Une nouvelle présidente pour les percherons nivernais
La Société hippique percheronne de la Nièvre s'est dotée d'un nouveau bureau, début mars. Le syndicat milite pour un meilleur soutien des éleveurs de cette race.
Le 7 mars s’est tenue l’assemblée générale de la Société hippique percheronne de la Nièvre, chez la famille Nicolle à Arzembouy. Cette réunion annuelle a permis de faire le point sur les actions menées pour la promotion du cheval percheron dans le département et au niveau national, ainsi que de procéder à l’élection des membres du conseil d’administration et du nouveau bureau. À l’issue de cette assemblée, le bureau a été constitué comme suit :
– présidente : Anaïs Pinto
– vice-président : Roger Petit
– trésorier : Michel Tardivon
Anaïs Pinto représente une nouvelle génération d’éleveurs engagés pour la préservation et la valorisation du cheval percheron, une race aujourd’hui en voie de disparition dans le département. Très inquiète pour l’avenir de cette race emblématique, elle souhaite pouvoir compter sur le soutien de la Région et du Département afin de maintenir les concours de modèles et allures, essentiels à la promotion et à la sélection de la race, tant au niveau départemental que national. Chaque année, deux des plus importants élevages nivernais — Percherons d’Arzembouy et Percherons des Grappes — se distinguent en se classant régulièrement en tête de peloton lors du prestigieux Championnat de France, organisé dans l’Orne au Haras du Pin.
Engagé sur le territoire
Par ailleurs, la Société hippique percheronne de la Nièvre participe activement à l’animation du territoire. Le syndicat possède deux calèches et propose régulièrement des prestations d’attelage lors de foires, comices agricoles, mariages, anniversaires et autres manifestations locales, contribuant ainsi à faire découvrir le cheval percheron au grand public. Malgré les résultats obtenus lors de concours et leur engagement pour la sauvegarde de la race, les éleveurs de percherons ne bénéficient plus aujourd’hui du soutien de la PAC au titre des espèces menacées et ne perçoivent aucune aide spécifique. Or, il faut rappeler que ces chevaux atteignent à l’âge adulte entre 850 et 1 000 kg, ce qui représente un coût d’entretien important pour les éleveurs. Face à ces enjeux, la Société hippique percheronne de la Nièvre souhaite alerter sur la nécessité de soutenir les éleveurs et les actions de promotion afin de préserver ce patrimoine vivant et emblématique de nos territoires.