Pénurie d’herbe
Anticiper pour passer le cap !
Les prairies sont désormais à l’état de paillasson et rares sont les zones où les animaux peuvent encore tirer profit de l’herbe. Face à cette situation, il convient de prendre des mesures afin de passer au mieux ce cap.
Les prévisions météorologiques restent orientées au sec, en dépit de quelques orages et averses éparses, l’affouragement devrait durer au moins jusqu’à fin août. L’objectif est de favoriser des repousses rapides quand les conditions climatiques redeviendront favorables et de préserver les animaux pour limiter les conséquences de cette phase de pénurie d’herbe.
Préserver vos prairies !
Afin de préserver le potentiel de repousse des prairies, il parait judicieux de resserrer les animaux sur des parcelles parking. Ces parcelles sont sacrifiées et ne verront pas de repousse avant la toute fin de ‘l’année mais permettront aux autres d’offrir de l’herbe au plus vite.
Les parcelles parking doivent être faciles d’accès, présenter des zones d’ombre suffisantes pour tout le lot et comporter un bon point d’eau. Pour rappel, une vache peut boire 100 l d’eau par jour pendant les fortes chaleurs.
Eau-Sel-Fibres
Ce sont les besoins essentiels à satisfaire pour les bovins. La question à se poser : tous vos lots ont-ils accès à de l’eau propre et à volonté ? Ont-ils du sel ? A noter qu’en cas d’affouragement à base de paille, il est conseillé d’apporter en plus des minéraux.
Distribuer les fourrages de manière pragmatique !
Dans les pâturages, les équipements de distribution de fourrages sont limités. La distribution de foin et d’enrubannage semblent la plus aisée. La distribution à volonté est la plus simple à mettre en place, à l’aide de râtelier. Si vos stocks sont limités,
la distribution rationnée est possible grâce à une dérouleuse sous un fil électrique par exemple pour limiter le gaspillage.
Si vous avez des parcelles proches des bâtiments, l’utilisation du bâtiment pour la distribution est également un bon moyen pour maitriser la distribution.
Dans tous les cas, prévoyez de conserver un stock en fourrage couvrant la moitié des besoins hivernaux de votre cheptel, soit 0,8 à 1 TMS (Tonne Matière Sèche) par UGB ou 1,3 à 1,6 TMS par vêlage
Complémenter les jeunes pour assurer des croissances minimales
Pour ne pas pénaliser les croissances futures, les veaux doivent réaliser au moins un GMQ de 800 g et les génisses de 18 mois au moins 400g. Pour les génisses en deuxième année de pâture, l’aliment sècheresse proposé par les fournisseurs convient. C’est un aliment titrant environ 15% MAT et 0.8 UFL par kg.
Sevrer précocement
Deux intérêts : limiter la consommation de concentrés et ou assurer les croissances des veaux / diminuer les besoins des vaches de 30%. Le sevrage peut être réalisé à partir de 250 kg, avec une transition facilitée pour les veaux qui savent déjà manger.
Cas particulier des vaches! Trier les vaches et réformer :
Il est possible d’utiliser le capital d’état des vaches et les faire maigrir un peu, mais pas dans tous les cas ! En effet, les vaches non encore fécondées et les vaches qui sont dans leur deux derniers mois de gestation ne doivent pas être sous alimentées sous peine de conséquences zootechniques directes sur la fécondité et sur la santé du veau. Le tri des vaches par stade physiologique est donc stratégique pour allouer au mieux les stocks. La détection des vaches vides est également à anticiper, soit pour une mise à l’engraissement précoce soit pour une vente.
Et à la ferme de Jalogny, Comment fait-on ?
Pour le cheptel avec vêlages de printemps : Les taureaux vont être enlevés d’ici quelques jours. Les vaches reçoivent 1 kg de paille et de l’enrubannage à volonté. Les génisses 18 mois ont encore un peu d’herbe d’avance sur la pâturage tournant et l’affouragement n’a pas encore commencé. Les génisses 3 mois sont dans le même cas. Exceptionnellement, une complémentation des veaux va être mise en place dans la semaine prochaine. Il s’agira d’un mélange constitué de 50% d’orge, 30% pulpe de betterave, 19% de tourteau de colza et 1% d’aliment minéral vitaminique.
Pour le cheptel avec vêlages d’automne : Les vaches sont affouragées avec 1 kg de paille et de l’enrubannage à volonté. Les vêlages vont commencer fin août. D’ici quelques jours, les vaches vont être ramenées près des bâtiments et recevront une ration de type hivernal. Les génisses de 2 ans sont affouragées avec de la paille et de l’enrubannage. Les laitonnes sevrées reçoivent de l’enrubannage et 2 kg d’un mélange à part égale entre pulpe de betterave et orge.
A noter: avec l’incendie récent, tout le stock de foin a été brûlé. C’est pour cette raison que tout l’affouragement se fait dans un premier temps avec de l’enrubannage. Certaines catégories pourraient recevoir du foin.
Préserver vos prairies !
Afin de préserver le potentiel de repousse des prairies, il parait judicieux de resserrer les animaux sur des parcelles parking. Ces parcelles sont sacrifiées et ne verront pas de repousse avant la toute fin de ‘l’année mais permettront aux autres d’offrir de l’herbe au plus vite.
Les parcelles parking doivent être faciles d’accès, présenter des zones d’ombre suffisantes pour tout le lot et comporter un bon point d’eau. Pour rappel, une vache peut boire 100 l d’eau par jour pendant les fortes chaleurs.
