AG de Salers de Bourgogne à Marigny-l’Eglise (58)
Une race rustique en progrès sur tous les tableaux
Depuis plusieurs années, la race Salers progresse en nombre d’élevages et d’animaux, dans toute la France et dans la région Bourgogne en particulier. La Nièvre en est la première détentrice parmi les quatre départements.
«Peu importe que nous progressions de 10% ou de 13% par an, ce que nous constatons, c’est une tendance à la hausse depuis plusieurs années» avance Jean-Pierre Mauguin, l’heureux éleveur de Barnay (71) et président de Salers de Bourgogne depuis trois ans. Dans le rapport d’activité qu’il a présenté, la semaine dernière, à Marigny-l’église, aux confins de la Nièvre et de la Côte d’Or, le responsable, devant une quarantaine d’adhérents, s’est félicité de la bonne tenue de la race dans la région et a fait part des axes de travail sur lesquels il planche pour en assurer le développement. Des axes tout orientés sur la démarche commerciale. «Nous savons que le goût du baby Salers est meilleur que celui du baby Charolais, même si les rendements sont plus faibles. Nous travaillons sur les circuits courts pour faire valoir la race auprès des consommateurs en essayant de convaincre les intermédiaires. Nous avons aujourd’hui à cette AG, la présence de deux engraisseurs, un de la Nièvre et un de Côte d’Or» a-t-il salué. Car, pour être chauvin sur les atouts de la Salers, Jean-Pierre Mauguin n’en est pas moins lucide sur ses freins. «Quand il s’agit de viande, nous savons que nous servons de variable d’ajustement. La Salers part en moyenne à 3 francs de moins au kg que la charolaise et le monde de la filière est très compliqué. Cela n’intéresse pas les coopératives qui d’ailleurs ne sont pas représentées aujourd’hui» a-t-il déploré.
Des qualités reconnues en race pure comme en croisement
Trouver une meilleur valorisation : telle est bien la demande qui est faite par les adhérents de l’association régionale. Et la solution passe par des choix d’orientation techniques et économiques. Si la commercialisation est donc une priorité, l’image de marque et la défense des atouts de la race peut prendre de multiples formes, selon le président. L’association s’est ainsi dotée d’un site internet moderne, même si les adhérents ont encore du mal à le remplir avec leurs offres d’animaux... Au-delà de la communication, pro-active, la race a aussi fait le choix d’une orientation technique plus serrée en matière de sélection. M. Fort, responsable du Herd Book Salers, venu du Cantal à l’assemblée générale de Marigny l’église, a ainsi expliqué quelles étaient les orientations de la station d’évaluation. «Nous voulons améliorer un peu la conformation, notamment par rapport à la charolaise ou à la limousine, mais tout en gardant la facilité de vêlage» a-t-il dit. 99% des naissances se font sans césarienne en Salers, ce qui est un avantage concurrentiel et économique par rapport à d’autres.
L’ouverture pelvienne dans l’IMOCR
En 30 ans, la Salers est passé d’une race laitière (encore 65 éleveurs laitiers dans le Cantal aujourd’hui) à une race à forte majorité allaitante. Donc, gagner de la viande, oui mais cela ne peut se faire à n’importe quel prix : «Depuis la réforme de l’ IMOCR, il y a deux ans, nous avons décidé de mieux prendre en compte les qualités de race, le développement musculaire, dans le calcul de l’index en station. Nous avons donc intégré l’ouverture pelvienne, sous l’impulsion des organismes techniques et de la filière, qui compte pour 23% dans la valeur totale» a souligné le représentant du HBS. Ce qui n’est pas neutre. L’impact sur l’orientation produira des incidences visibles dans 7 ou 8 ans, sur les produits de ces taureaux devenus plus «musculeux»...
Et comme, dans le berceau, il n’y a pas assez de volume en race pure (ndlr : 120 000 mais 60% en croisement), ces orientations devraient permettre de régénérer le sang... Reconnaissant qu’il faudrait une valorisation des veaux, M. Fort, a aussi estimé «que c’est un problème au niveau commercial mais que c’est difficile à gérer au niveau racial». Pile-poil l’impulsion dévoilée par Jean-Pierre Mauguin un peu plus tôt...
Des qualités reconnues en race pure comme en croisement
Trouver une meilleur valorisation : telle est bien la demande qui est faite par les adhérents de l’association régionale. Et la solution passe par des choix d’orientation techniques et économiques. Si la commercialisation est donc une priorité, l’image de marque et la défense des atouts de la race peut prendre de multiples formes, selon le président. L’association s’est ainsi dotée d’un site internet moderne, même si les adhérents ont encore du mal à le remplir avec leurs offres d’animaux... Au-delà de la communication, pro-active, la race a aussi fait le choix d’une orientation technique plus serrée en matière de sélection. M. Fort, responsable du Herd Book Salers, venu du Cantal à l’assemblée générale de Marigny l’église, a ainsi expliqué quelles étaient les orientations de la station d’évaluation. «Nous voulons améliorer un peu la conformation, notamment par rapport à la charolaise ou à la limousine, mais tout en gardant la facilité de vêlage» a-t-il dit. 99% des naissances se font sans césarienne en Salers, ce qui est un avantage concurrentiel et économique par rapport à d’autres.
L’ouverture pelvienne dans l’IMOCR
En 30 ans, la Salers est passé d’une race laitière (encore 65 éleveurs laitiers dans le Cantal aujourd’hui) à une race à forte majorité allaitante. Donc, gagner de la viande, oui mais cela ne peut se faire à n’importe quel prix : «Depuis la réforme de l’ IMOCR, il y a deux ans, nous avons décidé de mieux prendre en compte les qualités de race, le développement musculaire, dans le calcul de l’index en station. Nous avons donc intégré l’ouverture pelvienne, sous l’impulsion des organismes techniques et de la filière, qui compte pour 23% dans la valeur totale» a souligné le représentant du HBS. Ce qui n’est pas neutre. L’impact sur l’orientation produira des incidences visibles dans 7 ou 8 ans, sur les produits de ces taureaux devenus plus «musculeux»...
Et comme, dans le berceau, il n’y a pas assez de volume en race pure (ndlr : 120 000 mais 60% en croisement), ces orientations devraient permettre de régénérer le sang... Reconnaissant qu’il faudrait une valorisation des veaux, M. Fort, a aussi estimé «que c’est un problème au niveau commercial mais que c’est difficile à gérer au niveau racial». Pile-poil l’impulsion dévoilée par Jean-Pierre Mauguin un peu plus tôt...