La Bourgogne au Salon
Une tribune pour l’agriculture régionale
Ils n'ont pas manqué le grand rendez-vous annuel de l'agriculture de Bourgogne. Elus et professionnels ont partagé un moment de convivialité et d'échange, non sans relever les risques et les enjeux auxquels les exploitations agricoles sont confrontées dans le cadre de la nouvelle Pac.
Comme toujours c'était la grande bousculade devant l'estrade de la Région, sur l'espace [I]«Ici c'est la Bourgogne»[i] du Hall 7-2 du salon de l'Agriculture. Les élus bourguignons étaient là... les autres aussi, ceux qui avaient quelque chose à attendre des prochaines élections européennes notamment. Nadine Morano, tête de liste UMP dans le grand Est, a ainsi découvert la Bourgogne. Mais, loin des préoccupations électoralistes, ce sont bien les enjeux agricoles qui ont mobilisé toutes les attentions lors de cette matinée d'inauguration.
Christian Decerle, président de la Chambre régionale d'agriculture a connu là son premier baptême du feu au SIA. Saisissant l'occasion de [I]«ce grand moment de communication entre la France paysanne et rurale et la France citadine»[i], il a rappelé que [I]«derrière le décor du salon de l'Agriculture, il y a des professionnels qui doivent faire face à des pratiques qui se complexifient de plus en plus, des professionnels qui doivent en permanence se remettre en cause, innover, investir pour rester dans la course»[i]. Et la course arrive en ce moment dans la dernière ligne droite de la Pac, sur fond [I]«de redistributions budgétaires et d'enveloppes en baisse, d'empoignades et d'arbitrages qui ne permettront pas de dégager du revenu. La Bourgogne s'apprête une nouvelle fois à perdre»[i] a-t-il constaté, non sans amertume et non sans en appeler au ministre Stéphane Le Foll afin qu'il reste à l'écoute des agriculteurs et des viticulteurs. Des viticulteurs rattrapés par l'Esca et la flavescence dorée et victimes des caprices du temps pour la troisième année consécutive.
Le président de la Chambre régionale d'agriculture a insisté sur la nécessité de mobiliser au mieux les fonds européens. Au nom des Chambres d'agricultures, des FDSEA et des jeunes agriculteurs, Christian Decerle en a solennellement [I]«appelé à tous les co-financeurs potentiels pour optimiser les soutiens aux investissements dans nos exploitations d'abord et permettre ensuite le déploiement des mesures agro-environnementales là où elles sont nécessaires»[i].
Message entendu par François Patriat qui a précisé que [I]«la Bourgogne a déjà perdu trente millions d'euros lors de la précédente refonte de la Pac»[i] et que la région [I]«ne peut pas se permettre de perdre encore»[i]. La collectivité régionale veut ainsi soutenir [I]«une MAE intelligente, accessible et une PMTVA suffisante pour assurer la vivabilité des exploitations d'élevage»[i]. Le président du Conseil régional a toutefois insisté sur la nécessité de [I]«porter collectivement la marque Bourgogne et de travailler sous la même bannière»[i] pour les quatre départements venus à tour de rôle défendre et promouvoir leurs territoires.
Stéphane Le Foll et Arnaud Montebourg qui ont transité un moment sur l'espace Bourgogne se sont voulus tout aussi rassembleurs, mais au-delà des paroles de circonstance, ce sont les actes qui sortiront dans les prochains jours des discussions en cours, qui montreront si les professionnels et les élus de Bourgogne ont bien été entendus et compris.
Christian Decerle, président de la Chambre régionale d'agriculture a connu là son premier baptême du feu au SIA. Saisissant l'occasion de [I]«ce grand moment de communication entre la France paysanne et rurale et la France citadine»[i], il a rappelé que [I]«derrière le décor du salon de l'Agriculture, il y a des professionnels qui doivent faire face à des pratiques qui se complexifient de plus en plus, des professionnels qui doivent en permanence se remettre en cause, innover, investir pour rester dans la course»[i]. Et la course arrive en ce moment dans la dernière ligne droite de la Pac, sur fond [I]«de redistributions budgétaires et d'enveloppes en baisse, d'empoignades et d'arbitrages qui ne permettront pas de dégager du revenu. La Bourgogne s'apprête une nouvelle fois à perdre»[i] a-t-il constaté, non sans amertume et non sans en appeler au ministre Stéphane Le Foll afin qu'il reste à l'écoute des agriculteurs et des viticulteurs. Des viticulteurs rattrapés par l'Esca et la flavescence dorée et victimes des caprices du temps pour la troisième année consécutive.
Le président de la Chambre régionale d'agriculture a insisté sur la nécessité de mobiliser au mieux les fonds européens. Au nom des Chambres d'agricultures, des FDSEA et des jeunes agriculteurs, Christian Decerle en a solennellement [I]«appelé à tous les co-financeurs potentiels pour optimiser les soutiens aux investissements dans nos exploitations d'abord et permettre ensuite le déploiement des mesures agro-environnementales là où elles sont nécessaires»[i].
Message entendu par François Patriat qui a précisé que [I]«la Bourgogne a déjà perdu trente millions d'euros lors de la précédente refonte de la Pac»[i] et que la région [I]«ne peut pas se permettre de perdre encore»[i]. La collectivité régionale veut ainsi soutenir [I]«une MAE intelligente, accessible et une PMTVA suffisante pour assurer la vivabilité des exploitations d'élevage»[i]. Le président du Conseil régional a toutefois insisté sur la nécessité de [I]«porter collectivement la marque Bourgogne et de travailler sous la même bannière»[i] pour les quatre départements venus à tour de rôle défendre et promouvoir leurs territoires.
Stéphane Le Foll et Arnaud Montebourg qui ont transité un moment sur l'espace Bourgogne se sont voulus tout aussi rassembleurs, mais au-delà des paroles de circonstance, ce sont les actes qui sortiront dans les prochains jours des discussions en cours, qui montreront si les professionnels et les élus de Bourgogne ont bien été entendus et compris.