Producteurs et marchés de Noël
Une vitrine toujours appréciée malgré quelques réserves
Chaque année, ces marchés sont des incontournables pour les consommateurs en recherche de qualité. Très fréquentés, ils sont aussi l’image d’une ville. Reste à savoir s’ils sont toujours une aubaine pour les producteurs en vente directe.
Le week-end dernier, le marché de Noël de Nevers a attiré nombre de visiteurs, un véritable succès en termes d’affluence malgré une météo parfois très humide... Avec un nouvel emplacement, au parc Roger Salengro, ce rendez-vous proposait des stands de producteurs de produits régionaux mais aussi des manèges, des découvertes d’associations de jumelages et de la vente de produits manufacturés.
Et lorsqu’on déambulait dans les allées, les producteurs locaux avaient tous leur opinion sur cette formule un peu différente de l’année dernière. Plus vaste, certains appréciaient la plus grande facilité d’accessibilité du marché. Le parking autour étant un atout non négligeable. Mais d’autres se montraient plus réservés sur l’aspect «mélange des genres». Ainsi Denis Lechopier, venu vendre ses bières Ôlieu, regrettait «les chinoiseries» présentes. Mais pour sa première année de marché - ce brasseur commercialise sa bière depuis quelques mois seulement - il estime «que c’est une vitrine importante. L’occasion de rencontrer sa clientèle». Preuve en est, les promeneurs s’arrêtent, goûtent et repartent avec quelques bouteilles. Mais
il avoue à demi-mot que ces trois jours ne feront pas forcément recette.
Ou alors à moyen terme. Une analyse souvent partagée par les producteurs qui voient ces marchés comme une véritable opportunité d’approcher des clients qui ne seraient pas forcément venus les voir dans un autre contexte. Autre producteur nivernais, Michel Langlois est lui un habitué de l’exercice avec plus de dix années de marchés de Noël derrière lui. Ce vigneron propose Coteau du Giennois ou Pouilly fumé sur tout le département. Et lui aussi s’accorde à dire qu’au-delà de la vente, c’est le moment de rencontrer sa clientèle et d’en faire venir une nouvelle. De parler des produits mais aussi des soucis des producteurs, des problèmes de gel subis depuis deux ans... Tout comme Denis Lechopier, il trouve ce marché de Nevers trop «dilué» et préférait l’ancien emplacement, en petits îlots disséminés aux alentours de la place de la Résistance, «bien plus convivial» selon lui.
«Ce n’est pas le lieu l’important, mais ce qu’on y trouve»
De quoi faire hésiter les acheteurs et peut-être passer à côté d’une vente. D’une allée à l’autre, certains producteurs regrettent aussi une concurrence qui ne dit pas son nom avec parfois des vendeurs qui ne sont pas producteurs mais qui laissent planer le doute sur l’origine de leurs produits.
Mais malgré ces réserves, ces marchés de Noël sont toujours pour ces professionnels l’occasion de renforcer leurs ventes et les liens avec les clients. Comme d’autres ici, Emmanuel Brossard qui tient une huilerie à Raveau, fait ici «50% de vente et 50% de relation et de rencontres». Car il est certain que ces moments - comme au Marault ou à Guérigny - sont une formidable opportunité pour les petits nouveaux comme Pascal Leballeur et sa «Cerise sur le cochon» qui propose
ses terrines faites maison. Des classiques mais aussi des recettes originales. Là encore, la magie de Noël semble opérer puisque la curiosité est là et les ventes
se font.
Venue d’Ourouer, Amélie Vincent et la Ferme du pressoir se trouve plutôt bien installée dans son allée. Ce qui n’est pas toujours le cas d’autres de ses collègues : «ici l’allée est cohérente, il n’y a presque que des producteurs». Et de souligner que de l’autre côté il y a du «plexiglas artisanal». Un concept qui la fait sourire. Mais comme pour la majorité des producteurs, ces marchés sont des vitrines incontournables où elle aime rencontrer sa clientèle. Et puis «c’est le coup d’envoi des festivités. Les gens commencent à imaginer leur repas et pour cette occasion, ils sont prêts à consommer de vrais bons produits, ils se lâchent. Durant ces trois jours, on a bien travaillé» concède-t-elle. Lorsqu’on l’interroge sur le déménagement du marché de Nevers, elle explique que pour elle, «ce n’est pas le lieu l’important» mais ce qu’on y trouve : «Les gens veulent un vrai marché de Noël. On a de formidables artisans d’art qui pourraient être ici». Une attractivité et une authenticité qui donneraient sans doute une véritable
identité au marché de la cité ducale correspondant aux attentes des consommateurs... et des producteurs.
