Plan biodiversité
150 millions pour rémunérer les services rendus par les agriculteurs
Le ministre de la Transition écologique a dévoilé le 4 juillet un plan biodiversité de 600 M€, qui comprend un volet agricole. À l’inverse des discussions à l’Assemblée nationale, il est moins question de brandir le bâton réglementaire que la carotte budgétaire. « Nous voulons rémunérer les agriculteurs pour le service qu’ils rendent à la nature, déclare Édouard Philippe. La préservation des prairies et des zones humides, la plantation de haies dans les grandes plaines, la couverture des sols, sont autant de zones refuges pour la biodiversité, qui sont essentielles pour restaurer les populations d’insectes et d’oiseaux dans nos campagnes ». Un budget de 150 M€ sera dédié aux « services rendus à la nature » d’ici 2021.
L’autre mesure phare du plan qui n’est pas sans incidence sur la profession agricole : un objectif « zéro artificialisation net » des sols. Le ministère veut compenser les surfaces grignotées par le béton en « désartificialisant » celles laissées à l’abandon, ou friches. « Nous cherchons les outils qui permettront de freiner la gourmandise pas toujours justifiée de la consommation de terres agricoles », explique Nicolas Hulot, qui souhaite créer des incitations pour apprendre à « désartificialiser ». Diane Simiu, conseillère technique écologie au cabinet du Président de la République et du Premier ministre, rappelle lors d’un point presse en amont de la réunion des ministres, que la France perd l’équivalent d’un département tous les huit à dix ans, malgré les lois successives votées depuis près de quinze ans. « Ça n’est pas la première fois qu’un politique parle de l’étalement urbain, avoue le Premier ministre. Des mesures ont été prises notamment dans les lois SRU, mais leur impact n’est pas satisfaisant ».
Le gouvernement veut donc renforcer le pouvoir des préfets pour contrôler les plans d’urbanisme, et il mise sur le projet de loi Élan pour inscrire dans le texte une obligation pour les collectivités de lutter contre l’étalement urbain et favoriser la densification des villes. Un groupe de travail sera lancé avec les parties prenantes de l’urbanisation pour identifier les modèles économiques qui favorisent le recyclage foncier. « Cela prendra un an, pour fixer avec les élus et les aménageurs une date crédible », précise Nicolas Hulot.
L’autre mesure phare du plan qui n’est pas sans incidence sur la profession agricole : un objectif « zéro artificialisation net » des sols. Le ministère veut compenser les surfaces grignotées par le béton en « désartificialisant » celles laissées à l’abandon, ou friches. « Nous cherchons les outils qui permettront de freiner la gourmandise pas toujours justifiée de la consommation de terres agricoles », explique Nicolas Hulot, qui souhaite créer des incitations pour apprendre à « désartificialiser ». Diane Simiu, conseillère technique écologie au cabinet du Président de la République et du Premier ministre, rappelle lors d’un point presse en amont de la réunion des ministres, que la France perd l’équivalent d’un département tous les huit à dix ans, malgré les lois successives votées depuis près de quinze ans. « Ça n’est pas la première fois qu’un politique parle de l’étalement urbain, avoue le Premier ministre. Des mesures ont été prises notamment dans les lois SRU, mais leur impact n’est pas satisfaisant ».
Le gouvernement veut donc renforcer le pouvoir des préfets pour contrôler les plans d’urbanisme, et il mise sur le projet de loi Élan pour inscrire dans le texte une obligation pour les collectivités de lutter contre l’étalement urbain et favoriser la densification des villes. Un groupe de travail sera lancé avec les parties prenantes de l’urbanisation pour identifier les modèles économiques qui favorisent le recyclage foncier. « Cela prendra un an, pour fixer avec les élus et les aménageurs une date crédible », précise Nicolas Hulot.