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Section éleveurs nivernais de la Cialyn

Une «situation particulière à 2013» qui a «tendance à s’inverser» en 2014

L’assemblée générale de la section des Eleveurs nivernais de la Ciaylin, qui s’est déroulée le 15 mai à la Maison de la chasse et de la nature de Forges, a été l’occasion pour Bertrand Ribaucourt, son président, et Séverine Breton, la directrice de la coopérative, de dresser le tableau du marché de la viande. 2014 s’annonce meilleure que 2013.
Par Emmanuel Coulombeix
Une «situation particulière à 2013» qui a «tendance à s’inverser» en 2014
Bertrand Ribaucourt et Séverine Breton ont présenté les chiffres de la section Eleveurs nivernais en 2013.
En 2013, [I]«la vache était à 4,40 euros le kg puis çà a été la dégringolade à 3,70 euros. Il y a eu beaucoup d’attaques contre la viande et puis des affaires comme celle de Spanghero ont eu un effet négatif sur la production, en parallèle à une hausse de la consommation de steak haché. C’est une situation particulière à 2013 mais les chiffres de 2014 semblent inverser cette tendance, ce que j’ai du mal à comprendre, d’autant qu’il y aurait une reprise des importations de viande bas de gamme»[i]. Bertrand Ribaucourt, en introduction de l’AG, a donné le ton. Puis, rappelant qu’il s’agissait ici de la 43è clôture d’exercice d’une entreprise qui compte 500 salariés, Séverine Breton, la directrice de la Ciaylin, a présenté les chiffres 2013 détaillés à la cinquantaine d’adhérents qui avaient pris place, le 15 mai, dans la salle de réunion de la Fédération départementale des chasseurs, à Forges.

[INTER]-3,5% du chiffre d’affaires[inter]
A l’aide d’un diaporama en couleur, elle a expliqué que l’activité totale de la section nivernaise avait reculé de 1,9% l’an dernier, pour une baisse de 3,5% du chiffre d’affaires. 40 316 UGB issues du département ont transité par la coopérative en 2013, contre 41 081 en 2012 et 42 652 en 2011. Et les ovins ont aussi reculé, passant de 15 342 en 2012 à 14 382 en 2013, [I]«un chiffre toutefois à relativiser parce qu’en fonction du mois de sortie, les volumes peuvent s’étaler d’une année civile sur l’autre»[i] a-t-elle nuancé. Dans le détail, les bovins maigres restent prépondérants dans le volume d’activité (78% à 30 724 animaux) mais enregistrent une baisse de 1,1%. Les gros bovins viande accusent une baisse de 6,5% de l’activité et représentent encore 14% du total (5 463). En revanche, les jeunes bovins viande progressent de 2,2%, à 2 528 animaux, soit 6% de l’activité totale. 604 veaux de dix jours et 63 reproducteurs sont aussi passés par la Ciaylin l’an dernier.

[INTER]Répartition des bovins maigres et des bovins viande[inter]
Séverine Breton a aussi approfondi la répartition des des volumes de bovins maigres et de bovins viande dans l’activité des Eleveurs nivernais. En 2013, les bovins maigres se sont répartis entre 70% de mâles (21 423), 15% de broutardes femelles (4 535), 9% de vaches maigres (2 713) et 6% de génisses maigres (2 053). En bovins viande, la section a collecté 46% de vaches à viande (3 689), 30% de jeunes bovins viande (2 413), 15% de génisses viande (1 192), 3% de taureaux (256) et de réformes lait et mixtes (258), 2% de JB lait et mixtes (115) et 1% de boeufs (42). Ces chiffres confirment bien la dépendance importante de la part principale de l’activité Cialyn aux importateurs italiens de maigre et l’intérêt de la Sicavyl, filiale de la Cialyn à 83,5%, dans les débouchés viande. Enfin, en ovins, 96% des 14 382 animaux sont issus de la Nièvre, ce qui n’empêche pas une baisse d’activité de 6,3%, ces 14 382 animaux se répartissant entre 11 489 agneaux, 1948 réformes et 945 maigres et élevage.

[INTER]Atelier de 3è transformation[inter]
Après un échange avec la salle, la directrice de la Cialyn et le président de la section nivernaise ont évoqué les chiffres de l’ensemble du groupement coopératif et ses projets d’avenir. Ainsi a-t-il été question de la réalisation à Migennes (89) de l’atelier de 3è transformation, en deux tranches de 16 et 6 millions d’euros, marquant ainsi les ambitions du groupe de redéployer son activité viande. [I]«Il ne faudrait pas que ce soit la Sicavyl qui fasse le prix payé au paysan hors du prix du marché»[i] s’est inquiété l’un des adhérents. [I]«La Cialyn, c’est la Sicavyl et la Sicavyl, c’est la Ciaylin ! C’est la productivité de l’atelier et le temps de découpe de la viande qui feront sa valeur sur le marché, pas le prix de la vache»[i] lui a répondu Yves Pinet des Ecots, le président de la Cialyn qui se trouvait dans l’assistance. Au rayon des projets, Séverine Breton a également dévoilé celui d’un atelier d’engraissement de taurillons en région Champagne, [I]«s’appuyant sur une complémentarité entre les productions végétales et les productions animales»[i]. Ce projet s’appelle Copelis.