À son tour d'être passionné
Damien Geliquot a suivi le chemin de ses deux compères Dorian Verdot et Baptiste Silvestre pour élever lui-même des lapins et rejoindre l’association Aviculture Haute Côte-d'Or.
À force d'accompagner ses amis sur des expositions et concours avicoles, Damien Geliquot est lui aussi devenu éleveur en ayant ses propres petits animaux. Il y a tout juste un an, aux Journées châtillonnaises 2025, ce fils d'agriculteur habitant Fontaines-en-Duesmois se procurait des argentés anglais auprès de Marie-Claude Roethlisberger, éleveuse à Saint-Germain-le-Rocheux. Les 6 et 7 juin derniers, il exposait ses lapins à cette même vitrine de l'agriculture châtillonnaise.
Sauvegarder l'espèce
« C'est une fierté d'être ici et de contribuer, à mon échelle, à la sauvegarde d'espèces à très faibles effectifs, donc menacées de s'éteindre », confie le jeune homme de 18 ans. Damien Geliquot avait aussitôt rejoint l’association Aviculture Haute Côte-d’Or, issue du récent rapprochement du club avicole montbardois et d'Aviculture 2000. Le Côte-d'orien est le plus jeune de ce groupe présidé par Claude Paquot et composé d'une petite vingtaine d'adhérents passionnés. Son ami Dorian Verdot n'est pas très loin avec ses 20 printemps depuis le 3 juin. Baptiste Silvestre, lui, a 23 ans.
Distinction à Paris
Une très belle expérience a été vécue cet hiver au Salon de l'agriculture. Pour sa toute première participation, Damien Geliquot a été récompensé par le titre du meilleur sujet des petites races. « J'avais présenté des petits lapins d'un an. Cette récompense m'a fait plaisir, c'est une énorme satisfaction et la motivation de continuer n'en est que plus grande maintenant ! ». L'éleveur avait également participé à la Ferme Côte-d'Or à Dijon, quelques mois plus tôt.
Un futur agri
Damien Geliquot élève une douzaine de lapins adultes : « c'est une race de petite taille, les lapins sont un peu nerveux mais avec du calme et de la patience, on arrive à les rendre tout doux ! J'avais récupéré les clapiers de ma grand-mère qui n'est plus là. C'est aussi une fierté de les utiliser et de leur rendre une nouvelle vie. J'ai actuellement une douzaine de lapins, sans compter les petits. Je vais peut-être diminuer à la rentrée scolaire car je vais partir en BTS, je serai absent beaucoup plus souvent de la ferme. Je ne manquerai pas de revenir à ce nombre de têtes une fois les études terminées ». Notre interlocuteur, qui attend ses résultats du bac CGEA, a comme projet de s’installer sur la ferme familiale où travaillent Sylvain, son père, et Pascal, son oncle. « Je suis apprenti ici en ce moment ! Oui, je suis dans l'attente des résultats, j'ai passé mes dernières épreuves orales le 9 juin, on croise les doigts… Sur le Gaec nous faisons du lait AOP Époisses avec des Montbéliardes et des Simmental. Nous avons aussi un troupeau allaitant avec des Charolaises, ainsi que des grandes cultures. Il y aura bien une petite place pour des lapins ! ».