Négociations commerciales
Une refonte très attendue
La loi Hamon qui devait apaiser les relations commerciales a plutôt eu l’effet d’un accélérateur dans certains conflits. A peine installée, la loi voit ses dispositions bousculées par certains articles de la loi Macron qui touchent aux relations commerciales. Au final, le flou reste de mise.
Faire des affaire autrement, sans se cristalliser sur les prix, c’est ce que réclament toutes les organisations qui représentent les industries du secteur agroalimentaire. Le climat délétère qui prime dans les relations commerciales plaide de plus en plus pour un dispositif élaboré en co-construction entre tous les partenaires. A l’Ania on encourage à «retrouver l’intérêt commun des filières» et faire en sorte que les plans d’affaires soient «bénéfiques à tous». La possibilité d’une diminution des prix est même évoquée, à la condition expresse qu’elle soit assortie de «contrepartie précises». Coop de France a créé une section agroalimentaire qui revendique un traitement différencié pour les produits issus de la coopération agricole. Tous s’accordent à reconnaître que le système est à bout de souffle et qu’il faut maintenant «repenser collectivement les relations commerciales».
Des négociations 2015 «difficiles»
Même préoccupation chez les distributeurs, où Système U, Auchan et Carrefour ont ainsi choisi de désigner un médiateur interne, sous l’égide du médiateur des relations commerciales agricoles, tant la guerre des prix reconnaissent-ils mène tout le monde dans le mur. Le discours de Michel Leclerc s’est lui aussi un peu adouci ces derniers mois.
Préciser les textes, lever les ambiguïtés
Le changement n’est cependant pas encore dans les fait et certains industriels évoquent des négociations commerciales 2015 difficiles. L’Ania et Coop de France évoquent des contrats signés sans plan d’affaires (donc encore en cours de négociations), des revendications abusives, des menaces de déréférencement, des demandes de déflations importantes, des compensations de marges ou encore la non-prise en compte de l’évolution des coûts. Les regroupements d’enseignes comme Auchan et Système U, Casino et Intermarché, Carrefour et Cora, ont aussi été sources de difficultés avec une nette tendance à s’aligner sur le prix le plus bas...
Alors que la loi Hamon peinait à s’installer du fait des retards accumulés sur certains décrets d’application, la loi Macron est venue bouleverser le jeu et rebattre les cartes. La petite dizaine de mesures touchant aux relations commerciales (par voie d’amendements essentiellement) favorise une instabilité législative dénoncée par beaucoup d’acteurs.
Les industriels attendent que les relations commerciales soient arbitrées sur la base des textes existants mais que leur interprétation soit précisée, sans ambiguïté. Sur le fond, l’Ania, Coop de France et la Feef, plaident pour le respect des grilles de tarifs, assorties d’un vrai plan d’affaires, avec des contreparties précises aux réductions de prix.
Des négociations 2015 «difficiles»
Même préoccupation chez les distributeurs, où Système U, Auchan et Carrefour ont ainsi choisi de désigner un médiateur interne, sous l’égide du médiateur des relations commerciales agricoles, tant la guerre des prix reconnaissent-ils mène tout le monde dans le mur. Le discours de Michel Leclerc s’est lui aussi un peu adouci ces derniers mois.
Préciser les textes, lever les ambiguïtés
Le changement n’est cependant pas encore dans les fait et certains industriels évoquent des négociations commerciales 2015 difficiles. L’Ania et Coop de France évoquent des contrats signés sans plan d’affaires (donc encore en cours de négociations), des revendications abusives, des menaces de déréférencement, des demandes de déflations importantes, des compensations de marges ou encore la non-prise en compte de l’évolution des coûts. Les regroupements d’enseignes comme Auchan et Système U, Casino et Intermarché, Carrefour et Cora, ont aussi été sources de difficultés avec une nette tendance à s’aligner sur le prix le plus bas...
Alors que la loi Hamon peinait à s’installer du fait des retards accumulés sur certains décrets d’application, la loi Macron est venue bouleverser le jeu et rebattre les cartes. La petite dizaine de mesures touchant aux relations commerciales (par voie d’amendements essentiellement) favorise une instabilité législative dénoncée par beaucoup d’acteurs.
Les industriels attendent que les relations commerciales soient arbitrées sur la base des textes existants mais que leur interprétation soit précisée, sans ambiguïté. Sur le fond, l’Ania, Coop de France et la Feef, plaident pour le respect des grilles de tarifs, assorties d’un vrai plan d’affaires, avec des contreparties précises aux réductions de prix.
Un médiateur interne pour Système U, Auchan et Carrefour
La nomination d’un médiateur interne au sein de Système U, Auchan et Carrefour, sous l’égide du médiateur des relations commerciales agricoles, permet à chaque enseigne de garantir un point d’entrée aux fournisseurs qui font face à un différent commercial. Le médiateur de chaque enseigne ne peut pas être rattaché aux services achat ou contentieux, il doit être rattaché directement aux dirigeants du groupe, ce qui garantit une certaine autonomie hiérarchique. La procédure doit être rapide, puisque la réponse du médiateur interne est promise dans un délai de 15 jours. Elle est aussi très orientée vers les PME et les produits agricoles, ou ceux dans lesquels la matière première représente une part importante du coût de revient. Soucieuses de redorer leur blason, les enseignes partenaires de la médiation insistent sur la simplicité du dispositif. Un dispositif installé pour un an et dont l’évaluation déterminera sa reconduction ou son abandon.