Eau-Sel-Fibres
Ce sont les besoins essentiels à satisfaire pour les bovins. La question à se poser : tous vos lots ont-ils accès à de l’eau propre et à volonté ? Ont-ils du sel ? A noter qu’en cas d’affouragement à base de paille, il est conseillé d’apporter en plus des minéraux.
Distribuer les fourrages de manière pragmatique !
Dans les pâturages, les équipements de distribution de fourrages sont limités. La distribution de foin et d’enrubannage semblent la plus aisée. La distribution à volonté est la plus simple à mettre en place, à l’aide de râtelier. Si vos stocks sont limités,
la distribution rationnée est possible grâce à une dérouleuse sous un fil électrique par exemple pour limiter le gaspillage.
Si vous avez des parcelles proches des bâtiments, l’utilisation du bâtiment pour la distribution est également un bon moyen pour maitriser la distribution.
Dans tous les cas, prévoyez de conserver un stock en fourrage couvrant la moitié des besoins hivernaux de votre cheptel, soit 0,8 à 1 TMS (Tonne Matière Sèche) par UGB ou 1,3 à 1,6 TMS par vêlage
Complémenter les jeunes pour assurer des croissances minimales
Pour ne pas pénaliser les croissances futures, les veaux doivent réaliser au moins un GMQ de 800 g et les génisses de 18 mois au moins 400g. Pour les génisses en deuxième année de pâture, l’aliment sècheresse proposé par les fournisseurs convient. C’est un aliment titrant environ 15% MAT et 0.8 UFL par kg.
Sevrer précocement
Deux intérêts : limiter la consommation de concentrés et ou assurer les croissances des veaux / diminuer les besoins des vaches de 30%. Le sevrage peut être réalisé à partir de 250 kg, avec une transition facilitée pour les veaux qui savent déjà manger.
Cas particulier des vaches! Trier les vaches et réformer :
Il est possible d’utiliser le capital d’état des vaches et les faire maigrir un peu, mais pas dans tous les cas ! En effet, les vaches non encore fécondées et les vaches qui sont dans leur deux derniers mois de gestation ne doivent pas être sous alimentées sous peine de conséquences zootechniques directes sur la fécondité et sur la santé du veau. Le tri des vaches par stade physiologique est donc stratégique pour allouer au mieux les stocks. La détection des vaches vides est également à anticiper, soit pour une mise à l’engraissement précoce soit pour une vente.
Et à la ferme de Jalogny, Comment fait-on ?
Pour le cheptel avec vêlages de printemps : Les taureaux vont être enlevés d’ici quelques jours. Les vaches reçoivent 1 kg de paille et de l’enrubannage à volonté. Les génisses 18 mois ont encore un peu d’herbe d’avance sur la pâturage tournant et l’affouragement n’a pas encore commencé. Les génisses 3 mois sont dans le même cas. Exceptionnellement, une complémentation des veaux va être mise en place dans la semaine prochaine. Il s’agira d’un mélange constitué de 50% d’orge, 30% pulpe de betterave, 19% de tourteau de colza et 1% d’aliment minéral vitaminique.
Pour le cheptel avec vêlages d’automne : Les vaches sont affouragées avec 1 kg de paille et de l’enrubannage à volonté. Les vêlages vont commencer fin août. D’ici quelques jours, les vaches vont être ramenées près des bâtiments et recevront une ration de type hivernal. Les génisses de 2 ans sont affouragées avec de la paille et de l’enrubannage. Les laitonnes sevrées reçoivent de l’enrubannage et 2 kg d’un mélange à part égale entre pulpe de betterave et orge.
A noter: avec l’incendie récent, tout le stock de foin a été brûlé. C’est pour cette raison que tout l’affouragement se fait dans un premier temps avec de l’enrubannage. Certaines catégories pourraient recevoir du foin.
Jachères, Patûrage possible sous certaines condition
Il est possible avec modification de la déclaration PAC 2015 ....
Au vu des conditions climatiques exceptionnelles, il est possible de faire pâturer les jachères à condition de modifier l’intitulé culture de la déclaration Pac 2015.
Attention cette modification peut avoir des conséquences sur le respect des 5 % de SIE. Aussi avant de faire cette modification d’assolement il faut s’assurer qu’elle n’impact pas le respect de cette condition du verdissement. Pour faire ce changement il faut utiliser le formulaire "modification de la déclaration des parcelles" disponible sous Télépac.
Avec cette modification la jachère deviens donc prairie. Si la jachère était déclarée en “jachère de 5 ans ou moins”, elle passera en prairie temporaire. Si elle était déclarée en “jachère de 6 ans ou plus déclarée comme SIE” elle passera en prairie permanente et sera soumise aux règles du maintien des prairies permanentes (notamment l’interdiction de retourner en zone de prairies sensibles).
Au vu des conditions climatiques exceptionnelles, il est possible de faire pâturer les jachères à condition de modifier l’intitulé culture de la déclaration Pac 2015.
Attention cette modification peut avoir des conséquences sur le respect des 5 % de SIE. Aussi avant de faire cette modification d’assolement il faut s’assurer qu’elle n’impact pas le respect de cette condition du verdissement. Pour faire ce changement il faut utiliser le formulaire "modification de la déclaration des parcelles" disponible sous Télépac.
Avec cette modification la jachère deviens donc prairie. Si la jachère était déclarée en “jachère de 5 ans ou moins”, elle passera en prairie temporaire. Si elle était déclarée en “jachère de 6 ans ou plus déclarée comme SIE” elle passera en prairie permanente et sera soumise aux règles du maintien des prairies permanentes (notamment l’interdiction de retourner en zone de prairies sensibles).