Accès au contenu
Élevage

Une soirée d’information pour les éleveurs

La section bovine de la FDSEA de la Nièvre organise le 17 juin prochain, à Cercy la Tour, une soirée intitulée «L’élevage Nivernais à l’heure du marché mondial de la viande». Potentiel de développement du marché turc et accords transatlantiques occuperont une place centrale dans le déroulement de cette soirée. Questions à Emmanuel Bernard, président de la section bovine de la Nièvre.
Par FDSEA 58
[G]- Emmanuel, pourquoi cette soirée ?[g]
[G]Emmanuel Bernard :[g] [I]Parce que les éleveurs ont besoin de comprendre ce qui se passe sur le marché de la viande. Nous sommes sur un marché qui a fortement évolué ces dernières années et le prix des animaux, gras comme maigres, dépend de pas mal de facteurs qui nous échappent au niveau local ou national, notamment de ce qui se passe sur les marchés internationaux. Regardez ce qui se passe aujourd’hui sur le marché de l’agneau ! Et puis, on l’a vu il y a deux ans, alors que le prix des bêtes était au plus bas, ce qui a déverrouillé la situation, ce sont les marchés à l’export, et notamment la Turquie. Nous sommes sur des marchés tendus et quelques milliers de tonnes à l’export peuvent suffire à redoper les cours. Une soirée de cette nature a vocation à permettre aux éleveurs de s’attarder sur ces sujets, ce qui n’est pas forcément évident lorsque l’on est dans le quotidien de l’exploitation.[i]

[G]- Quel contenu ?
- EB :[g] [I]Une délégation d’Interbev Bourgogne est dernièrement rentrée d’un voyage d’étude en Turquie où des potentialités de développement important du marché de la viande bovine ont pu être constatées. C’est un pays qui connaît une croissance importante (plus de 10 %) où le pouvoir d’achat croît et où la demande en viande explose réellement. Les turcs veulent de la viande bovine pour manger mais aussi pour faire tourner leurs abattoirs, leur économie. Nous échangerons avec les éleveurs sur ce sujet.[i]

[G]- Les accords transatlantiques seront aussi évoqués ?
- EB :[g] [I]Oui. C’est une négociation dont l’issue sera déterminante pour nos productions. L’accord UE/Canada, c’est potentiellement 70 000 Tonnes de viande bovine ne respectant aucun de nos standards sanitaires ou environnementaux qui envahirait notre marché. Les éleveurs, l’aval de la filière, tout le monde peut être mis en danger par des décisions politiques prises à l’emporte-pièce à Bruxelles. Il en est de même pour l’accord avec les USA. La télévision canadienne sera d’ailleurs présente à cette soirée. Elle veut recueillir des avis d’éleveurs français sur le sujet. L’occasion lui en sera donnée le 17 juin.[i]