La Bussière
Une vitrine pour l’engraissement
La coopérative Feder a inauguré le 4 mars un nouveau bâtiment destinée à l’engraissement de bovins sur le site du centre d’allotement de Rix. Cet atelier d’engraissement, géré par un GIEE de huit éleveurs, permettra d’engraisser de mâles ou des femelles en fonction des besoins de la filière. Retour sur l’origine du projet et ses caractéristiques techniques.
Ce projet innovant et précurseur de techniques de pointe en élevage, fait figure de vitrine pour les éleveurs du département. Débuté en 2016 à Rix sur le site de la Buissière, ce bâtiment a bénéficié du soutien de l’Europe dans le cadre du PCAE ( Etat, Région, Conseil Départemental). 8 éleveurs se sont associés pour former le GIEE «Développer de la valeur ajoutée en économie circulaire autour de la filière bovine». Ces éleveurs le reconnaissent facilement, sans ce type de projet, ils n’auraient pas pu réaliser un tel bâtiment. L’objectif de ce GIEE est d’associer les éleveurs et les agriculteurs de la zone autour d’une dynamique d’économie circulaire dans des systèmes polycultures élevage en lien avec la société civile.Pour Yves Largy, président de Feder, «ce projet s’inscrit dans la continuité des projets développés par la coopérative. Cette inauguration suscite déjà de l’intérêt des professionnels du secteur. Des liens vont s’engager avec les abattoirs du secteur mais aussi avec la Chambre d’agriculture qui est intéressée pour organiser des journées techniques ou des portes ouvertes», précise-t-il. Il a tenu également a remercier les personnes présentes à l’occasion de cette inauguration notamment la préfète Sylvie Houspic.
Un projet basé sur le confort des hommes et des animaux
D’une capacité de 200 animaux (14 bovins par case) le bâtiment mesure 54 x 35mètres. Il a été construit avec un bardage bois à claire-voie, un filet brise-vent et des persiennes favorisant l’aération. Au sol, une dalle de béton a été coulée pour permettre un travail plus propre. Les aires paillées sont raclées deux fois par jour avec un racleur automatique, ce qui favorise la propreté et le calme des animaux. Les cases ont été volontairement conçues avec une certaine inclinaison pour favoriser le renouvellement de la paille, tout en limitant l’intervention humaine. En vingt minutes, la racleuse automatique va d’un bout à l’autre de la stabulation sans perturber les animaux qui se sont habitués à ce manège. Le couloir de circulation central fluidifie la circulation des animaux et facilite la manipulation d’un animal ou d’un lot, sans déranger les autres. Il n’y a pas de croisement avec les effluents. La contention en cours de finition a aussi été réalisée pour pouvoir peser les animaux facilement et réaliser si nécessaire des interventions en toute sécurité pour le personnel. L’accès aux abreuvoirs est simple pour les animaux et permet de vérifier leur propreté.
Pour concilier environnement et performance économique la coopérative Feder a réalisé plusieurs aménagements : installation de panneaux photovoltaïques d’une puissance de 300 KWc sur deux bâtiments (engraissement et stockage), récupération de l’eau de pluie pour laver les camions du centre d’allotement contigu, valorisation du fumier vers la plateforme de compostage voisine exploitée par le SIEEEN qui traite les déchets verts du département (en lien avec Axéréal, la Chambre d’agriculture 58 et la ferme expérimentale de Jalogny). «les panneaux photovoltaïques ont été installés avec un système de location qui nous permet de payer une partie du bâtiment. Ils ont aussi la caractéristique d’être un bon isolant thermique notamment en été car la chaleur est absorbée. Le confort des animaux y est donc renforcé» détaille Christophe Fouilland, le responsable technique du projet.
Un soin apporté à la nourriture des bêtes
Les animaux de races allaitantes sont engraissés durant 6 mois avec un maximum de fourrage de la ferme ou des exploitations voisines. Dans le détail, il s’agit d’une ration comportant de la pulpe de betterave, du maïs grain, un tiers de tourteau de soja et du lin. Un travail important a été mené avec la Ferme de Jalogny qui met en place notamment des itinéraires d’engraissement. «Un de leur principal objectif c’est de travailler sur l’autonomie fourragère. Nous à Rix, nous possédons 100 hectares autour de la ferme. Sur ces 100ha, nous allons mettre 30ha en fourrage, 12ha en prairie et le reste en MCPI(mélange protéagineux et céréale récolté immature)».
