Concours Modèles et Allures Régional Percherons
Une victoire au goût amer
Suite au concours départemental de Decize, plusieurs percheronnes ont été sélectionnées pour l’épreuve régionale en Saône-et-Loire. Et si le palmarès affiche haut les couleurs du département, pour Anaïs Pinto – il sonne comme un chant du cygne.
«Pour ma part, explique-elle, j’ai fait trois heures de route afin de pouvoir participer à ce concours régional, qui fut comme chaque année récompensé par de nombreux prix et surtout la meilleure récompense: La Championne Bourgogne-Franche-Comté. Cependant, je veux que les gens sachent qu’il nous est de plus en plus difficile de participer à ces concours et cela le sera encore plus dans les années à venir par manque de subventions et à cause de la hausse du coût de cette passion». La qualité de ses chevaux n’est donc pas la cause de ses soucis puisque ses animaux sont aussi sélectionnés au Championnat de France qui aura lieu fin septembre dans l’Orme. Et Anaïs Pinto d’expliquer : «je vais y amener quatre juments (12 euros par jument l’engagement) et un étalon (30 euros l’engagement). Nous allons faire encore six heures de route. Je dois donc avoir un poids lourd, ce qui coûte également très cher chaque année (contrôle chronotachygraphe, passage aux mines, taxe à l’essieu, assurance...) Et tout cela de notre poche, car notre syndicat n’a pas assez de trésorerie pour aider les éleveurs».
Sortir de l’impasse
L’amertume et la colère sont bien là malgré la fierté de ce nouveau palmarès. «Aujourd’hui je suis la seule éleveuse de Bourgogne-Franche-Comté à continuer, avec mon fiancé Romain Vannier, à proposer des étalons au Championnat de France. Je suis jeune et motivée mais l’argent ne se trouve pas sous les sabots des chevaux, et quand je vois que tout le monde nous tourne le dos, je deviens comme les autres adhérents, un peu blasée. Puis je suis triste d’entendre mes collègues plus âgés dire : «Dans trois ans de toute façon, on jettera l’éponge». Un constat d’autant plus regrettable que l’investissement d’Anaïs Pinto est fait sur le long terme : «C’est un travail qui se compte en années pour arriver à notre niveau. C’est beaucoup de joie, de pleurs, d’anxiété, de rythme cardiaque qui s’accélère, mais c’est une passion qui nous comble de bonheur. Puis je ne reste pas les bras croisés à attendre que les clients débarquent chez nous. Je fais tous les concours, les foires aux poulains et travaille ma génétique depuis maintenant quinze ans, afin d’avoir un élevage au top». Pour sortir de l’impasse, elle ne voit qu’une solution : «le Département, la Région et l’état doivent nous aider ! Sinon dans quelques années, on entendra dire - la larme à l’œil - comme cela l’a été avec le Trait Nivernais, cheval de notre berceau : «Dans le temps il y avait des percherons dans la Nièvre».
Sortir de l’impasse
L’amertume et la colère sont bien là malgré la fierté de ce nouveau palmarès. «Aujourd’hui je suis la seule éleveuse de Bourgogne-Franche-Comté à continuer, avec mon fiancé Romain Vannier, à proposer des étalons au Championnat de France. Je suis jeune et motivée mais l’argent ne se trouve pas sous les sabots des chevaux, et quand je vois que tout le monde nous tourne le dos, je deviens comme les autres adhérents, un peu blasée. Puis je suis triste d’entendre mes collègues plus âgés dire : «Dans trois ans de toute façon, on jettera l’éponge». Un constat d’autant plus regrettable que l’investissement d’Anaïs Pinto est fait sur le long terme : «C’est un travail qui se compte en années pour arriver à notre niveau. C’est beaucoup de joie, de pleurs, d’anxiété, de rythme cardiaque qui s’accélère, mais c’est une passion qui nous comble de bonheur. Puis je ne reste pas les bras croisés à attendre que les clients débarquent chez nous. Je fais tous les concours, les foires aux poulains et travaille ma génétique depuis maintenant quinze ans, afin d’avoir un élevage au top». Pour sortir de l’impasse, elle ne voit qu’une solution : «le Département, la Région et l’état doivent nous aider ! Sinon dans quelques années, on entendra dire - la larme à l’œil - comme cela l’a été avec le Trait Nivernais, cheval de notre berceau : «Dans le temps il y avait des percherons dans la Nièvre».
