Grandes cultures
Une situation économique dégradée et un Premier Ministre qui ne respecte pas ses engagements
La section Grandes cultures de la FDSEA 58 s’est réunie mardi 1er décembre. Jérôme Josseaux de l’AGPB était invité à venir présenter l’actualité et les travaux en cours.
Une réunion de la section Grandes cultures de la FDSEA s’est tenue mardi 1er décembre, avec l’intervention de Jérôme Josseaux de l’AGPB, l’occasion de faire un point sur la situation économique des exploitations Bourguignonnes ainsi que les sujets qui font l’actualité.
Pour la 3ème année consécutive, la situation économique des céréaliers s’est dégradée. 41% des exploitations céréalières Bourguignonnes ont un revenu 2015 négatif. A cela s’ajoute des rendements bas qui plafonnent, et une PAC 2015 calamiteuse ! Sur ce sujet l’AGPB est ferme, la prime distributive des 52 ha doit se limiter à 10% de l’enveloppe, et le transfert du premier pilier vers le second ne doit pas être plus élevé que ce qu’il est déjà. Cette PAC est source de distorsion pour les céréaliers de nos zones intermédiaires puisqu’en moyenne il y a 110€/ha d’écart avec un céréalier allemand.
Il faut libérer les moyens de productions
Depuis le Grenelle de l’Environnement, la pression s’est accélérée en réfutant toute approche responsable et responsabilisante des problématiques environnementales. D’où la position ferme de la profession suite aux crises de l’été et aux mobilisations de septembre quant à un moratoire, pause, halte normative. Il s’agit effectivement de repenser complétement le fonctionnement législatif et réglementaire en matière agricole, pour en finir avec les réglementations incohérentes ou inapplicables, tant au niveau des nitrates, des phytosanitaires, de la gestion de l’eau ou de l’air. Selon les propos du Premier Ministre, le 3 septembre dernier : «La simplification des normes est une priorité pour les agriculteurs». La pause normative devait permettre jusqu’en février 2016 d’élaborer une nouvelle méthode de travail afin d’associer très en amont les professionnels agricoles à la définition de nouvelles mesures les concernant. Cependant la présentation du plan Ecophyto 2 le 26 octobre dernier, démontre bien que les problématiques agricoles sont gérées par le ministère de l’Environnement et non par le ministère de l’Agriculture.
Philippe Pinta, président d’Orama a été clair : «Le Premier Ministre doit faire respecter sa parole !»
Pour la 3ème année consécutive, la situation économique des céréaliers s’est dégradée. 41% des exploitations céréalières Bourguignonnes ont un revenu 2015 négatif. A cela s’ajoute des rendements bas qui plafonnent, et une PAC 2015 calamiteuse ! Sur ce sujet l’AGPB est ferme, la prime distributive des 52 ha doit se limiter à 10% de l’enveloppe, et le transfert du premier pilier vers le second ne doit pas être plus élevé que ce qu’il est déjà. Cette PAC est source de distorsion pour les céréaliers de nos zones intermédiaires puisqu’en moyenne il y a 110€/ha d’écart avec un céréalier allemand.
Il faut libérer les moyens de productions
Depuis le Grenelle de l’Environnement, la pression s’est accélérée en réfutant toute approche responsable et responsabilisante des problématiques environnementales. D’où la position ferme de la profession suite aux crises de l’été et aux mobilisations de septembre quant à un moratoire, pause, halte normative. Il s’agit effectivement de repenser complétement le fonctionnement législatif et réglementaire en matière agricole, pour en finir avec les réglementations incohérentes ou inapplicables, tant au niveau des nitrates, des phytosanitaires, de la gestion de l’eau ou de l’air. Selon les propos du Premier Ministre, le 3 septembre dernier : «La simplification des normes est une priorité pour les agriculteurs». La pause normative devait permettre jusqu’en février 2016 d’élaborer une nouvelle méthode de travail afin d’associer très en amont les professionnels agricoles à la définition de nouvelles mesures les concernant. Cependant la présentation du plan Ecophyto 2 le 26 octobre dernier, démontre bien que les problématiques agricoles sont gérées par le ministère de l’Environnement et non par le ministère de l’Agriculture.
Philippe Pinta, président d’Orama a été clair : «Le Premier Ministre doit faire respecter sa parole !»