Table ronde au Marault
Une race à fort potentiel commercial
Dans un contexte économique compliqué, les éleveurs pensent qu’ils n’ont pas beaucoup de marge de manœuvre. Dans le cadre du National Charolais, Raphaël Sotty, directeur de l’Agrôpole du Marault, animera une table ronde destinée à leur prouver le contraire.
Cette table ronde a pour thématique : «La race Charolaise, 1ère race herbagère ayant une capacité à s’adapter à tous les circuits de commercialisation» . Un choix d’actualité car comme l’explique Raphaël Sotty «les éleveurs pensent qu’ils subissent le marché sans pouvoir rien y faire. Or, il y a des opportunités à saisir, ici ou à l’export. De véritables alternatives !» C’est Hugues Pichard - président de l’OS Charolais France - qui ouvrira la discussion afin de démontrer aux professionnels et aux élus présents que projets individuels, collectifs et/ou de filière existent afin de promouvoir la race Charolaise. Car pour Raphaël Sotty «la tendance des consommateurs c’est la qualité, la tendreté. Mais aussi une demande de transparence, de valeurs et d’histoire. Et pour cela, la charolaise est la race d’excellence». Les savoir-faire des territoires et des hommes sont donc vecteurs d’images positives allant dans ce sens. Puis d’ajouter «la race s’adapte à tout. Et en fonction des profils des uns et des autres, elle peut offrir des opportunités différentes». Pour lui, pas de doute, la race a bien sa place mais «pour l’instant les prix sont tirés vers le bas alors que des initiatives collectives utilisant l’ancrage territorial peuvent donner de la valeur ajoutée». Ainsi «la restauration collective peut être un moyen de développer l’économie du territoire» en fédérant les différents acteurs de la filière, éleveurs, abattoirs, organisations agricoles ou élus. Car s’il existe sur le département des initiatives individuelles qui fonctionnent, rien n’est fait pour «organiser» ce marché.
Créer une dynamique territoriale
Un exploitant, Sébastien Girardet installé à Cossaye, viendra lui parler de son expérience personnelle, un projet individuel de vente directe. Il décortiquera ainsi ses motivations, ses difficultés mais aussi ses facteurs de réussite et les attentes des consommateurs. Autre apport constructif, le témoignage de Daniel Parizot - directeur du GDS 18 et de l’abattoir de Saint-Amand-Montrond - il expliquera comment, dans un contexte de souffrance économique, tout le monde s’est mis autour de la table et que la dynamique a permis de maintenir l’abattoir. Une synergie qui a bénéficié à tous, créant un circuit court vertueux, sans entrer en concurrence avec les grands opérateurs. Comme le précise Raphaël Sotty la présence des élus, comme Jocelyne Guérin, vice-présidente du Conseil départemental trouve tout son sens. Elle interviendra bien évidemment afin de présenter les objectifs et les projets du Conseil départemental pour développer les approvisionnements locaux dans la restauration collective. Lors de cette table ronde on parlera également nutrition, avec l’autonomie alimentaire en ligne de mire et l’optimisation de la marge des éleveurs. Enfin le rayonnement de la race, en France et dans le monde, sera aussi à l’ordre du jour de cette rencontre. Emmanuel Bernard - administrateur d’Interbev et vice-président de la FNB - procédera à un état des lieux du marché intérieur, du marché de la restauration hors foyer, et de l’export.
Un rayonnement qui là aussi devrait passer par un ancrage territorial fort. La race Charolaise peut sur tous ces thèmes faire la promotion de ses qualités et son adaptabilité.
Créer une dynamique territoriale
Un exploitant, Sébastien Girardet installé à Cossaye, viendra lui parler de son expérience personnelle, un projet individuel de vente directe. Il décortiquera ainsi ses motivations, ses difficultés mais aussi ses facteurs de réussite et les attentes des consommateurs. Autre apport constructif, le témoignage de Daniel Parizot - directeur du GDS 18 et de l’abattoir de Saint-Amand-Montrond - il expliquera comment, dans un contexte de souffrance économique, tout le monde s’est mis autour de la table et que la dynamique a permis de maintenir l’abattoir. Une synergie qui a bénéficié à tous, créant un circuit court vertueux, sans entrer en concurrence avec les grands opérateurs. Comme le précise Raphaël Sotty la présence des élus, comme Jocelyne Guérin, vice-présidente du Conseil départemental trouve tout son sens. Elle interviendra bien évidemment afin de présenter les objectifs et les projets du Conseil départemental pour développer les approvisionnements locaux dans la restauration collective. Lors de cette table ronde on parlera également nutrition, avec l’autonomie alimentaire en ligne de mire et l’optimisation de la marge des éleveurs. Enfin le rayonnement de la race, en France et dans le monde, sera aussi à l’ordre du jour de cette rencontre. Emmanuel Bernard - administrateur d’Interbev et vice-président de la FNB - procédera à un état des lieux du marché intérieur, du marché de la restauration hors foyer, et de l’export.
Un rayonnement qui là aussi devrait passer par un ancrage territorial fort. La race Charolaise peut sur tous ces thèmes faire la promotion de ses qualités et son adaptabilité.
La Chambre d’agriculture au Marault
Les 7 et 8 septembre, la Chambre d’Agriculture sera aussi présente sur le site du Marault. L’occasion de mettre en valeur deux outils dématérialisés de soutien. Tout d’abord, «mes p@rcelles», solution pour accompagner les professionnels à mieux respecter la directive nitrate. Celle-ci visant à réduire la pollution de la ressource en eau par les nitrates d’origine agricole. Une aide qui peut se révéler précieuse, d’autant que le zonage a augmenté et que les communes nouvellementclassées doivent respecter le programme d’action à partir du 1er septembre. Deuxième service en ligne qui sera à découvrir : «boviclic». Cet outil permet une gestion facilitée des cheptels. Naissance, achat,vente, carnet sanitaire, gestion de l’inventaire, éditions de documents … tout est disponible en ligne. Ces deux services offrent donc une immédiateté, source de simplification. Ainsi, «boviclic» peut permettre de supprimer purement et simplement le carnet papier, l’application web - aussi accessible sur les téléphones - étant une mise à jour en temps réel. Le stand de la Chambre d’Agriculture sera l’occasion d’une première approche de ces deux logiciels et d’une prise de rendez-vous ultérieure pour les professionnels souhaitant s’abonner.