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Remaniement ministériel

Bruno Le Maire : un ministre aux champs

Bruno Le Maire vient d'être nommé ministre de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Pêche, où il succède à Michel Barnier.
Par Anne-Marie Klein
Le nouveau ministre de l'Agriculture a désormais un nom et un visage : Bruno Le Maire. Cette nomination aura maintenu le suspens jusqu'au dernier moment, puisque d'autres noms circulaient dans les allées proches de l'Elysée. Deux ans après avoir été élu député dans l'Eure et six mois à peine, après avoir été nommé secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, l'ancien directeur de cabinet de Dominique de Villepin, voit son parcours sans faute récompensé par le ministère de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Pêche. Une charge à haut risque en ces périodes de turbulence pour l'agriculture.
Bruno Le Maire est réputé "brillant et ambitieux", c'est en tout cas un pur produit de la haute fonction publique : normalien, agrégé de lettres et énarque. A quarante ans, il a su ces derniers mois faire la preuve de ses compétences et de sa grande diplomatie en menant à bien le rapprochement entre la France et l'Allemagne dans la stratégie européenne.
Avec Michel Mercier, sénateur et élu du Rhône, qui prend le portefeuille de l'Espace rural et de l'aménagement du territoire il va devoir former un tandem au sein duquel il conviendra de bien répartir les attributions.
Dans un communiqué, la FNSEA, a tracé les grandes lignes de la feuille de route du nouveau ministre : "il faut que l'action du ministre s'inscrive dans la continuité des engagements pris ces dernières semaines : accord sur le prix du lait, engagement sur la transparence des marges, amélioration des pratiques commerciales... Autant de chantiers que Bruno Le Maire devra prendre en main sans attendre !". Autant dire aussi que le ministre ne devra pas s'attendre à un éventuel "état de grâce", au vu des dossiers chauds et difficiles qui l'attendent sur le plan agricole.
Le syndicat majoritaire lui rappelle ainsi qu'il "devra peser de tout son poids dans les discussions sur l'avenir et le budget de la politique agricole commune", alors que l'échéance de 2013 se rapproche à grands pas.