Pour Feder, l’objectif est aussi de travailler sur la prévention sanitaire pour limiter l’apparition de maladies. Un outil comme celui de Rix, qui vient d’être inauguré, met en avant des techniques parfaitement reproductibles au sein des exploitations. Elles ont vocation à développer la capacité à bien finir les animaux dans la zone de la coopérative FEDER. Pour cette dernière, «cette production complémentaire à la production céréalière, apporte localement de la valeur ajoutée et maintient le potentiel de production des sols grâce à l’apport de matière organique». De telles pratiques permettent d’anticiper sur les exigences de nouveaux débouchés tels que la Chine en proposant des produits adaptés aux attentes de ces nouveaux clients sur la voie femelle, ou sur la voie mâle. «Notre souplesse d’adaption nous permet de réagir en fonction de l’évolution de la conjoncture» précise le responsable technique de Feder. Le GIEE, quant à lui, a encore vocation à grandir. «En 2016, nous avons eu les autorisations pour 7 ans. Les agriculteurs qui désirent rentrer dans l’organisation doivent s’engager à participer aux réunions et mettre en place des actions sur leur propre exploitation. Il ne faut pas que les agriculteurs hésitent à nous contacter» conclu
Christophe Fouilland.
Un projet basé sur le confort des hommes et des animaux
D’une capacité de 200 animaux (14 bovins par case) le bâtiment mesure 54 x 35mètres. Il a été construit avec un bardage bois à claire-voie, un filet brise-vent et des persiennes favorisant l’aération. Au sol, une dalle de béton a été coulée pour permettre un travail plus propre. Les aires paillées sont raclées deux fois par jour avec un racleur automatique, ce qui favorise la propreté et le calme des animaux. Les cases ont été volontairement conçues avec une certaine inclinaison pour favoriser le renouvellement de la paille, tout en limitant l’intervention humaine. En vingt minutes, la racleuse automatique va d’un bout à l’autre de la stabulation sans perturber les animaux qui se sont habitués à ce manège. Le couloir de circulation central fluidifie la circulation des animaux et facilite la manipulation d’un animal ou d’un lot, sans déranger les autres. Il n’y a pas de croisement avec les effluents. La contention en cours de finition a aussi été réalisée pour pouvoir peser les animaux facilement et réaliser si nécessaire des interventions en toute sécurité pour le personnel. L’accès aux abreuvoirs est simple pour les animaux et permet de vérifier leur propreté.
Pour concilier environnement et performance économique la coopérative Feder a réalisé plusieurs aménagements : installation de panneaux photovoltaïques d’une puissance de 300 KWc sur deux bâtiments (engraissement et stockage), récupération de l’eau de pluie pour laver les camions du centre d’allotement contigu, valorisation du fumier vers la plateforme de compostage voisine exploitée par le SIEEEN qui traite les déchets verts du département (en lien avec Axéréal, la Chambre d’agriculture 58 et la ferme expérimentale de Jalogny). «les panneaux photovoltaïques ont été installés avec un système de location qui nous permet de payer une partie du bâtiment. Ils ont aussi la caractéristique d’être un bon isolant thermique notamment en été car la chaleur est absorbée. Le confort des animaux y est donc renforcé» détaille Christophe Fouilland, le responsable technique du projet.
Un soin apporté à la nourriture des bêtes
Les animaux de races allaitantes sont engraissés durant 6 mois avec un maximum de fourrage de la ferme ou des exploitations voisines. Dans le détail, il s’agit d’une ration comportant de la pulpe de betterave, du maïs grain, un tiers de tourteau de soja et du lin. Un travail important a été mené avec la Ferme de Jalogny qui met en place notamment des itinéraires d’engraissement. «Un de leur principal objectif c’est de travailler sur l’autonomie fourragère. Nous à Rix, nous possédons 100 hectares autour de la ferme. Sur ces 100ha, nous allons mettre 30ha en fourrage, 12ha en prairie et le reste en MCPI(mélange protéagineux et céréale récolté immature)».
Pour Feder, l’objectif est aussi de travailler sur la prévention sanitaire pour limiter l’apparition de maladies. Un outil comme celui de Rix, qui vient d’être inauguré, met en avant des techniques parfaitement reproductibles au sein des exploitations. Elles ont vocation à développer la capacité à bien finir les animaux dans la zone de la coopérative FEDER. Pour cette dernière, «cette production complémentaire à la production céréalière, apporte localement de la valeur ajoutée et maintient le potentiel de production des sols grâce à l’apport de matière organique». De telles pratiques permettent d’anticiper sur les exigences de nouveaux débouchés tels que la Chine en proposant des produits adaptés aux attentes de ces nouveaux clients sur la voie femelle, ou sur la voie mâle. «Notre souplesse d’adaption nous permet de réagir en fonction de l’évolution de la conjoncture» précise le responsable technique de Feder. Le GIEE, quant à lui, a encore vocation à grandir. «En 2016, nous avons eu les autorisations pour 7 ans. Les agriculteurs qui désirent rentrer dans l’organisation doivent s’engager à participer aux réunions et mettre en place des actions sur leur propre exploitation. Il ne faut pas que les agriculteurs hésitent à nous contacter» conclu
Christophe Fouilland.
FEDER en chiffres
- 4500 producteurs
- 220 salariés dont 185 en activité élevage.
- 11 sites
- Chiffre d’affaires annuel : 290 millions d’euros.
- 220 salariés dont 185 en activité élevage.
- 11 sites
- Chiffre d’affaires annuel : 290 millions d’euros.