Bistrots et cafés, un bonheur menacé
On les adore, mais notre époque les maltraite. Comme les autres artisans et petits commerces ruraux, ils sont précieux pour la qualité de la vie. Rencontres avec des buralistes, associations et initiatives locales.
Un paradoxe français : première puissance agricole européenne, première destination touristique mondiale avec 102 millions de visiteurs en 2025, il n’est pas facile de trouver un endroit où manger dans la France rurale – à part les restaurants ouvriers et routiers ouverts en semaine au déjeuner, quelques adresses gastronomiques souvent situées au centre des villes et les chaînes de restauration rapide. Selon une étude Propulse du Crédit Agricole, les fast-foods captent désormais 55 % du chiffre d’affaires de la restauration. À la campagne, les 5 000 automates à pizza constituent l’offre la plus visible, et en forte progression car ils répondent à la fermeture des commerces dans les villages devenus dortoirs – tandis que les livreurs Deliveroo et Uber Eats desservent de plus en plus de bourgades. Autre contradiction : les habitants, la presse, les politiques apprécient le rôle des cafés et bistrots pour « la convivialité, le lien social, le vivre-ensemble, les anima...
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