Le ban a été levé mercredi 9 septembre
Vendanges précoces, potentiel très prometteur !
C’est avec plus d’une semaine d’avance que les vendanges, ont débuté. En dépit des averses, c’est en début de semaine que le gros des vignerons a commencé à passer les enjambeurs ou à démarrer les récoltes à la main (plus rarement).
Les pluies du week-end dernier, loin d’être un handicap, se sont montrées bénéfiques pour les raisins. C’est du moins l’avis de nombreux vignerons de l’appellation Pouilly qui ont donc patienté jusqu’à lundi pour démarrer les vendanges. Le gros des récoltes devrait être rentré cette semaine et jusqu’à mercredi prochain. Cependant, certains ont préféré démarrer dès le 9 septembre, date qui a été retenue cinq jours plus tôt, après une réunion sur la maturation avec le laboratoire œnologique de Sancerre Sicavac, pour le lever du ban des vendanges. Quelques uns ont même demandé une dérogation pour lancer les enjambeurs dans les vignes dès le week-end précédent. Car, c’est bien ce qui caractérise cette campagne 2015 : la précocité des vendanges n’a d’égale que le potentiel qualitatif jugé «exceptionnel» cette année. En Pouilly, Coteaux du Giennois et Côtes de La Charité, les trois appellations viticoles nivernaises, les raisins présentent une excellente maturité. Le raisin a atteint, selon les analyses, un degré alcoolique de 13°c en moyenne, avec une acidité de 4,7 g/l dès le 9 septembre dans la plupart des parcelles. Et les premières dégustations semblent prometteuses. Ces bonnes nouvelles sont la conséquence d’un été dont la plupart des vignerons nivernais estiment qu’il a été «idéal». La sécheresse du mois de juillet n’a non seulement pas trop affecté les vignobles mais, en plus, les pluies du mois d’août ont permis de bien lancer la maturation. Un état sanitaire presque parfait, avec une pression maladie quasi-nulle (quasiment aucun foyer de mildiou ou de black-rot), malgré les effets redoutés de la canicule, a rassuré les producteurs nivernais. Seul bémol : si l’année s’annonce de très haute tenue en terme de qualité, les rendements, eux, sont légèrement plus faibles, en raison du stress hydrique.
Grains de raisin plus petits
Les rendements en baisse s’expliquent peut-être par la précocité des vignes. Ce qui a d’ailleurs poussé nombre de vignerons à ne pas se précipiter dès le 9 septembre, pour essayer de gagner encore en maturité. En général, on compte plus ou moins 100 jours entre la floraison et le début des vendanges. Or, cette année, les premières fleurs sont apparues dès le 10 juin, ce qui laissait supposer, en juillet, un lever du ban vers le 20 septembre. Finalement, après plusieurs réunions d’évaluation, Katia Mauroy, la présidente du Syndicat viticole de Pouilly, a annoncé la date du 9 septembre, soit plus de 10 jours avant le terme envisagé. Mais la baisse du volume s’explique aussi par des grains plus petits, du fait de l’effet combiné de la sécheresse et de la canicule. Les rendements seront de toutes façons à la baisse cette année. 2014 avait été une rare année pleine, contrairement aux récoltes précédentes, et les conditions météorologiques de ces derniers jours auront été déterminantes. L’idéal, relativement atteint, est d’avoir de belles journées et des nuits un peu fraîches, sans trop d’humidité, pour permettre des maturations lentes et gagner un développement tranquille des arômes, selon les techniciens des laboratoires. Du coup, les vignerons ont gardé un œil sur les cartes météo et un pied dans les rangs, ces derniers jours, afin d’évaluer le moment le plus optimal pour couper les raisins. Il est encore trop tôt pour connaître le résultat des vendanges 2015, ce qui sera possible quand tous les raisins seront à l’abri en cave. Le plus tôt possible, quand même...
E.C.
Grains de raisin plus petits
Les rendements en baisse s’expliquent peut-être par la précocité des vignes. Ce qui a d’ailleurs poussé nombre de vignerons à ne pas se précipiter dès le 9 septembre, pour essayer de gagner encore en maturité. En général, on compte plus ou moins 100 jours entre la floraison et le début des vendanges. Or, cette année, les premières fleurs sont apparues dès le 10 juin, ce qui laissait supposer, en juillet, un lever du ban vers le 20 septembre. Finalement, après plusieurs réunions d’évaluation, Katia Mauroy, la présidente du Syndicat viticole de Pouilly, a annoncé la date du 9 septembre, soit plus de 10 jours avant le terme envisagé. Mais la baisse du volume s’explique aussi par des grains plus petits, du fait de l’effet combiné de la sécheresse et de la canicule. Les rendements seront de toutes façons à la baisse cette année. 2014 avait été une rare année pleine, contrairement aux récoltes précédentes, et les conditions météorologiques de ces derniers jours auront été déterminantes. L’idéal, relativement atteint, est d’avoir de belles journées et des nuits un peu fraîches, sans trop d’humidité, pour permettre des maturations lentes et gagner un développement tranquille des arômes, selon les techniciens des laboratoires. Du coup, les vignerons ont gardé un œil sur les cartes météo et un pied dans les rangs, ces derniers jours, afin d’évaluer le moment le plus optimal pour couper les raisins. Il est encore trop tôt pour connaître le résultat des vendanges 2015, ce qui sera possible quand tous les raisins seront à l’abri en cave. Le plus tôt possible, quand même...
E.C.