 4,9 millions de tonnes de céréales. L’Yonne en est le premier département céréalier avec 31% de la sole régionale et la moitié de SAU cultivée en céréales. La Côte d’Or consacre 40% de sa SAU aux céréales, elle assure ainsi 25% de la production régionale de céréales. En Haute-Saône et dans la Nièvre la surface en céréales représente environ un quart de la SAU départementale.
Un secteur coopératif
un négoce dynamiques
Le secteur coopératif est très important avec de grandes unités de collecte : 110 Bourgogne, Dijon-Céréales, Bourgogne du Sud, Axéréal, Interval, Terre Comtoise et Ynovae. Le négoce est présent au travers des Etablissements Bresson, du groupe Soufflet, Ruzé, Girous, Faivre, Jacquot, Thiébaut.
Dijon Céréales, Bourgogne du Sud et Terre Comtoise se sont associés pour la gestion du site multimodal (rail, fluvial, route) de Pagny Val de Saône. Ce site est le port céréalier le plus septentrional de l’axe Rhin-Rhône. Les plate-formes multimodales de Chalon (Bourgogne du Sud) et Mâcon (Terres d’Alliance) ont aussi une importante activité céréalière.
L’union de commercialisation Cérévia rassemble 7 coopératives, permet de globaliser l’offre logistique et de mieux peser sur les marchés du bassin méditerranéen.
Tous ces silos sont directement reliés à la méditerranée via le port de Fos sur Mer (vers Italie, Grèce, Espagne, Pays du Maghreb et Israël). Mais la concurrence est vive sur ces marchés avec des Pays de la Mer Noire qui sont revenue en force ces dernières années. Les trois débouchés des blés sont la meunerie, l’export et la fabrication d’aliments du bétail. L’orge de qualité est destinée à la brasserie.
Les signes et démarches de qualité
Moulins Decollogne à Aiserey (filiale du groupe Dijon Céréales) est le plus grand moulin bio d’Europe (capacité d’écrasement 25000 tonnes par an), produit des farines sous label rouge... Plusieurs organismes stockeurs contractualisent également sur des filières de qualité : le blé certifié CRC (Culture Raisonnée Contrôlée), collecté par les coopératives Capserval, 110 Bourgogne et pour le négoce par les Etablissements Bresson. La Moutarde de Bourgogne, production emblématique en Côte d’Or et qui a du renouer avec son histoire en conquérant de nouveaux espaces de production et en obtenant son IGP (Indication géographique protégée)