Palmarès
Pouliches de 1an :
Gribouille d’arzembouy, Anais Pinto (58), 37 points
Guelyne de la meule, Damien Rameau (21)
Gloria de Nangle, Serge Dutartre (71)
Pouliches de 2ans Petite Taille :
Fleure des barillais, Mickael Aulas (71), 34 points
Frimousse d’arzembouy, Valérie Nicolle (58)
Fureur des guernes, Mickael Aulas (71)
Pouliches de 2 ans Grande Taille :
Fanny de pierrefiche, Gérard Petit (58), 37 points
Fanette de nangle, Serge Dutartre (71)
Faibelle de la butte, Serge Dutartre (71)
Pouliches de 3ans Grande Taille :
Elegante 6, Jean Brest (58), 37 points
Etincelle de nagle, Serge Dutartre (71)
Espérance de Nangle, Serge Dutartre (71)
Pouliche de 3 ans Diligencière :
Emeraude de la meule, Marie Petot (58), 36 points
Jument suitée Petite Taille :
Biscotte d’arzembouy, Anais Pinto (58), 35 points
Juments suitées Grande Taille:
Vivace d’arzembouy, Anais Pinto (58), 37 points
Venus de nangle, Serge Dutartre (71)
Diana des granges, Gérard Petit (58)
Prix de Championnat jeune :
Fanny de pierrefiche, Gérard Petit (58), 37 points
Prix de Championnat adulte :
Vivace d’arzembouy, Anais Pinto (58), 37 points
Liste des Percheronnes sélectionnées pour l’épreuve finale:
Le Championnat de France qui aura lieu au Haras du Pin, dans l’Orne le 23 pour les étalons et le 24 septembre pour les juments:
L’élevage d’Arzembouy en copropriété avec M. Vannier Romain sera présent dans la cour du Château avec leur étalon Elixir d’Arzembouy
Le lendemain les femelles défileront par catégories : Les élevages Anaïs Pinto, Valérie Nicolle, Jean Brest, Marie Petot, Serge Dutartre et Gérard Petit seront représentés
Gribouille d’arzembouy, Anais Pinto (58), 37 points
Guelyne de la meule, Damien Rameau (21)
Gloria de Nangle, Serge Dutartre (71)
Pouliches de 2ans Petite Taille :
Fleure des barillais, Mickael Aulas (71), 34 points
Frimousse d’arzembouy, Valérie Nicolle (58)
Fureur des guernes, Mickael Aulas (71)
Pouliches de 2 ans Grande Taille :
Fanny de pierrefiche, Gérard Petit (58), 37 points
Fanette de nangle, Serge Dutartre (71)
Faibelle de la butte, Serge Dutartre (71)
Pouliches de 3ans Grande Taille :
Elegante 6, Jean Brest (58), 37 points
Etincelle de nagle, Serge Dutartre (71)
Espérance de Nangle, Serge Dutartre (71)
Pouliche de 3 ans Diligencière :
Emeraude de la meule, Marie Petot (58), 36 points
Jument suitée Petite Taille :
Biscotte d’arzembouy, Anais Pinto (58), 35 points
Juments suitées Grande Taille:
Vivace d’arzembouy, Anais Pinto (58), 37 points
Venus de nangle, Serge Dutartre (71)
Diana des granges, Gérard Petit (58)
Prix de Championnat jeune :
Fanny de pierrefiche, Gérard Petit (58), 37 points
Prix de Championnat adulte :
Vivace d’arzembouy, Anais Pinto (58), 37 points
Liste des Percheronnes sélectionnées pour l’épreuve finale:
Le Championnat de France qui aura lieu au Haras du Pin, dans l’Orne le 23 pour les étalons et le 24 septembre pour les juments:
L’élevage d’Arzembouy en copropriété avec M. Vannier Romain sera présent dans la cour du Château avec leur étalon Elixir d’Arzembouy
Le lendemain les femelles défileront par catégories : Les élevages Anaïs Pinto, Valérie Nicolle, Jean Brest, Marie Petot, Serge Dutartre et Gérard Petit seront représentés