Biologie
Viande et lait «in vitro» comme alternative ?
La réalisation du premier hamburger artificiel a pu faire sourire. Pourtant c’est un premier coup de semonce qui révèle une vraie course à la production en laboratoire de viande et de produits laitiers. Des biologistes du monde entier jouent les apprentis sorciers...
Les projets de «produits sans animaux» font recette chez les investisseurs. Et même s’il faudra encore quelques années pour commercialiser le premier vrai steak éprouvette ou un maroilles au lait de levure, certains biologistes prophétisent cette nouvelle production d’une viande à prix abordable et facile «à récolter», dans sept ans tout au plus. Si le premier steak a déclenché plus de «beurk» que d’adhésion gastronomique, les chercheurs planchent sérieusement sur une version améliorée, introduisant même des cellules graisseuses pour rapprocher la copie de l’original. Ainsi Mark Post, à l’origine de la première édition du steak travaille à «une alternative à la stimulation électrique (trop énergivore)» et s’attelle à «rendre la technique applicable à grande échelle», comme le souligne Agra.
De nombreuses équipes de chercheurs se sont engagées dans la production de viande in vitro. Certaines misant sur les imprimantes 3D pour construire la viande (comme cela se fait déjà pour produire des tissus et des organes à des fins médicales). Mais tous répondent à une forte attente des promoteurs et investisseurs qui pensent ainsi assurer la sécurité alimentaire pour la population mondiale, réduire les émissions de gaz à effet de serre, diminuer l’impact environnemental de l’agriculture et améliorer les conditions d’élevage, en produisant dans un espace réduit et sur un temps très court uniquement la part «noble» de l’animal et non un organisme entier.
Les prévisions de la FAO semblent justifier une telle orientation, puisqu’elles prévoient que la demande mondiale va doubler dans les 40 prochaines années et la plupart des experts s’accordent à considérer la viande de culture comme une alternative plausible à l’élevage conventionnel. Reste un «os», convaincre les consommateurs de la mettre à leur menu... Encore faudra-t-il aussi qu’on leur laisse le choix, ce qui n’est pas toujours le cas quand ont fait prendre aux consommateurs trop naïfs des vessies pour des lanternes, de la viande de cheval pour du bœuf et du «minerai» pour de la protéine noble !
De nombreuses équipes de chercheurs se sont engagées dans la production de viande in vitro. Certaines misant sur les imprimantes 3D pour construire la viande (comme cela se fait déjà pour produire des tissus et des organes à des fins médicales). Mais tous répondent à une forte attente des promoteurs et investisseurs qui pensent ainsi assurer la sécurité alimentaire pour la population mondiale, réduire les émissions de gaz à effet de serre, diminuer l’impact environnemental de l’agriculture et améliorer les conditions d’élevage, en produisant dans un espace réduit et sur un temps très court uniquement la part «noble» de l’animal et non un organisme entier.
Les prévisions de la FAO semblent justifier une telle orientation, puisqu’elles prévoient que la demande mondiale va doubler dans les 40 prochaines années et la plupart des experts s’accordent à considérer la viande de culture comme une alternative plausible à l’élevage conventionnel. Reste un «os», convaincre les consommateurs de la mettre à leur menu... Encore faudra-t-il aussi qu’on leur laisse le choix, ce qui n’est pas toujours le cas quand ont fait prendre aux consommateurs trop naïfs des vessies pour des lanternes, de la viande de cheval pour du bœuf et du «minerai» pour de la protéine noble !