Association des Moutonniers nivernais
Vers une relance de groupe ?
L’Association des moutonniers nivernais (AMN) tenait son assemblée générale annuelle, jeudi 10 mars, à la mairie de Saint-Saulge. François Bourdon a retracé l’historique de cette structure indépendante, mise en sommeil l’an dernier, et qui s’interroge sur les modalités d’un renouveau.
Les moutonniers nivernais -qui étaient une quarantaine à l’AG- sont attachés à leur association. François Bourdon, son président, qui s’est excusé de n’avoir pas pu l’animer aussi pleinement en 2015 que les autres années pour des raisons personnelles, a mis entre leurs mains une sorte de marché : comment redynamiser la structure, avec un nouveau bureau, et dans quel type de relation avec la Chambre d’agriculture ?
L’éleveur a retracé la genèse et l’histoire de cette association, jalouse depuis toujours de son indépendance vis-à-vis des syndicats et des organisations professionnelles agricoles. «En 2007, les moutons allaient très mal dans la Nièvre, et nous avons, quelques-uns, souhaité aller à la rencontre des responsables politiques et professionnels, et communiquer sur l’existence et les objectifs de notre nouveau groupe» a-t-il rappelé.
Outre cette dimension relationnelle, les créateurs de l’AMN, à l’époque, visaient aussi à créer des références techniques sur le troupeau départemental et régional «parce que nous nous sentions seuls et isolés», organiser des réunions et des animations, mais aussi «remettre en cause les contrôles abusifs sur les moutons car les normes se cumulaient», suivre l’actualité sanitaire et aussi promouvoir ue augmentation du mouton dans le département. Aujourd’hui, «je veux que cela continue ! Si on peut relancer, redynamiser avec un bureau renouvelé, nous avons tout à fait lieu d’être vis-à-vis de l’administration générale et même de la préfecture» a lancé François Bourdon.
Avec les groupes techniques de la Chambre d’agriculture?
Voulue comme apolitique et asyndicale dès l’origine, l’AMN pourra-t-elle se relancer en faisant cavalier seul ? C’était la question qui affleurait durant l’assemblée générale.
Le président a évoqué l’approche collective mise en œuvre par la Chambre d’agriculture de la Nièvre et sa volonté de développer les groupes de développement, que ce soit les Geda et Ceta en grandes cultures, les groupes techniques en élevage, ou les groupes transversaux comme l’association des Actrices nivernaises. Et a indiqué aux adhérents que les élus consulaires souhaiteraient que l’AMN devienne un peu le groupe de développement des éleveurs ovins, avec des relations étroites avec elle sur des aspects purement techniques (marges, calculs, rations, parasitisme, agnelages..) mais, selon François Bourdon, «s’il y avait des actions supplémentaires et des interventions extérieures, ce serait forcément payant et à l’association de s’en occuper». D’où sa question : «combien d’heures de technicien la Chambre d’agriculture compte-t-elle continuer à donner à l’AMN ?» Christophe Rainon, le technicien ovin de la Chambre, présent, a confirmé l’ambition d’un groupe technique ovin de la Chambre mais n’a pas pu s’engager sur les prestations, notamment horaires, qu’elle s’engagerait à poursuivre. «Les discussions sont en cours» a résumé François Bourdon.
Et Marie-Solange Durand, qui anime désormais collectivement les groupes associés à la Chambre, et plus seulement les Actrices nivernaises, a pris le relais pour aider les moutonniers nivernais à y voir plus clair. Comme elle l’avait fait avec le GDA Bourgogne nivernaise récemment, par une méthode de réflexion participative, elle a demandé aux adhérents de l’AMN de se positionner sur les priorités qu’ils estiment nécessaires pour leur structure.
D’idées sur des cartons à une synthèse sur un tableau, celles-ci sont désormais au nombre de huit (ci-contre).
L’éleveur a retracé la genèse et l’histoire de cette association, jalouse depuis toujours de son indépendance vis-à-vis des syndicats et des organisations professionnelles agricoles. «En 2007, les moutons allaient très mal dans la Nièvre, et nous avons, quelques-uns, souhaité aller à la rencontre des responsables politiques et professionnels, et communiquer sur l’existence et les objectifs de notre nouveau groupe» a-t-il rappelé.
