Saint-Saulge
Revivifier le village du futur
à l’invitation du Pays Nivernais Morvan , les habitants de Saint-Saulge ont été reçus, le 14 mars, à la mairie de la commune, en soirée, pour plancher sur leur devenir. Chacun était invité à s’exprimer. Des étudiants parisiens en design et architecture feront une synthèse et des propositions d’ici deux mois.
Chantal Bonnet est une urbaniste spécialisée dans le monde rural. Ce soir de mars, elle accompagne des étudiants de l’école parisienne Créapole, qui ont passé la journée à sonder les habitants de Saint-Saulge. Pour finir, ils viennent écouter, sans un mot, les habitants réunis à la mairie pour participer à un jeu de rôle bien connu des Groupes de développement agricole dans le département : écrire sur des papiers leurs interrogations, regrets, propositions pour offrir une vision à 10 ou 15 ans de ce que sera le bourg de Saint-Saulge.
Les jeunes designers rédigeront une synthèse détaillée de leur travail d’ici deux mois et formuleront des propositions concrètes pour rendre la commune attrayante, dynamique, moderne, où l’on se sent bien et où l’on vient s’installer plutôt que l’on a envie d’en partir... Anne Algret, la directrice du Pays Nivernais Morvan, ce soir, conduit les débats... Elle s’inspire du travail collectif déjà réalisé dans le cadre des Villages du futur, à l’échelle du Pays, mais aussi plus spécifiquement dans la commune de Luzy, déjà très avancée sur le sujet.
Recherche d’identité ?
Au moment de la synthèse, les étudiants ont souligné que des échanges n’était pas ressorti, à leur grande surprise, la volonté d’une recherche d’identité. Les habitants de Saint-Saulge s’identifient-ils déjà assez à Saint-Saulge dans sa configuration actuelle ? Toujours est-il que des remarques et des revendications diverses et vairées ont fleuri, de la plus terre-à-terre à la plus insolite : reconquérir le cœur de bourg, améliorer le cadre de vie, améliorer l’aspect visuel de la rue principale, imaginer un autre lieu culturel inter-générationnel, refaire les façades, améliorer le plan de circulation, détruire les «verrues», obliger les propriétaires à restaurer leurs bâtiments, attirer de nouveaux commerçants même si, contrairement à d’autres communes, Saint-Saulge n’en est pas dépourvue, créer une résidence d’artistes, baliser et flécher ou entretenir les sentiers de ballades, créer des vitrines en trompe-l’oeil, faire venir des experts en cadre de vie, attirer une plateforme de télé-travail ou un foyer d’accueil pour les personnes âgées non dépendantes, construire une chaufferie au bois collective, faire connaître Saint-Saulge pour attirer des jeunes couples avec enfants, réhabiliter l’étang... Les idées n’ont pas manqué, toutes n’ont pas fait l’unanimité, loin s’en faut, mais le succès de la soirée, c’est qu’elle ait réuni des commerçants, des retraités, des jeunes actifs, les élus, des cadres sociaux, des artistes, bref toute cette diversité dont sont détenteurs les citoyens de la commune.
Pour M. Bulin, le maire, il n’est pas trop tôt pour que tous prennent en main l’avenir de la commune. Sans citer de nom, il a en tête un village tout proche, qui disposait de deux restaurants, une boulangerie, des commerces, et qui aujourd’hui n’ a plus rien, faute de s’être penché sur son destin. Vu le nombre et la richesse des débats, le 14 mars, Saint-Saulge n’en est pas encore à ce stade et il ne faut peut-être pas grand chose pour qu’un nouvel élan affleure. Pour le reste, il faudra trouver des accompagnements financiers... La réflexion ne fait que commencer...
Les jeunes designers rédigeront une synthèse détaillée de leur travail d’ici deux mois et formuleront des propositions concrètes pour rendre la commune attrayante, dynamique, moderne, où l’on se sent bien et où l’on vient s’installer plutôt que l’on a envie d’en partir... Anne Algret, la directrice du Pays Nivernais Morvan, ce soir, conduit les débats... Elle s’inspire du travail collectif déjà réalisé dans le cadre des Villages du futur, à l’échelle du Pays, mais aussi plus spécifiquement dans la commune de Luzy, déjà très avancée sur le sujet.
Recherche d’identité ?
Au moment de la synthèse, les étudiants ont souligné que des échanges n’était pas ressorti, à leur grande surprise, la volonté d’une recherche d’identité. Les habitants de Saint-Saulge s’identifient-ils déjà assez à Saint-Saulge dans sa configuration actuelle ? Toujours est-il que des remarques et des revendications diverses et vairées ont fleuri, de la plus terre-à-terre à la plus insolite : reconquérir le cœur de bourg, améliorer le cadre de vie, améliorer l’aspect visuel de la rue principale, imaginer un autre lieu culturel inter-générationnel, refaire les façades, améliorer le plan de circulation, détruire les «verrues», obliger les propriétaires à restaurer leurs bâtiments, attirer de nouveaux commerçants même si, contrairement à d’autres communes, Saint-Saulge n’en est pas dépourvue, créer une résidence d’artistes, baliser et flécher ou entretenir les sentiers de ballades, créer des vitrines en trompe-l’oeil, faire venir des experts en cadre de vie, attirer une plateforme de télé-travail ou un foyer d’accueil pour les personnes âgées non dépendantes, construire une chaufferie au bois collective, faire connaître Saint-Saulge pour attirer des jeunes couples avec enfants, réhabiliter l’étang... Les idées n’ont pas manqué, toutes n’ont pas fait l’unanimité, loin s’en faut, mais le succès de la soirée, c’est qu’elle ait réuni des commerçants, des retraités, des jeunes actifs, les élus, des cadres sociaux, des artistes, bref toute cette diversité dont sont détenteurs les citoyens de la commune.
Pour M. Bulin, le maire, il n’est pas trop tôt pour que tous prennent en main l’avenir de la commune. Sans citer de nom, il a en tête un village tout proche, qui disposait de deux restaurants, une boulangerie, des commerces, et qui aujourd’hui n’ a plus rien, faute de s’être penché sur son destin. Vu le nombre et la richesse des débats, le 14 mars, Saint-Saulge n’en est pas encore à ce stade et il ne faut peut-être pas grand chose pour qu’un nouvel élan affleure. Pour le reste, il faudra trouver des accompagnements financiers... La réflexion ne fait que commencer...