Fusion de l'ADPA58 avec ELVEA 71
«Ce n'est pas un enterrement, c'est un mariage»
A compter du 1er janvier 2012, l'Association des éleveurs pour le développement des productions animales de la Nièvre (ADPA58) sera officiellement dissoute et fusionnée avec ELVEA71, une association d'éleveurs de Saône-et-Loire. Les adhérents des deux structures en ont adopté le principe les 22 et 23 septembre derniers.
L'ADPA58 a vécu sa dernière assemblée générale en tant que telle, jeudi 22 septembre au Marché au cadran de Moulins-Engilbert. En fin de réunion, la vingtaine d'adhérents présents a adopté le projet d'une dissolution par fusion de l'association avec ELVEA71. Le lendemain, c'était au tour des adhérents de la structure de Saône-et-Loire de se prononcer sur ce rapprochement, ce qu'ils ont fait favorablement. Ainsi donc, dès le 1er janvier prochain (à la fin de l'exercice comptable 2011), ELVEA71 aura intégré les actifs et récupéré l'ancienne structure nivernaise. [I]«Ce n'est pas un enterrement, c'est un mariage»[i] a voulu espérer Jean-Claude Lebel, l'un des deux co-présidents de l'ADPA58, jeudi. Jean-Michel Morel, éleveur à Chamoux et président d'ELVEA71, avait fait le déplacement à Moulins-Engilbert pour expliquer les modalités de cette fusion et rassurer les éleveurs nivernais.
[INTER]Seuil d'adhérents critique[inter]
Avec un nombre d'adhérents de 164 éleveurs en 2010, soit une érosion de 47 membres en un an, [I]«l'association a atteint son seuil critique»[i] a souligné le co-président de l'ADPA58. Cet effritement des effectifs avait été engagé depuis plusieurs années et s'est accéléré l'an dernier, incitant les responsables de l'ADPA à chercher des solutions de mutualisation régionale ou interdépartementale. Jean-Claude Lebel a d'abord évoqué un projet d'association régionale avec ELVEA21-89 et ELVEA71, fruit d'une première réflexion, mais le projet a été rejeté par cette dernière, la Saône-et-Loire, avec plus de 450 adhérents, veillant jalousement sur ses prérogatives départementales. C'est donc dans un deuxième temps que l'idée d'une fusion des deux structures limitrophes a pris forme. Jean-Michel Morel a reconnu que, pour des raisons de gestion statutaire, il aurait préféré une disparition pure et simple de la structure nivernaise mais que c'est le chemin d'une dissolution par fusion qui a été validée par les deux entités. Toutefois, ELVEA71, qui a connu des modifications statutaires il y a peu, ne devrait pas changer de nom ou d'organisation. Pour les anciens adhérents de la Nièvre qui accepteraient de rejoindre la nouvelle structure, rien ne devrait changer. Des élus siégeront au conseil d'administration d'ELVEA71. Un(e) technicien(e) circulera encore dans les exploitations nivernaises et animera une permanence hebdomadaire le mardi dans les locaux de la Sicafome. Seul le calcul de cotisation devrait évoluer, passant d'une moyenne de 110 euros à l'ADPA58 à 150 euros auprès d'ELVEA71. Contrairement à l'ADPA, ELVEA71 dispose d'un agrément officiel d'organisation de producteurs non commerciale (OPNC). Les Nivernais escomptent ainsi trouver des débouchés et compenser les réductions d'importations de Coop'Italia qui, par sa marque Heredia, avait jusque là soutenu la filière de bovins labellisés non OGM. Avant de réduire la voilure.
[INTER]Seuil d'adhérents critique[inter]
Avec un nombre d'adhérents de 164 éleveurs en 2010, soit une érosion de 47 membres en un an, [I]«l'association a atteint son seuil critique»[i] a souligné le co-président de l'ADPA58. Cet effritement des effectifs avait été engagé depuis plusieurs années et s'est accéléré l'an dernier, incitant les responsables de l'ADPA à chercher des solutions de mutualisation régionale ou interdépartementale. Jean-Claude Lebel a d'abord évoqué un projet d'association régionale avec ELVEA21-89 et ELVEA71, fruit d'une première réflexion, mais le projet a été rejeté par cette dernière, la Saône-et-Loire, avec plus de 450 adhérents, veillant jalousement sur ses prérogatives départementales. C'est donc dans un deuxième temps que l'idée d'une fusion des deux structures limitrophes a pris forme. Jean-Michel Morel a reconnu que, pour des raisons de gestion statutaire, il aurait préféré une disparition pure et simple de la structure nivernaise mais que c'est le chemin d'une dissolution par fusion qui a été validée par les deux entités. Toutefois, ELVEA71, qui a connu des modifications statutaires il y a peu, ne devrait pas changer de nom ou d'organisation. Pour les anciens adhérents de la Nièvre qui accepteraient de rejoindre la nouvelle structure, rien ne devrait changer. Des élus siégeront au conseil d'administration d'ELVEA71. Un(e) technicien(e) circulera encore dans les exploitations nivernaises et animera une permanence hebdomadaire le mardi dans les locaux de la Sicafome. Seul le calcul de cotisation devrait évoluer, passant d'une moyenne de 110 euros à l'ADPA58 à 150 euros auprès d'ELVEA71. Contrairement à l'ADPA, ELVEA71 dispose d'un agrément officiel d'organisation de producteurs non commerciale (OPNC). Les Nivernais escomptent ainsi trouver des débouchés et compenser les réductions d'importations de Coop'Italia qui, par sa marque Heredia, avait jusque là soutenu la filière de bovins labellisés non OGM. Avant de réduire la voilure.