Crise de l’élevage
58: Un plan insuffisant !
Les professionnels nivernais, à l’appel de la FDSEA 58, ont organisé le blocus autoroutier de l’A77 aux quatre échangeurs desservant Nevers, toute la journée du 23 juillet, de 6h à 22h.
La colère gronde chez les éleveurs de la Nièvre. A l’instar de leurs collègues normands ou Rhône-alpins, les adhérents du syndicat majoritaire ont bloqué les quatre échangeurs de l’A77 qui desservent habituellement Nevers. Si l’agacement et la tension s’affichaient sur les visages, de part et d’autre, tant les barrages filtrants entraînaient de désagréments sous une météo caniculaire, la colère, elle, se lisait sur le visage des manifestants. Et, à la sortie 32 de Varennes-Vauzelles tout du moins, nombre d’automobilistes adressaient leurs encouragements aux éleveurs. Un récent sondage confirme d’ailleurs que 88% des Français soutiennent le mouvement des agriculteurs en faveur de leurs revenus. Pour autant, si les manifestants revendiquent «un prix et non pas des primes» pour leurs bovins, les annonces faites la veille par le gouvernement en urgence n’ont pas satisfait les syndicalistes. «Saupoudrage ! Poudre aux yeux ! Sparadrap sur une jambe de bois !» pouvait-on entendre sur le bitume, tant à Varennes-Vauzelles qu’à Coulanges-lès-Nevers, Saint-Eloi ou Challuy-Sermoise... Les bouchons, en cours de journée, ont fini par atteindre plus de 6 kilomètres dans chaque direction, l’autoroute bloquée ayant entraîné des itinéraires de délestage, par les autorités, très en amont de l’agglomération neversoise.
Contrôle des camions frigorifiques
A l’échangeur 32, les manifestants laissaient passer épisodiquement les véhicules mais le filtrage leur a aussi permis de contrôler les camions frigorifiques qui se trouvaient sur le macadam. Dans le viseur, les viandes d’importation ou les défauts de traçabilité étaient recherchés et les chauffeurs étaient priés de montrer les papiers des marchandises et d’ouvrir les portes. Peu de viande a finalement été trouvée dans les poids-lourds, ce jour-là et rien n’est apparu anormal aux éleveurs-contrôleurs. Les manifestants avaient quatre revendications (lire Terres de Bourgogne n°1332), plus celle de voir venir le préfet, le président du Conseil départemental et les parlementaires nivernais sur un point de rendez-vous. La demande a été partiellement acceptée puisqu’une délégation syndicale a été reçue durant deux heures, vers midi, à la préfecture, en présence de Jean-Pierre Condemine, le préfet, Patrice Joly, le président du département, et Christian Paul, le député socialiste frondeur qui avait fait, quelques jours avant, une proposition au gouvernement : «instaurer une taxe sur les bénéfices de la grande distribution afin d’alimenter un fonds de soutien à l’élevage». L’idée a été appréciée positivement par les manifestants. A 19h, Stéphane Aurousseau annonçait que les barrages seraient maintenus dans la soirée. La principale demande était que les éleveurs ayant fait l’objet de contrôles de gendarmerie à la suite des manifestations du 3 juillet et des plaintes déposées par 5 enseignes de distribution soient blanchis de toute poursuite... Une réunion est programmée le 30 juillet afin d’envisager la suite donnée au mouvement de colère. Il y a fort à parier que, si la filière ne réagit pas, la rentrée sera de nouveau très chaude.
Contrôle des camions frigorifiques
A l’échangeur 32, les manifestants laissaient passer épisodiquement les véhicules mais le filtrage leur a aussi permis de contrôler les camions frigorifiques qui se trouvaient sur le macadam. Dans le viseur, les viandes d’importation ou les défauts de traçabilité étaient recherchés et les chauffeurs étaient priés de montrer les papiers des marchandises et d’ouvrir les portes. Peu de viande a finalement été trouvée dans les poids-lourds, ce jour-là et rien n’est apparu anormal aux éleveurs-contrôleurs. Les manifestants avaient quatre revendications (lire Terres de Bourgogne n°1332), plus celle de voir venir le préfet, le président du Conseil départemental et les parlementaires nivernais sur un point de rendez-vous. La demande a été partiellement acceptée puisqu’une délégation syndicale a été reçue durant deux heures, vers midi, à la préfecture, en présence de Jean-Pierre Condemine, le préfet, Patrice Joly, le président du département, et Christian Paul, le député socialiste frondeur qui avait fait, quelques jours avant, une proposition au gouvernement : «instaurer une taxe sur les bénéfices de la grande distribution afin d’alimenter un fonds de soutien à l’élevage». L’idée a été appréciée positivement par les manifestants. A 19h, Stéphane Aurousseau annonçait que les barrages seraient maintenus dans la soirée. La principale demande était que les éleveurs ayant fait l’objet de contrôles de gendarmerie à la suite des manifestations du 3 juillet et des plaintes déposées par 5 enseignes de distribution soient blanchis de toute poursuite... Une réunion est programmée le 30 juillet afin d’envisager la suite donnée au mouvement de colère. Il y a fort à parier que, si la filière ne réagit pas, la rentrée sera de nouveau très chaude.