Mouvement des «Nouvelles ruralités»
Vers une dynamique nationale
Patrice Joly, président du Conseil départemental de la Nièvre, veut ancrer le mouvement «Nouvelles ruralités», initié depuis trois ans, en changeant de «dimension et d’échelle». Une association nationale devrait voir le jour début octobre.
Les décisions des cabinets parisiens concernant les territoires ruraux ne se sont pas arrêtées avec les dernières élections départementales. Si des quatre présidents de Conseils départementaux du début des «Nouvelles ruralités», seul Patrice Joly a été réélu, l’interéssé a décidé de poursuivre «le combat des idées», avec le soutien de ses anciens collègues. On se souvient que plus de 40 départements dits ruraux avaient participé, en juin 2014 à Nevers, aux premiers états généraux des «Nouvelles ruralités». Mouvement départementaliste, dont les élus s’étaient saisis de l’opportunité de défendre une nouvelle vision du monde rural alors que la réforme territoriale du gouvernement en cours visait à supprimer l’échelon départemental, Patrice Joly avait plaidé pour «un changement de dimension et d’échelle». Depuis, l’idée d’une association nationale des «Nouvelles ruralités», plus ouverte sur la société civile, a fait son chemin. Le 9 juillet dernier, au Sénat et en présence de Sylvia Pinel, la ministre en charge de la Ruralité, une réunion de préfiguration s’est tenue en présence de citoyens, de représentants du monde associatif et économique, de parlementaires et élus locaux, de chercheurs et d’universitaires...
Une association nationale va donc voir le jour, début octobre, symboliquement et simultanément à Paris et dans les territoires. «Nouvelles ruralités» -ce sera son nom- visera à «faire reconnaître l’égale dignité des territoires ruraux et de leurs habitants» et appellera les citoyens à se mobiliser pour «inventer et agir» à l’horizon 2020. L’idée est de créer un mouvement de fond en faveur de la ruralité et des ses capacités à expérimenter, innover par rapport aux schémas de pensée qui animent les technocrates parisiens, alors qu’ils décident pour 60% du territoire national.
Une association nationale va donc voir le jour, début octobre, symboliquement et simultanément à Paris et dans les territoires. «Nouvelles ruralités» -ce sera son nom- visera à «faire reconnaître l’égale dignité des territoires ruraux et de leurs habitants» et appellera les citoyens à se mobiliser pour «inventer et agir» à l’horizon 2020. L’idée est de créer un mouvement de fond en faveur de la ruralité et des ses capacités à expérimenter, innover par rapport aux schémas de pensée qui animent les technocrates parisiens, alors qu’ils décident pour 60% du territoire national.