Outre cette dimension relationnelle, les créateurs de l’AMN, à l’époque, visaient aussi à créer des références techniques sur le troupeau départemental et régional «parce que nous nous sentions seuls et isolés», organiser des réunions et des animations, mais aussi «remettre en cause les contrôles abusifs sur les moutons car les normes se cumulaient», suivre l’actualité sanitaire et aussi promouvoir ue augmentation du mouton dans le département. Aujourd’hui, «je veux que cela continue ! Si on peut relancer, redynamiser avec un bureau renouvelé, nous avons tout à fait lieu d’être vis-à-vis de l’administration générale et même de la préfecture» a lancé François Bourdon.
Avec les groupes techniques de la Chambre d’agriculture?
Voulue comme apolitique et asyndicale dès l’origine, l’AMN pourra-t-elle se relancer en faisant cavalier seul ? C’était la question qui affleurait durant l’assemblée générale.
Le président a évoqué l’approche collective mise en œuvre par la Chambre d’agriculture de la Nièvre et sa volonté de développer les groupes de développement, que ce soit les Geda et Ceta en grandes cultures, les groupes techniques en élevage, ou les groupes transversaux comme l’association des Actrices nivernaises. Et a indiqué aux adhérents que les élus consulaires souhaiteraient que l’AMN devienne un peu le groupe de développement des éleveurs ovins, avec des relations étroites avec elle sur des aspects purement techniques (marges, calculs, rations, parasitisme, agnelages..) mais, selon François Bourdon, «s’il y avait des actions supplémentaires et des interventions extérieures, ce serait forcément payant et à l’association de s’en occuper». D’où sa question : «combien d’heures de technicien la Chambre d’agriculture compte-t-elle continuer à donner à l’AMN ?» Christophe Rainon, le technicien ovin de la Chambre, présent, a confirmé l’ambition d’un groupe technique ovin de la Chambre mais n’a pas pu s’engager sur les prestations, notamment horaires, qu’elle s’engagerait à poursuivre. «Les discussions sont en cours» a résumé François Bourdon.
Et Marie-Solange Durand, qui anime désormais collectivement les groupes associés à la Chambre, et plus seulement les Actrices nivernaises, a pris le relais pour aider les moutonniers nivernais à y voir plus clair. Comme elle l’avait fait avec le GDA Bourgogne nivernaise récemment, par une méthode de réflexion participative, elle a demandé aux adhérents de l’AMN de se positionner sur les priorités qu’ils estiment nécessaires pour leur structure.
D’idées sur des cartons à une synthèse sur un tableau, celles-ci sont désormais au nombre de huit (ci-contre).
Les priorités définies par les adhérents
Dans un premier temps : développer les visites d’élevage, «bout d’auge» sur des points d’actualité, sur la technique et l’économie, et pour la convivialité ; créer un groupe d’éleveurs qui se connaissent et se soutiennent ; présence de l’AMN lors des réunions publiques, administratives ou lors des manifestations agricoles.
Dans un second temps : créer un sous-groupe d’éleveurs volontaires pour étudier le résultat technico-économique de leurs ateliers ovins, créer un groupe de travail sur la commercialisation en vente directe.
Par ailleurs : mettre en relation les éleveurs cédants et les jeunes avec un projet d’installation ou en phase d’installation ; organiser des visites de systèmes d’exploitation originaux (exemple du pâturage avec la méthode Pâturesens), créer un sous-groupe de travail pour soutenir les éleveurs en difficulté.
Dans un second temps : créer un sous-groupe d’éleveurs volontaires pour étudier le résultat technico-économique de leurs ateliers ovins, créer un groupe de travail sur la commercialisation en vente directe.
Par ailleurs : mettre en relation les éleveurs cédants et les jeunes avec un projet d’installation ou en phase d’installation ; organiser des visites de systèmes d’exploitation originaux (exemple du pâturage avec la méthode Pâturesens), créer un sous-groupe de travail pour soutenir les éleveurs en difficulté.