Prix des terres dans la Nièvre
Valeur en légère augmentation
Une étude d’Agreste Bourgogne (ministère de l’Agriculture) est parue en juin dernier sur le prix des terres en Bourgogne. Dans la Nièvre, en 2014, à l’exception du Morvan, les prix ont légèrement augmenté (+3% en moyenne). Mais rien de significatif, excepté une tendance haussière à long terme.
Selon la note de synthèse, l’an dernier, le prix de l’ha de terres et prés libres dans le département a atteint 2 940 euros, en moyenne. C’est une hausse de 3% par rapport à 2013 (2 850 euros). S’agissant des terres et prés loués, le montant moyen s’étalonne à 2 570 euros, soit un niveau stable par rapport à l’année précédente.
Si on affine les résultats par rapport aux territoires concernés, le prix des terres libres augmente en moyenne de 6% en Nivernais central (3 180 euros), en Entre Loire et Allier (3 220 euros) et en Bourgogne nivernaise - Puisaye (3 150 euros) et accuse une baisse de 7% (2 250 euros) dans le Morvan.
Les terres louées, elles, baissent de 3% dans le Morvan (1930 euros), de 2% en Entre Loire et Allier (3 130 euros), se stabilisent à 2 740 en Nivernais central et augmentent de 4% (2 590 euros) en Bourgogne nivernaise - Puisaye. Voilà pour les chiffres. En moyenne, les prix de la Nièvre, rejoignent ceux de la Côte d’Or qui, les uns comme les autres, suivent une courbe ascendante depuis 2000, mais à un niveau supérieur à la Saône-et-Loire et bien moindre que celui de l’Yonne. Au total l’hectare de terre en Bourgogne s’établit en moyenne à 3 030 euros, soit une baisse de 4% depuis 2013 et l’écart se creuse avec le prix moyen de la France métropolitaine (hors Corse) qui avance de 3% à 5 910 ha. Le premier enseignement de l’étude d’Agreste Bourgogne est donc le constat que le prix des terres et prés est «parmi les plus bas de France», au milieu de régions, au Nord et au Sud, où ce prix augmente constamment...
«Pas de hausse des terres agricoles»
En 2014, le nombre de transactions s’est accru dans la Nièvre, comme en Côte d’Or et en Saône-et-Loire, et à l’exception de l’Yonne où il a diminué de 12%. Pour autant, selon l’étude, la Nièvre, comme les trois autres départements, enregistre une diminution des surfaces échangées. En revanche, en valeur, les transactions s’inscrivent en hausse (+4% dans la Nièvre).
A l’échelle régionale, la diminution des surfaces échangées s’explique par une forte baisse des marchés forestier (-12%) et agricole (-6%), ce qui correspond respectivement à 1 094 ha de forêts et 1 055 ha de terres, prés ou vignes en moins. A l’opposé, toujours en moyenne régionale, le marché du foncier en vue de l’artificialisation des espaces résidentiels et de loisirs poursuit son développement (+15%) pour atteindre 2 977 ha. Selon l’auteur de la note de synthèse, en 2014 et en moyenne, «l’évolution du marché foncier en Bourgogne est en demi-teinte : surfaces échangées en baisse alors que la valeur des transactions progresse. Les échanges de parcelles forestières et agricoles sont en net repli... Les terres et prés agricoles bourguignons n’enregistrent pas de hausse et demeurent parmi les moins chers de France»...
Si on affine les résultats par rapport aux territoires concernés, le prix des terres libres augmente en moyenne de 6% en Nivernais central (3 180 euros), en Entre Loire et Allier (3 220 euros) et en Bourgogne nivernaise - Puisaye (3 150 euros) et accuse une baisse de 7% (2 250 euros) dans le Morvan.
Les terres louées, elles, baissent de 3% dans le Morvan (1930 euros), de 2% en Entre Loire et Allier (3 130 euros), se stabilisent à 2 740 en Nivernais central et augmentent de 4% (2 590 euros) en Bourgogne nivernaise - Puisaye. Voilà pour les chiffres. En moyenne, les prix de la Nièvre, rejoignent ceux de la Côte d’Or qui, les uns comme les autres, suivent une courbe ascendante depuis 2000, mais à un niveau supérieur à la Saône-et-Loire et bien moindre que celui de l’Yonne. Au total l’hectare de terre en Bourgogne s’établit en moyenne à 3 030 euros, soit une baisse de 4% depuis 2013 et l’écart se creuse avec le prix moyen de la France métropolitaine (hors Corse) qui avance de 3% à 5 910 ha. Le premier enseignement de l’étude d’Agreste Bourgogne est donc le constat que le prix des terres et prés est «parmi les plus bas de France», au milieu de régions, au Nord et au Sud, où ce prix augmente constamment...
«Pas de hausse des terres agricoles»
En 2014, le nombre de transactions s’est accru dans la Nièvre, comme en Côte d’Or et en Saône-et-Loire, et à l’exception de l’Yonne où il a diminué de 12%. Pour autant, selon l’étude, la Nièvre, comme les trois autres départements, enregistre une diminution des surfaces échangées. En revanche, en valeur, les transactions s’inscrivent en hausse (+4% dans la Nièvre).
A l’échelle régionale, la diminution des surfaces échangées s’explique par une forte baisse des marchés forestier (-12%) et agricole (-6%), ce qui correspond respectivement à 1 094 ha de forêts et 1 055 ha de terres, prés ou vignes en moins. A l’opposé, toujours en moyenne régionale, le marché du foncier en vue de l’artificialisation des espaces résidentiels et de loisirs poursuit son développement (+15%) pour atteindre 2 977 ha. Selon l’auteur de la note de synthèse, en 2014 et en moyenne, «l’évolution du marché foncier en Bourgogne est en demi-teinte : surfaces échangées en baisse alors que la valeur des transactions progresse. Les échanges de parcelles forestières et agricoles sont en net repli... Les terres et prés agricoles bourguignons n’enregistrent pas de hausse et demeurent parmi les moins chers de France»...
Jean-Luc Leroy (Safer) : «Tendance haussière sur la durée !»
Selon le directeur Nièvre de la Safer Bourgogne-Franche Comté, «il faut un peu se déconnecter des chiffres départementaux pour prendre du recul régional et temporel». Jean-Luc Leroy établit donc deux constats : D’abord, «nous sommes dans une région dite intermédiaire parmi les moins chères de France et entourées de régions où les hausses sont plus fortes et nous n’avons pas de productions à fortes valeurs ajoutées telles que la betterave sucrière ou le lin...» Ensuite, «nous sommes coincés entre des régions ou la pression foncière est beaucoup plus forte» soit par l’activité agricole, soit par d’autres activités telles que le tourisme. Donc, même si rien ne justifie une tension sur le prix des terres de façon brutale, «la tendance de fond est haussière. Combien de temps pouvons-nous rester en retrait de nos voisins, même si nous ne refaisons pas notre écart ?» demande Jean-Luc Leroy. Il cite l’exemple de l’Allier, par rapport à la Sologne bourbonnaise, où rien ne justifie un tel écart de prix. Idem entre les prix dans le Cher et ceux dans la Nièvre, de l’autre côté de la Loire... L’évolution à la hausse sur le long terme semble donc incontournable, à condition de comparer ce qui est comparable, des terres de même potentiels dans des mêmes zonages...