Et lorsqu’on déambulait dans les allées, les producteurs locaux avaient tous leur opinion sur cette formule un peu différente de l’année dernière. Plus vaste, certains appréciaient la plus grande facilité d’accessibilité du marché. Le parking autour étant un atout non négligeable. Mais d’autres se montraient plus réservés sur l’aspect «mélange des genres». Ainsi Denis Lechopier, venu vendre ses bières Ôlieu, regrettait «les chinoiseries» présentes. Mais pour sa première année de marché - ce brasseur commercialise sa bière depuis quelques mois seulement - il estime «que c’est une vitrine importante. L’occasion de rencontrer sa clientèle». Preuve en est, les promeneurs s’arrêtent, goûtent et repartent avec quelques bouteilles. Mais
il avoue à demi-mot que ces trois jours ne feront pas forcément recette.
Ou alors à moyen terme. Une analyse souvent partagée par les producteurs qui voient ces marchés comme une véritable opportunité d’approcher des clients qui ne seraient pas forcément venus les voir dans un autre contexte. Autre producteur nivernais, Michel Langlois est lui un habitué de l’exercice avec plus de dix années de marchés de Noël derrière lui. Ce vigneron propose Coteau du Giennois ou Pouilly fumé sur tout le département. Et lui aussi s’accorde à dire qu’au-delà de la vente, c’est le moment de rencontrer sa clientèle et d’en faire venir une nouvelle. De parler des produits mais aussi des soucis des producteurs, des problèmes de gel subis depuis deux ans... Tout comme Denis Lechopier, il trouve ce marché de Nevers trop «dilué» et préférait l’ancien emplacement, en petits îlots disséminés aux alentours de la place de la Résistance, «bien plus convivial» selon lui.
«Ce n’est pas le lieu l’important, mais ce qu’on y trouve»
De quoi faire hésiter les acheteurs et peut-être passer à côté d’une vente. D’une allée à l’autre, certains producteurs regrettent aussi une concurrence qui ne dit pas son nom avec parfois des vendeurs qui ne sont pas producteurs mais qui laissent planer le doute sur l’origine de leurs produits.
Mais malgré ces réserves, ces marchés de Noël sont toujours pour ces professionnels l’occasion de renforcer leurs ventes et les liens avec les clients. Comme d’autres ici, Emmanuel Brossard qui tient une huilerie à Raveau, fait ici «50% de vente et 50% de relation et de rencontres». Car il est certain que ces moments - comme au Marault ou à Guérigny - sont une formidable opportunité pour les petits nouveaux comme Pascal Leballeur et sa «Cerise sur le cochon» qui propose
ses terrines faites maison. Des classiques mais aussi des recettes originales. Là encore, la magie de Noël semble opérer puisque la curiosité est là et les ventes
se font.
Venue d’Ourouer, Amélie Vincent et la Ferme du pressoir se trouve plutôt bien installée dans son allée. Ce qui n’est pas toujours le cas d’autres de ses collègues : «ici l’allée est cohérente, il n’y a presque que des producteurs». Et de souligner que de l’autre côté il y a du «plexiglas artisanal». Un concept qui la fait sourire. Mais comme pour la majorité des producteurs, ces marchés sont des vitrines incontournables où elle aime rencontrer sa clientèle. Et puis «c’est le coup d’envoi des festivités. Les gens commencent à imaginer leur repas et pour cette occasion, ils sont prêts à consommer de vrais bons produits, ils se lâchent. Durant ces trois jours, on a bien travaillé» concède-t-elle. Lorsqu’on l’interroge sur le déménagement du marché de Nevers, elle explique que pour elle, «ce n’est pas le lieu l’important» mais ce qu’on y trouve : «Les gens veulent un vrai marché de Noël. On a de formidables artisans d’art qui pourraient être ici». Une attractivité et une authenticité qui donneraient sans doute une véritable
identité au marché de la cité ducale correspondant aux attentes des consommateurs... et des producteurs.